Les objectifs de ce groupe de travail (GT) sont les suivants : présenter le bilan des formations réalisées en 2025 en faisant un focus sur la typologie des formations suivies et des profils formés, ainsi que les perspectives offertes aux agents du MAASA en 2026.
Ce GT s’est réuni le 11 mars 2026. Il était présidé par Virginie FARJOT, sous-directrice du développement professionnel et des relations sociales (SRH).
La CFDT-Agriculture était représentée en distanciel par Anne JAMMES.
Une année particulière
2025 a été une année budgétaire particulière, avec un rythme de consommation plus faible, en lien avec le service voté, qui a freiné la consommation de crédits et provoqué le report de formations en 2026… Certaines données s’en ressentent, avec un nombre de formations réalisées réduit au premier trimestre.
Les stratégies de formation et les priorités à retenir feront l’objet d’un chantier triennal, qui devrait s’ouvrir, en concertation avec les organisations syndicales, au second semestre 2026. L’objectif est de faciliter l’action au quotidien de la chaîne de formation.
Des chiffres qui confirment la progression du e-learning et de MENTOR
La majorité des formations est à présent réalisée via MENTOR, la plate-forme d’auto-formation en ligne, dont la progression d’utilisation est importante (+70 %), et avec laquelle 12 380 agents se sont formés en 2025.
L’e-learning prend une part de plus en plus prépondérante avec 66 % d’agents formés.
Le distanciel prend le large….
La proportion des formations en distanciel s’accroît. L’administration estime que certains agents privilégient cette modalité de formation, car ils deviennent peu enclins à se déplacer (contraintes liées à la vie privée, à une charge de travail trop importante…).
Pour la CFDT-Agriculture, elle est peut-être aussi à mettre en relation avec certaines difficultés pour la prise en charge des frais de déplacement. En DRAAF, il peut s’écouler six mois entre l’avance des frais par les agents et le remboursement de ceux-ci. En DDI, la raréfaction des crédits sur le BOP 354 freine la possibilité pour les agents de participer à des formations en présentiel.
Le ministère se dit attentif sur la place importante que représente le présentiel, certaines formations ne pouvant être efficaces que sous ce format, ou en mode hybride. L’administration indique qu’il est difficile d’isoler le facteur limitant lié aux frais de déplacement, et d’en mesurer l’impact sur les formations.
Elle ajoute que certaines formations n’ayant pas trouvé public ont, après avoir basculé en distanciel avec formateur, pu se dérouler.
Une sédentarisation plus marquée, liée à la généralisation du télétravail depuis 2020, favorise peut-être la priorisation de formations en distanciel. A l’instar d’autres organisations syndicales, la CFDT-Agriculture souhaite que le prochain baromètre social intègre une question sur le sujet dans les motifs de renonciation aux formations en présentiel.
Concernant la durée des formations (2,63 jours en moyenne), le ministère indique sa volonté de ne pas les « brader » en faisant des formats plus courts.
Un taux de formation élevé
Tous les agents du MAASA sont concernés par les dispositifs de formation, titulaires, contractuels, opérateurs. Si personne n’est oublié dans l’offre proposée, certaines formations ne sont cependant accessibles qu’à certaines typologies de profils.
Le taux de formation au regard du nombre d’agents concernés est très élevé, avec un effectif de 18 518 agents formés, soit 82 % de l’effectif total.
Les statistiques démontrent que 63 % des agents formés sont des femmes, et que ce sont principalement les catégories A qui participent aux formations (près de 65 %).
Des formations diversifiées
On constate que les formations proposées sont variées et peuvent intéresser l’ensemble des publics du MAASA et de ses services.
La DGAL, au travers de formations proposées par l’INFOMA, a formé en 2025 plus de 4000 agents sur des modules notamment de protection animale et sur les abattoirs.
La DGPE, en 2025 a formé 1294 agents en agriculture et 265 agents en forêt-bois, certaines en partenariat avec l’Office Français de la Biodiversité et l’Office National des Forêts. Le contrôle en exploitation agricole fait l’objet d’un parcours de formation dédié, en vue de sensibiliser les services aux difficultés liées à la situation des agriculteurs et à la prévention des conflits. Ces formations seront renouvelées en 2026 par l’INFOMA et sur MENTOR.
La DINUM a proposé des formations sur les thématiques de la cybersécurité, les usages du numérique et l’intelligence artificielle. Les résultats sont encourageants, avec plus de 300 agents qui ont suivi la totalité du parcours de formation. 267 agents ont finalisé le parcours sur la cybersécurité, 517 sur les usages du numérique, et 380 celui sur l’intelligence artificielle.
En ce qui concerne les préparations aux concours, 1 070 agents se sont formés lors des 208 sessions organisées.
154 cadres se sont formés au management, avec des sessions portant principalement sur le dialogue social et les relations entre managers et managés. La mallette pédagogique sera rénovée en 2026.
Concernant le compte personnel de formation, celui-ci a fait l’objet de 86 demandes, et a pu être utilisé par 47 agents, pour un montant de 2383 euros en moyenne. La typologie des bénéficiaires est composée principalement de catégories A, à 65 % et majoritairement féminine, à 67 %.
Réflexion sur les parcours de formation « recommandés »
Les parcours de formation recommandés concernent des thématiques sur lesquelles les agents ont une obligation de suivi et de validation.
Pour le label « Égalité et diversité », l’objectif de 95 % des publics cibles formés sur les thématiques Egalité, Discrimination, Violences sexistes et sexuelles, et Recruter sans discriminer est atteint. De même, 7 919 agents ont suivi la formation sur la laïcité.
La reconduction de ces formations est actée pour la période 2026-2028.
Concernant la transition écologique, un parcours de formation devient obligatoire en 2026, avec trois modules e-learning, à réaliser via MENTOR, qui pourront par ailleurs être complétés par des ateliers en présentiel.
Des réflexions sont en cours sur les parcours de formation recommandés, qui pourraient se dérouler sur une journée banalisée, par exemple le premier jour du mois. Cette proposition serait susceptible, selon le MAASA, sous réserve des nécessités de services, de sanctuariser un temps de formation pour tous.
La CFDT-Agriculture fait part de sa préoccupation de voir certaines formations, en particulier celles des parcours « recommandés », être réalisées hors du temps de travail, pendant la pause méridienne notamment, du fait de la charge des missions dans les services. Elle regrette également que certains webinaires, non comptabilisés en termes de formation car non soumis à inscription, ne soient pas davantage valorisés compte tenu de la qualité de certains, proches d’une réelle formation.
L’administration indique avoir connaissance des « dérives » des formations en e-learning, que les agents peuvent effectivement suivre aux heures qui leur convienne, mais rappelle que celles-ci doivent être faites pendant le temps de travail effectif, ce qu’elle a d’ailleurs rappelé aux managers.
La CFDT-Agriculture restera attentive à cet engagement et reste à votre écoute pour toute remontée d’informations ou remarques sur ce sujet.

