Écarts de rémunération femmes/hommes dans les ministères : 9,8 % en 2025, des progrès… mais des inégalités persistantes toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips253','Observatoire des missions et des métiers');

 

La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier un nouveau numéro de Stats Rapides consacré aux écarts de rémunération entre les femmes et les hommes fonctionnaires dans les ministères en 2025.

Premier constat : les écarts diminuent depuis dix ans, mais ils restent bien réels, notamment dans les catégories les plus élevées et dans l’accès aux postes les mieux rémunérés.

410 euros bruts d’écart en moyenne chaque mois

En 2025, les femmes fonctionnaires des ministères perçoivent en moyenne 3 751 € bruts par mois, contre 4 161 € pour les hommes, soit 410 € d’écart.
Cela représente 9,8 % de rémunération en moins pour les femmes.

En 2015, l’écart atteignait 14,9 %. Il a donc diminué de 5 points en dix ans. Une évolution positive, mais encore insuffisante.

Le temps partiel n’explique qu’une partie de l’écart

Les femmes sont plus souvent à temps partiel que les hommes. Une fois la durée du travail neutralisée (calcul en équivalent temps plein – EQTP), l’écart reste de 8,1 %.

Le temps de travail explique 68 € sur les 410 € d’écart mensuel. Autrement dit, l’essentiel des inégalités provient d’autres facteurs.

Autre constat : le recours au temps partiel féminin recule. En 2025, 13 % des femmes sont à temps partiel (contre 18 % en 2015), et leur quotité moyenne de travail progresse.

À emploi comparable : encore 2,1 % d’écart

À corps, grade, échelon et temps de travail identiques, l’écart subsiste : 2,1 % en faveur des hommes.

Cet écart résulte principalement des différences de primes (heures supplémentaires, sujétions, mobilité géographique…). Il demeure stable depuis dix ans.

Même si cet écart « toutes choses égales par ailleurs » est plus faible, il confirme que l’égalité réelle n’est toujours pas atteinte.

La ségrégation des corps : principal moteur des inégalités

La moitié de l’écart à temps de travail égal s’explique par la répartition différenciée des femmes et des hommes dans les corps et métiers.

Les hommes restent surreprésentés dans les emplois les plus rémunérateurs :

  • Emplois fonctionnels (postes à haute responsabilité) : seulement 40 % de femmes
  • Catégorie A hors enseignants : écart de 11,4 %
  • Corps très rémunérateurs peu féminisés

À l’inverse, les femmes sont majoritaires dans certains corps administratifs ou d’enseignement moins rémunérés.

Cette ségrégation professionnelle demeure le cœur du problème.

Des écarts plus forts en fin de carrière

Les écarts augmentent avec l’âge :

  • Moins de 35 ans : 5,7 % d’écart
  • 55 ans et plus : 11,5 % d’écart

À temps de travail égal, l’écart atteint 512 € mensuels chez les plus de 55 ans, dont une large part liée aux différences d’accès aux corps les mieux rémunérés au fil des carrières.

Les inégalités s’accumulent donc dans le temps.

Des écarts moins élevés que dans le privé… mais toujours présents

À titre de comparaison, dans le secteur privé, l’écart de revenu salarial net atteignait 21,8 % en 2024 (14 % à temps de travail identique).

Les écarts sont donc plus faibles dans la fonction publique d’État.
Mais ils restent structurels et persistants, notamment dans l’accès aux responsabilités et dans les mécanismes indemnitaires.

Ce que cela signifie pour nos ministères

Ces données concernent l’ensemble des ministères et couvrent neuf fonctionnaires sur dix de la fonction publique de l’État.

Elles confirment plusieurs enjeux majeurs pour nos champs ministériels :

  • Accès des femmes aux emplois fonctionnels ;
  • Déroulement de carrière en catégorie A ;
  • Impact des primes et des heures supplémentaires ;
  • Articulation vie professionnelle / vie familiale.

La réduction des écarts passe par :

  • Une politique active de promotion et de nomination ;
  • Une vigilance sur les régimes indemnitaires ;
  • Une lutte contre les mécanismes de ségrégation professionnelle ;
  • Un suivi régulier et transparent des indicateurs.

L’égalité professionnelle ne se décrète pas : elle se construit dans la durée, dans les carrières, dans les promotions et dans la reconnaissance financière réelle du travail effectué.

La CFDT continuera à porter ces exigences dans les instances et dans les négociations ministérielles.

> Source : CFDT-UFETAM   



Campagne de mobilité générale 2026

 

La campagne de mobilité générale du ministère de l’Agriculture (campagne printemps 2026 et campagnes du fil de l’eau) fait l’objet d’un Flash info #RH en date du 23 février 2026.

Les postes sont désormais en ligne sur le site de recrutement du MAASA, la page emploi du MAASA « Rejoignez-nous ! ».

La CFDT-Agriculture peut vous aider dans vos démarches de mobilité [Contactez nous] :

Adhérent ou pas, n’hésitez pas à nous contacter sans tarder pour tout conseil individualisé en fonction de vos souhaits de carrière et de votre situation personnelle.

Qui est concerné ?

Tout fonctionnaire, quel que soit son versant, sa position d’activité ou son affectation actuelle, peut faire acte de candidature à une mobilité. Il en va de même pour les contractuels en CDI. Les agents sous statut unifié des Offices peuvent présenter leur candidature sur les postes ouverts qui correspondent à leur groupe et à leurs compétences.

Les agents contractuels en CDD bénéficiant de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés peuvent également postuler. Pour les autres, ils peuvent postuler dès lors que la fiche de poste a bien été publiée avec les articles de recrutement adaptés : leurs candidatures pourront être examinées en cas de constat d’un recrutement infructueux. Aussi, il ne faut pas hésiter à envoyer sa candidature, mais sans garantie qu’elle puisse être examinée.

Comment et quand faire acte de candidature ?

Pour les agents relevant du MAASA, la procédure est entièrement dématérialisée et doit faire l’objet d’une saisie par chaque agent via le téléportail AgriMobLa saisie des vœux est possible depuis le 27 février et jusqu’au 31 mars 2026 à minuit.

Le changement d’ordre des vœux n’est plus possible après le 31 mars.

Les agents externes (agents non affectés au sein des services du MAASA et n’appartenant pas à un corps du MAASA) doivent compléter un formulaire. Le formulaire de mobilité et sa notice explicative sont téléchargeables sur le site emploi du ministère : https://recrutement.agriculture.gouv.fr/nous-rejoindre/la-mobilite/les-documents-utiles/.

Un contact direct entre le candidat et le responsable de la structure proposant le poste (service d’accueil) est indispensable.

La CFDT vous conseille de ne pas hésiter, lors de l’entretien, à aborder l’aspect financier si vous avez le moindre doute en matière de primes. Vous avez ainsi le droit de demander une fiche financière qui précisera notamment le montant de l’IFSE sur votre poste actuel et sur le poste envisagé.

Le candidat doit également informer son supérieur hiérarchique du dépôt de sa demande de mobilité.

Pour vous aider, retrouvez l’ensemble des postes de cette campagne sur le tableau récapitulatif ICI.

Obligations pour l’administration

Les fiches de postes doivent préciser expressément la cotation du poste et le groupe RIFSEEP.

Obligations des services recruteurs

Les services recruteurs doivent :

  • Répondre à toute demande de renseignement et étudier toutes les candidatures,
  • Proposer un entretien aux candidats dont le profil présente un intérêt pour le poste.

Les avis favorables et défavorables doivent être motivés par le chef de service et justifiés au regard de l’adéquation entre le profil du candidat et les compétences, contraintes et/ou spécificités mentionnées dans la fiche de poste.

A noter des nouveautés importantes négociées par les organisations dans le cadre des lignes directrices de gestion révisées en décembre dernier :

  • Les services recruteurs doivent informer par écrit, individuellement, les candidats non retenus à la mobilité, y compris lorsque la procédure de recrutement est infructueuse, en précisant les motifs.
  • L’avis défavorable à une candidature répondant à un critère de priorité légale doit être justifié par l’incompatibilité manifeste et objective entre le profil dudit candidat et les compétences attendues sur le poste. Il doit être motivé avec soin.
  • Les services recruteurs doivent examiner les candidatures au regard des capacités d’adaptation des candidats et des possibilités de formation pour l’acquisition des compétences non maîtrisées (et pas seulement des savoirs déjà acquis).

 Priorités légales et prise en compte des situations individuelles

Les priorités légales doivent être prises en compte, à savoir que lorsqu’un candidat présente un motif de priorité légale, sa candidature est prioritaire, quel que soit le rang de son classement, si cette candidature a reçu un avis favorable de la part de la structure d’accueil.

Les 5 priorités légales sont : rapprochement de conjoint, handicap, restructuration d’un service de l’État, CIMM outre-mer et suppression de poste.

D’autres situations individuelles peuvent être prises en compte :

  • Retour après mise en disponibilité, détachement, mise à disposition, PNA, congé de longue maladie,
  • Rapprochement avec le détenteur de l’autorité parentale conjointe, demande conjointe mobilité, proche aidant, reclassement pour inaptitude, agent en situation de difficulté majeure
  • Agent exerçant en abattoir ou en SIVEP ou en provenance d’outre-mer ou de Corse (avec une durée d’exercice minimum),
  • Agent pouvant concrétiser par la mobilité demandée une promotion de corps ou un avancement de grade.

Décisions de l’administration

Une première publication des résultats de mobilité sera consultable sur la page emploi du MASA (“Rejoignez-nous !” à la rubrique « Je consulte les résultats de la mobilité (générale et fil de l’eau) ») le lundi 15 juin à partir de 18 heures.

Une seconde publication des résultats sera consultable le mardi 30 juin à la même heure.

Un message électronique sera également adressé aux candidats, au plus tard, le mardi 16 juin et le mercredi 1er juillet.

Prise de fonctions

Les prises de fonctions auront lieu le 1er septembre 2026, avec un décalage possible jusqu’au 1er novembre 2026.

N’hésitez pas à revenir consulter cette page, qui peut faire l’objet de mises à jour.

> Pour en savoir plus :



Congé pathologique : une semaine de plus pour les agentes enceintes (2 ➜ 3 semaines)

 

Le congé pathologique prénatal dans la fonction publique passe de deux à trois semaines. Une avancée concrète pour les agentes enceintes, qui bénéficieront d’un temps supplémentaire pour faire face aux complications liées à la grossesse, avec maintien intégral de leur rémunération.

À compter du 1er mars 2026, les agentes enceintes de la fonction publique pourront bénéficier d’une semaine supplémentaire de congé pathologique prénatal.

La durée maximale de ce congé passe ainsi de 14 à 21 jours.

Une mesure attendue

Le congé pathologique prénatal est accordé en cas de difficultés médicales liées à la grossesse. Jusqu’à présent limité à deux semaines, il pourra désormais atteindre trois semaines maximum.

Autre point essentiel :
Ce congé est assimilé au congé maternité. Il ouvre donc droit au maintien intégral de la rémunération, dans les mêmes conditions que le congé maternité.

Ce congé :

  • est fractionnable ;
  • peut être pris à partir de la déclaration de grossesse ;
  • doit être utilisé avant le début du congé maternité légal.

La mesure sera directement applicable dès le 1er mars 2026 à l’ensemble des agentes concernées. Les textes réglementaires seront modifiés pour assurer la cohérence des procédures.

Pour la CFDT, cette évolution constitue une avancée importante : mieux prendre en compte la réalité des grossesses, prévenir les risques et protéger la santé des agentes, c’est aussi améliorer concrètement les conditions de travail.

Rappel : le congé pathologique, de quoi parle-t-on ?

Le congé pathologique est un dispositif prévu lorsque la grossesse entraîne des complications médicales.

Le congé pathologique prénatal

Il est prescrit par un médecin lorsque la grossesse présente des risques ou des difficultés particulières (fatigue importante, hypertension, diabète gestationnel, menace d’accouchement prématuré, grossesse multiple, etc.).

Jusqu’à présent d’une durée maximale de 14 jours, il pourra atteindre 21 jours à partir de mars 2026 dans la fonction publique.

Et après l’accouchement ?

Il existe également un congé pour suites de couches pathologiques, d’une durée maximale de 4 semaines, en cas de complications après la naissance.
Contrairement au congé pathologique prénatal dans la fonction publique, ce congé est assimilé à un arrêt maladie.

À noter : il n’existe pas de congé spécifique pour l’allaitement.

> Source : CFDT-UFETAM   



Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes : la France doit s’engager pour l’égalité ! toolTips('.classtoolTips12','Référents nationaux en abattoirs'); toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips156','Agence régionale de santé

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Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe, le communiqué intersyndical interprofessionnel relatif à la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026.

 

8 mars, journée internationale des droits des femmes :
la France doit s’engager pour l’égalité !

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos services publics.

Et les femmes continuent à être les premières impactées par les coupes budgétaires.

La directive européenne 2023/970 transparence des rémunérations vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit ». En transposant intégralement cette directive, la France a une occasion historique de franchir une étape pour l’égalité.

Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir :

  • l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ;
  • la revalorisation des métiers à prédominance féminine.

L’égalité entre les femmes et les hommes est au fondement de notre société et des droits humains.

Il est nécessaire aujourd’hui d’avancer et de permettre aux femmes d’être enfin les égales des hommes. Cela passe en premier lieu par l’égalité entre les femmes et les hommes au travail où persistent des inégalités structurelles parfaitement identifiées par la recherche et par nos organisations syndicales. Parmi elles, la ségrégation professionnelle tient une place particulière au sens où elle est la première cause de ces inégalités sociales.

Il est donc impératif de reconnaître la valeur du travail des femmes, particulièrement dans les emplois où elles sont les plus nombreuses (notamment en revalorisant les métiers du soin et du lien) et de revoir en profondeur les classifications des emplois souvent établies avec des biais sexistes.

Ce travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles et/ou les entreprises et les grilles de la fonction publique.

Pénalisées au travail durant leur carrière, les femmes le sont encore plus à la retraite.

Les organisations syndicales ont obtenu la suspension de l’application de la dernière réforme. Cela ne vaut pas pour solde de tout compte, nos organisations, comme l’immense majorité des travailleuses et travailleurs, restent opposées à cette réforme injuste.

Nous avons besoin de services publics de qualité et renforcés pour répondre aux besoins notamment dans la prise en charge de la petite enfance et la dépendance qui pèsent essentiellement sur les femmes. Il faut agir pour une meilleure articulation vie professionnelle / vie personnelle, en particulier en prenant des mesures fortes afin que les femmes ne soient plus obligées de concéder au temps partiel. Dans la Fonction publique, les 10 % de décote salariale en cas de congés de maladie ordinaire, appliqués y compris aux femmes enceintes, comme le projet de réduction du nombre de jours de congés « enfant malade », sont une attaque inacceptable contre les droits des femmes.

Enfin, le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, il faut transposer sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Pour toutes ces raisons, le 8 mars 2026 sera l’occasion de réaffirmer que l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu social et démocratique.

Document à consulter :




Télétravail dans la fonction publique : ce que disent vraiment les agents

 

La DGAFP vient de publier un nouveau Point Stat (n°55 du mois de février 2026) consacré aux effets du télétravail sur les conditions de travail dans la fonction publique, à partir de l’enquête TraCov2 (2023).

Bonne nouvelle : pour beaucoup d’agents, le télétravail améliore réellement le quotidien.
Mais tout n’est pas si simple. On vous résume l’essentiel — et ce que ça change concrètement pour vous.

Le télétravail : une pratique installée… mais mesurée

Parmi les agents occupant un poste compatible avec le télétravail :

  • 54 % y ont recours (contre 67 % dans le privé).
  • 65 % télétravaillent un jour ou moins par semaine.
  • Seuls 9 % télétravaillent trois jours ou plus (deux fois moins que dans le privé).

Autre caractéristique marquante : les télétravailleurs publics sont en moyenne plus âgés (42 % ont 50 ans ou plus) et plus souvent des femmes (64 %).

On est donc loin d’un “tout télétravail” : la pratique reste encadrée et majoritairement limitée à un ou deux jours.

Moins d’interruptions, moins de pression

C’est le résultat le plus net de l’étude.

Quand ils comparent télétravail et présentiel, les agents déclarent :

  • 62 % ont moins d’interruptions de tâches à distance.
  • 41 % ressentent moins de pression.
  • 36 % estiment mieux organiser leur travail.
  • 21 % constatent une meilleure conciliation vie pro / vie perso.

Autrement dit : plus de concentration, plus d’autonomie, un peu moins de stress.

Et à caractéristiques comparables, les agents publics ont 1,6 fois plus de chances que les salariés du privé de déclarer une amélioration de leurs conditions de travail en télétravail.

Ce sont notamment :

  • Les femmes,
  • Les agents de 30 à 49 ans,
  • Ceux qui ont un trajet domicile-travail supérieur à 45 minutes,
  • Ceux qui disposent d’une pièce dédiée.

Le point noir : les moyens matériels

C’est LE sujet qui ressort fortement.

36 % des agents publics estiment que leurs moyens matériels sont dégradés en télétravail.

Matériel, logiciels, accès aux informations, formation, ergonomie du poste…
Un tiers des agents considèrent que les conditions techniques ne suivent pas.

Le problème est encore plus marqué chez celles et ceux qui ne disposent pas d’une pièce dédiée :

  • 46 % d’entre eux signalent une dégradation des moyens matériels (contre 23 % avec une pièce dédiée).

➡️ Cela confirme une revendication portée de longue date :
le télétravail ne peut pas reposer uniquement sur les moyens personnels des agents.

Coopération et lien collectif : vigilance nécessaire

Autre enseignement :
16 % des agents déclarent une coopération détériorée avec leurs collègues en télétravail.

Chez les moins de 30 ans, ce chiffre grimpe fortement :
33 % perçoivent une dégradation du travail collectif.

Cela pose une vraie question d’accompagnement des collectifs, notamment pour les nouveaux arrivants, les jeunes agents et les équipes hybrides.

Le télétravail améliore l’organisation individuelle… mais peut fragiliser le lien professionnel si rien n’est structuré.

Trois profils d’agents face au télétravail

L’étude identifie trois grands profils :

1️⃣ 42 % des agents : le télétravail améliore clairement leurs conditions (moins de pression, plus d’autonomie, meilleure conciliation).
2️⃣ 17 % : effets contrastés (moins de pression mais moyens matériels et relations plus fragiles).
3️⃣ 40 % : peu d’impact, positif ou négatif.

Autrement dit :
le télétravail n’est ni un miracle universel, ni un problème généralisé. Tout dépend des conditions concrètes d’exercice.

Ce que cela signifie pour les agents

Cette étude confirme plusieurs points essentiels :

  • Le télétravail améliore réellement certaines dimensions du travail.
  • Il est particulièrement bénéfique lorsque les conditions matérielles sont adaptées.
  • Il nécessite un encadrement collectif pour préserver la coopération et le soutien hiérarchique.
  • Il ne doit pas devenir un transfert de charges vers les agents (équipement, espace, ergonomie).

Pour la CFDT, ces résultats confortent plusieurs exigences :

  • Un droit au télétravail réellement accessible quand les missions le permettent ;
  • Des moyens matériels garantis par l’employeur ;
  • Une vigilance sur le maintien du collectif de travail ;
  • Une attention particulière aux jeunes agents et aux équipes en mode hybride.

En résumé

Le télétravail dans la fonction publique c’est :

Moins d’interruptions
Moins de pression
Plus d’autonomie
Des moyens matériels encore insuffisants pour un tiers des agents
Un collectif à préserver

Le télétravail fonctionne… à condition qu’il soit correctement organisé et équipé.

> Source : CFDT-UFETAM   

Document à consulter




Rupture conventionnelle dans la Fonction publique : le dispositif est pérennisé

 

Après les interrogations suscitées par la préparation du budget 2026, c’est désormais acté : la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires est maintenue dans le droit commun. Le dispositif, expérimenté depuis 2020, devient pérenne.

Un outil désormais inscrit dans le Code général de la fonction publique

La rupture conventionnelle était déjà ouverte, de façon durable, aux agents contractuels en CDI depuis le 1er janvier 2020. Pour les fonctionnaires titulaires, elle relevait jusqu’ici d’une phase d’expérimentation engagée à la suite de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

Cette expérimentation, menée de 2020 à 2025, a fait l’objet d’une évaluation transmise au Parlement au printemps 2025. Le bilan jugé satisfaisant a conduit le législateur à inscrire définitivement le dispositif dans la loi de finances pour 2026.

La rupture conventionnelle figure désormais aux articles L.552-1 à L.552-5 du Code général de la fonction publique. Les textes réglementaires d’application doivent encore être actualisés.

Un départ négocié, sécurisé et accompagné

Le principe reste inchangé : la rupture conventionnelle permet à un agent public et à son employeur de mettre fin, d’un commun accord, à la relation de travail.

Pour le fonctionnaire, cela se traduit par une radiation des cadres, assortie du versement d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC) et de l’ouverture du droit à l’assurance chômage, sous réserve de remplir les conditions requises.

Ce dispositif répond à un objectif affiché de fluidité des parcours professionnels, notamment entre les secteurs public et privé. Il offre un cadre sécurisé aux agents qui souhaitent concrétiser un projet professionnel — reconversion, création d’activité, mobilité vers le privé — sans passer par une démission non indemnisée.

Des chiffres qui confirment l’intérêt du dispositif

Durant la période d’expérimentation, plusieurs milliers d’agents ont choisi cette voie :

  • Près de 8 800 fonctionnaires de l’État entre 2020 et 2025 ;
  • Plus de 1 400 agents territoriaux pour la seule année 2021 ;
  • Plus de 3 000 agents hospitaliers en 2022.

Ces données traduisent une appropriation progressive du dispositif dans les trois versants de la Fonction publique.

Des exclusions maintenues

La pérennisation ne modifie pas le périmètre des bénéficiaires. Restent exclus :

  • Les fonctionnaires stagiaires ;
  • Les fonctionnaires détachés sur contrat ;
  • Les agents ayant atteint l’âge d’ouverture du droit à pension et remplissant les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Le remboursement de l’indemnité en cas de retour

Le principe de remboursement de l’ISRC en cas de retour dans l’emploi public est maintenu.

Concrètement, un agent qui réintègre dans les six années suivant sa rupture conventionnelle, l’administration avec laquelle il avait conclu l’accord, devra rembourser l’indemnité perçue. Ce mécanisme, déjà applicable à la fonction publique de l’État, est désormais étendu aux fonctions publiques territoriale et hospitalière.

La position de la CFDT

La CFDT s’est exprimée dès l’origine en faveur de la mise en place de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique. Pour notre organisation, il s’agit d’un droit nouveau pour les agents, à condition qu’il repose sur un véritable consentement mutuel, un accompagnement réel et des garanties solides sur le montant de l’indemnité.

La pérennisation du dispositif constitue une reconnaissance de son utilité.

Pour autant, la CFDT reste vigilante :

  • Sur la qualité du dialogue préalable à toute signature ;
  • Sur l’égalité de traitement entre agents ;
  • Sur l’absence de pression hiérarchique ;
  • Sur la sécurisation des parcours professionnels après le départ.

La rupture conventionnelle doit rester un choix, jamais un outil de gestion contraint des effectifs.

Document à consulter :

> Source : CFDT-UFETAM   



ASA : La CFDT refuse la réduction des droits liés à la parentalité

 

Le 19 février 2026, la Fonction publique a présenté aux organisations syndicales un projet de décret qui vise à limiter les autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à la parentalité dont bénéficient les agents publics. La CFDT affirme qu’il faut au contraire les développer.

Le Conseil d’État a enjoint l’administration de prendre avant le 10 juin 2026 un décret d’application de l’article 45 de la loi transformation de la fonction publique en fixant la liste des ASA liées à la parentalité et à certains événements familiaux.

Pour la CFDT, la rédaction du décret devrait être l’occasion de sécuriser et de moderniser les ASA dont bénéficient les agents et leur permettre de mieux concilier leur vie privée avec leur activité professionnelle.

En dépit des demandes de la CFDT, le projet élaboré par l’administration compte des régressions et carences qui ne sont pas acceptables. Sans les citer toutes, on doit relever :

  • Les ASA pour gardes d’enfant réduites à six jours pour un enfant âgé de zéro à onze ans et trois jours pour un enfant âgé de douze à seize ans ;
  • Les ASA en cas de décès ou de mariage laissées à l’appréciation des nécessités de service par les chefs de service ;
  • L’absence de mesure en faveur des proches aidants ; 
  • L’interdiction faite d’améliorer le dispositif en fonction des réalités de terrain, faisant courir le risque de raboter les dispositifs plus favorables existants.

Il est encore temps pour corriger ce mauvais départ. Lors du Conseil Commun de la Fonction Publique qui examinera avant juin le projet de décret, la CFDT déposera des amendements pour traduire dans le droit les attentes des agents publics.

> Source : CFDT-Fonctions publiques 

 

Pour mémoire :




« La facture de l’IA n’est pas soutenable du point de vue énergétique et climatique » toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Maxime Efoui-Hess est coordinateur des programmes industrie et numérique de The Shift Project, groupe de réflexion visant à éclairer le débat sur les défis climat-énergie, qui a lancé un pavé dans la mare avec son dernier rapport mettant en évidence un aspect peu abordé du développement de l’intelligence artificielle (IA) : son impact écologique.

Le dernier rapport de The Shift Project alerte sur le fait que le développement de l’IA, dans sa trajectoire actuelle, compromet les objectifs climatiques. Pourquoi ?

Rappelons d’abord que l’IA est une famille d’usages ou un sous-ensemble du secteur numérique, et que ce dernier représente environ 4 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES), soit l’équivalent de la flotte mondiale de camions. Et cela augmente car on numérise beaucoup. Ensuite, l’IA, pour fonctionner, nécessite des centres de données. Pour notre étude, nous avons observé l’impact carbone de ces centres au niveau mondial : si le déploiement de l’IA se poursuit comme annoncé par le secteur, l’impact carbone de la filière des centres de données sera multiplié par deux ou trois. Le secteur pourrait représenter jusqu’à deux fois les émissions totales de la France en 2030. Ces volumes n’ont jamais été pris en compte dans les scénarios de réduction de nos émissions de GES.

Comment un centre de données produit-il des GES ?

Un quart des émissions provient de la phase de construction-production : la construction des bâtiments, des infrastructures, la production des composants électroniques, des serveurs, etc. Il faut comprendre que la production du numérique, c’est une industrie qui va d’une phase d’extraction (un processus complexe à décarboner) à l’assemblage, en passant par la chimie de première transformation, etc. Chaque étape est émettrice. Les trois quarts restants proviennent du fonctionnement des centres : les serveurs (entraînement des modèles, requêtes des utilisateurs), le refroidissement, etc. Là, l’impact carbone vient du fait qu’il faut générer de l’électricité. Or, aujourd’hui, 50% de l’électricité des centres de données est d’origine fossile.

Et plus les modèles algorithmiques sont complexes, plus ils exigent d’électricité, ce qui augmente le volume des émissions…

Oui. Plus vous augmentez la densité et les capacités de vos modèles, plus vous demandez des choses complexes (créer des vidéos…) et plus vous avez besoin d’énergie. Le problème actuel est que l’IA est déployée sans réfléchir, de manière indifférenciée et à grande échelle. Tous ces impacts additionnés font gonfler la facture électrique et les GES, jusqu’à ne plus être soutenable.

C’est à dire ?

La dynamique de déploiement des centres de données est trop importante par rapport aux capacités de déploiement du réseau électrique. En Irlande, où la consommation électrique des centres de données a atteint 20 % de la part nationale, l’opérateur a signifié qu’il ne pouvait plus suivre. De fait, un moratoire en a découlé. L’autre risque, c’est de voir apparaître un phénomène de concurrence entre les besoins en électricité de ces centres et ceux du reste de l’industrie, engagée dans la décarbonation. Que les uns se fassent au détriment des autres puisque, d’une certaine façon, il n’y en aura pas pour tout le monde. Cela pose la question des arbitrages.

Aujourd’hui, il n’existe pas de stratégie pour les centres de données ?

Non. Le problème est que l’on n’a jamais considéré le numérique comme un secteur industriel. On déploie à tout va, sans réfléchir. Notre groupe, The Shift Project, voit plusieurs priorités : d’abord, définir les besoins stratégiques auxquels nous voulons répondre avec l’IA, puis réfléchir à leur dimensionnement. Aujourd’hui, faute d’une telle planification, les grandes entreprises du numérique se développent en pensant que l’intendance suivra et que les systèmes énergétiques s’adapteront. Or rien ne l’assure, alors que nous n’avons qu’un fusil à un coup pour réussir la transition. Autant planifier notre tir au mieux et viser juste.

> Par Emmanuelle Pirat
Journaliste

 


D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo




Emploi public en 2024 : une hausse plus modérée, portée par les contractuels

 

L’Insee vient de publier son étude annuelle sur l’emploi dans la fonction publique. Que retenir des chiffres 2024 ? Si les effectifs continuent d’augmenter, le rythme ralentit nettement. Et, une fois encore, ce sont les contractuels qui tirent la hausse.

5,9 millions d’agents publics fin 2024

Au 31 décembre 2024, la fonction publique (hors Mayotte) compte 5,9 millions d’agents, soit 32 800 de plus qu’en 2023 (+0,6 %).

C’est une progression plus faible que l’an dernier (+1,1 %). Autrement dit : l’emploi public continue d’augmenter, mais moins vite.

Dans le détail :

  • Fonction publique de l’État (FPE) : +0,8 %
  • Fonction publique territoriale (FPT) : +0,3 %
  • Fonction publique hospitalière (FPH) : +0,5 %

La FPE reste le versant le plus dynamique, tandis que la FPH connaît un net ralentissement après la forte hausse de 2023.

Des fonctionnaires stables… des contractuels en hausse

Le fait marquant de ces dernières années se confirme :

  • Le nombre de fonctionnaires (y compris militaires) est quasi stable (-0,1 %).
  • Le nombre de contractuels augmente encore fortement : +2,6 % (soit +35 900 agents).

Les contractuels représentent désormais 24 % des agents publics, soit près d’un quart des effectifs. Il y a dix ans, leur part était inférieure de 7,6 points.

Dans la FPT, plus d’un agent sur quatre est contractuel (26 %). La proportion est de 23 % dans la FPE et 22 % dans la FPH.

Les contractuels représentent 74 % des entrées dans la fonction publique en 2024. À l’inverse, le solde des fonctionnaires reste négatif (davantage de sorties que d’entrées), même si les titularisations compensent en partie les départs.

La dynamique de l’emploi public repose donc clairement sur le recrutement contractuel.

Catégorie A : une bascule historique

Autre évolution majeure :

Pour la première fois, les agents de catégorie A (38 %) sont plus nombreux que ceux de catégorie C (37 %).

Entre 2023 et 2024 :

  • Catégorie A : +1,7 %
  • Catégorie B : +2,2 %
  • Catégorie C : –2,1 %

Cette évolution s’explique à la fois par des créations d’emplois qualifiés et par des reclassements statutaires.

Une fonction publique toujours plus féminisée

La fonction publique est composée à 64 % de femmes (contre 59 % en 2004).

La féminisation progresse lentement mais régulièrement (+0,2 point par an en moyenne depuis vingt ans).

En 2024 :

  • FPE : 58 % de femmes
  • FPT : 61 %
  • FPH : 78 %

Les femmes représentent également 84 % des agents à temps partiel. Le temps partiel concerne 16 % des agents publics (20 % dans la FPT).

Ces données confirment la forte segmentation sexuée de certains métiers et posent, une fois encore, la question des inégalités professionnelles.

Des agents plus âgés : effet réforme des retraites

La moyenne d’âge atteint 43 ans et 11 mois, en hausse de deux mois sur un an.

Près de quatre agents sur dix ont 50 ans ou plus. Cette population est en forte augmentation (+51 000 agents en un an).

L’Insee relie cette évolution à la réforme des retraites entrée en vigueur en septembre 2023, qui repousse progressivement l’âge de départ. La part des agents de 62 ans ou plus continue ainsi d’augmenter.

La FPT est le versant le plus âgé (45 ans et 9 mois en moyenne).

Moins d’entrées, plus de sorties

En 2024 :

  • 528 800 entrées (–18 200 par rapport à 2023)
  • 499 400 sorties (+13 900)

Le solde reste positif (+29 400), mais il est deux fois moins élevé qu’en 2023.

Le taux de rotation s’établit à 9,3 %. Les contractuels concentrent l’essentiel des mouvements.

Ce qu’il faut retenir

  1. L’emploi public continue d’augmenter, mais plus lentement.
  2. La croissance repose quasi exclusivement sur les contractuels.
  3. Les catégories A deviennent majoritaires.
  4. La fonction publique vieillit sous l’effet de la réforme des retraites.
  5. Les femmes représentent près des deux tiers des agents publics et l’écrasante majorité des temps partiels.

Pour les organisations syndicales, ces évolutions interrogent à la fois sur :

  • la place croissante du contrat dans l’emploi public,
  • l’attractivité des carrières,
  • les conditions de travail,
  • les enjeux de renouvellement générationnel.

L’étude complète est disponible sur le site de l’Insee (Insee Première n° 2094, février 2026).

Document à consulter

> Source : CFDT-UFETAM   



Conscience contre violence

 

Au-delà de l’onde de choc provoquée par la mort d’un militant identitaire le week-end dernier, resurgit le spectre, tragique, de la violence politique. La CFDT le réaffirme sans détour : quelles que soient les opinions que portent les militants engagés – qu’ils soient politiques, syndicaux ou associatifs –, rien ne saurait légitimer leur meurtre. C’est dans cet esprit que nous avons réagi à la mort de Quentin Deranque.

Ce drame est l’expression la plus brutale d’un climat politique empoisonné. Les discours haineux créent un terrain fertile aux passages à l’acte. Notre démocratie est fragilisée par une polarisation croissante qui dégrade le débat public. Lorsque la polarisation devient extrême, l’adversaire se transforme en ennemi, l’échange d’idées en confrontation physique, et les désaccords en détestation de l’autre. Le débat n’est plus démocratique, c’est une confrontation qui nourrit la violence et l’exclusion. Or, notre démocratie repose sur le pluralisme et le dialogue, dans le respect et la non-violence.

Face aux « ingénieurs du chaos » qui voudraient nous faire croire que la société française serait irréconciliable et fracturée en blocs ennemis, il appartient à l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs de faire vivre par le débat notre démocratie libérale. Celle-ci n’est pas un acquis figé, elle s’est construite patiemment, en gagnant en tolérance, en droits et en ouverture. Loin de la peur, de l’intimidation ou du fatalisme dans lesquels certains voudraient nous enfermer.

Par Olivier Guivarch
secrétaire national de la CFDT

– – – – – – –

Drame de Lyon : La CFDT condamne une ultrapolarisation qui conduit à la mort

Le 14 février dernier, Quentin D. est mort après avoir subi des coups d’une violence inouïe, victime d’un lynchage lors d’affrontements politiques.

La mort de militants politiques, syndicaux ou associatifs est une épouvante pour tous les humanistes et une défaite pour ceux et celles qui défendent, par-dessus tout, la démocratie. Elle ne devrait jamais être suscitée par les slogans haineux et les discours justifiant ou relativisant les violences contre les personnes et les biens.

La CFDT condamne le climat guerrier qui s’est emparé du débat public. L’ultrapolarisation des positions politiques est à l’origine de cette ambiance délétère qui refuse le dialogue, disqualifie toutes idées opposées aux siennes et voue aux gémonies les femmes et les hommes qui les portent.

Les auteurs de ce meurtre doivent être rapidement identifiés, jugés et condamnés.

Pour la CFDT, l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs doivent contribuer et appeler au respect et à l’apaisement sans rien renier de leurs convictions profondes.

 

> Document à consulter



Handicap : la loi de 2005 ne va « pas assez vite, assez loin, assez fort » toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social');

 

Deux décennies après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la Cour des comptes dresse un bilan contrasté de la politique d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Le cadre juridique s’est transformé, mobilisant au passage d’importants moyens financiers, estime la Cour. Mais l’efficacité globale des dispositifs reste, selon elle, « limitée par des choix structurels et un pilotage insuffisamment coordonné ».

Selon le rapport, publié fin janvier 2026, la priorité accordée à l’emploi en milieu ordinaire constitue notamment une avancée majeure, soutenue par près de 1,3 milliard d’euros d’aides directes. Toutefois, cette orientation repose largement sur une reconnaissance administrative du handicap, conditionnant l’accès aux droits et aux aménagements. Ce filtre exclut, selon la Cour, une partie des travailleurs dont les limitations fonctionnelles, bien que durables, ne sont pas reconnues en tant que telles, ce qui crée des inégalités d’accès aux dispositifs de compensation.

28 % des entreprises n’emploient aucun travailleur handicapé

Par ailleurs, si l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés reste un pilier du système, son application demeure incomplète, constate la Cour. Ainsi, près de 28 % des entreprises assujetties n’emploient aucun travailleur handicapé, révélant les limites d’un mécanisme davantage fondé sur des obligations déclaratives et financières que sur une réelle transformation des organisations du travail. La faible diffusion des référents handicap dans les grandes entreprises – seulement 18,5 % dans les plus de 250 salariés – illustre également l’écart entre les prescriptions légales et leur mise en œuvre effective.

La CFDT partage ces constats et considère que si la loi de 2005 a permis des avancées réelles, ces dernières demeurent insuffisantes, en particulier au regard du vieillissement de la population. « Cela ne va ni assez vite, ni assez loin, ni assez fort. Aujourd’hui, 44 % des handicaps sont liés à l’âge », souligne Xavier Guillauma, secrétaire confédéral chargé du dossier. Il plaide pour une remise en question du seuil de 6 %, jugé trop faible quand il s’agit de répondre aux défis à venir, et pour une meilleure anticipation de la hausse du nombre de proches aidants parmi les actifs.

> Par Sabine Izard
Journaliste
D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 

Focus sur ce qui concerne le handicap dans la fonction publique :

Des règles spécifiques aux employeurs publics

Le rapport rappelle que les employeurs publics (État, territoriale, hospitalière) sont soumis à une obligation d’emploi de 6 % de travailleurs en situation de handicap, comme dans le secteur privé.

Mais au lieu de cotiser à l’Agefiph, ils versent leur contribution au :

Ce fonds finance notamment :

  • l’aménagements de postes,
  • les aides techniques,
  • l’accompagnement des agents,
  • les actions de sensibilisation.

Des résultats contrastés

La Cour souligne que :

  • La fonction publique atteint globalement un taux d’emploi proche ou légèrement supérieur à 6 % (mieux que le privé).
  • Mais il existe de fortes disparités :
    • meilleure performance dans la fonction publique territoriale,
    • plus de difficultés dans certaines administrations de l’État.

Autre point important :
Une partie du taux est atteinte via la reconnaissance administrative de situations déjà présentes, plutôt que par un recrutement réellement dynamique.

Des freins persistants

Le rapport identifie plusieurs difficultés propres à la fonction publique :

  • Complexité des procédures de recrutement (concours, statuts)
  • Manque d’anticipation dans les parcours professionnels
  • Maintien dans l’emploi insuffisamment structuré
  • Médecine de prévention parfois en tension
  • Manque de pilotage stratégique dans certaines administrations

Maintien dans l’emploi : un enjeu majeur

La Cour insiste beaucoup sur :

  • le vieillissement des agents,
  • l’augmentation des inaptitudes partielles,
  • la nécessité d’adapter les postes plutôt que d’aboutir à des sorties de la fonction publique.

Elle estime que la politique reste encore trop centrée sur le respect du quota, et pas assez sur la qualité des parcours professionnels.

Pilotage et gouvernance perfectibles

Le rapport pointe :

  • un pilotage national peu lisible,
  • un rôle du FIPHFP qui a évolué mais manque encore de leviers,
  • une coordination insuffisante entre employeurs publics.

La Cour recommande :

  • un renforcement du pilotage stratégique,
  • une meilleure évaluation des politiques handicap,
  • un suivi plus qualitatif (carrières, promotions, conditions de travail).

Recommandations clés concernant la fonction publique

Parmi les orientations proposées :

  • Développer une logique de parcours professionnel sécurisé
  • Améliorer le maintien dans l’emploi
  • Simplifier les procédures d’aménagement
  • Mieux articuler médecine de prévention, RH et encadrement
  • Renforcer l’évaluation des politiques handicap
Document à consulter :



Conférence Travail Emploi Retraites : une première journée de travaux a débuté toolTips('.classtoolTips247','Office national des forêts

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Lancée par le Premier ministre à la fin de l’année dernière, la Conférence Travail Emploi Retraites a réellement débuté le 30 janvier. L’objectif est ambitieux : produire un document d’ici à l’été qui puisse éclairer le prochain débat autour de la présidentielle. Cinq autres journées de travail sont prévues.

La conférence Travail Emploi Retraites (TER) est encore un ovni dans le paysage politique et social. Lancé par le Premier ministre lorsqu’il a décidé de suspendre la réforme des retraites, cet espace de dialogue a vocation à éclairer les débats liés à la prochaine élection présidentielle. Six rencontres d’une journée sont prévues, soit une par mois environ jusqu’à l’été prochain. Concrètement, les organisations syndicales et patronales sont invitées à travailler en parallèle sur les trois thématiques pour le privé et pour le public, avec l’aide de trois grands facilitateurs – qui auront la lourde tâche de produire un « livrable » de ces travaux à l’été.

Conférence de presse tenue à l’issue des travaux avec, au centre, Isabelle Mercier, secrétaire nationale, et Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.© Syndheb

 

“Parvenir à quelque chose d’utile”

« Rien n’est écrit à l’avance, comme cela a pu être le cas autrefois pour d’autres réformes sociales », prévient d’emblée le coordinateur de la conférence, Jean-Denis Combrexelle. Ce haut fonctionnaire, ex-directeur du Travail et ancien directeur de cabinet d’Élisabeth Borne à Matignon, insiste avant tout sur la « volonté d’avancer et de parvenir à quelque chose d’utile » de la part des participants – et sur la possibilité pour le Medef de revenir à la table des discussions. Sans trop s’avancer à l’issue de la première journée de travail, il a tout de même précisé l’enjeu de ces discussions, à savoir construire un document qui fasse le lien entre les trois thématiques. « L’idée n’est pas de réfléchir en silo mais bien que le travail de chaque atelier alimente une réflexion générale. »

Pour la CFDT, les travaux de la conférence ont bel et bien commencé, et ils correspondent à ce stade aux attentes. « Le lien est désormais fait entre le travail, l’emploi et l’avenir de notre système de retraites, souligne Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. On ne pourra plus revenir en arrière. La dernière réforme des retraites n’était qu’une réforme financière, qui est passée à côté de l’essentiel, d’où son rejet massif. La CFDT le dit et le redit : la retraite, c’est avant tout une question de travail, et nous nous félicitons de reprendre la réflexion dans le bon ordre, cette fois-ci. »

Le travail enfin mis en avant

Parler du travail, mettre en avant ce thème, c’est certainement l’aspect le plus original et le plus intéressant de cette conférence. Les thèmes de l’emploi et des retraites ont en effet été beaucoup plus étudiés et débattus par les organisations syndicales et patronales. « C’est sur la partie travail où nous avons le plus d’attentes. Nous avons, en France, besoin d’un changement culturel de la part du patronat. Il doit nous dire jusqu’où il est prêt à aller », déclare l’un des participants, en listant des sujets aussi essentiels que le dialogue professionnel, le management, la santé et l’usure professionnelle.

« Pour la CFDT, faire le lien entre le travail, l’emploi et les retraites est une évidence, mais cela ne l’était pas pour tout le monde. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes sur la bonne voie. On s’est bien rendu compte de la cohérence de la démarche », affirme Isabelle Mercier, secrétaire nationale à la CFDT chargée des questions du travail. Un sujet comme l’intelligence artificielle illustre cette approche. On sait que son déploiement va impacter à la fois le travail, l’emploi et les retraites, et qu’il faut absolument que les partenaires sociaux en discutent. Or, jusqu’à présent, le patronat refusait d’en faire un sujet de dialogue social…

Cette première journée de travail a également permis de voir là où il va falloir creuser, et là où la discussion apparaît peut-être moins fluide. Si la volonté d’embarquer la fonction publique dans la réflexion a été saluée par tous les participants, il ressort que les employeurs publics n’ont pas forcément la même culture du dialogue. « Il faut que les employeurs publics soient au rendez-vous, insiste Yvan Ricordeau. Ils ne peuvent se contenter d’un rôle d’observateur. Même s’il y a des différences entre le public et le privé, la feuille de route que nous souhaitons écrire s’adresse à tous, salariés du privé comme agents des fonctions publiques. » Le nombre croissant de travailleurs qui font des allers-retours entre les secteurs public et privé impose, de toute façon, de réfléchir de manière globale. Que ce soit en matière de travail, d’emploi ou de retraites, il n’est pas possible que ces derniers soient pénalisés sous prétexte qu’ils sont passés d’un système à un autre.

Faire émerger les sujets prioritaires

« Cette conférence TER n’est pas une négociation. Elle ne se conclura pas par un accord censé être repris dans une loi, rappelle Yvan Ricordeau. Il n’est pas question de détailler des mesures à prendre. Vu l’ampleur des sujets à aborder en quelques mois, ce serait de toute façon mission impossible. L’enjeu de cette conférence selon la CFDT est de faire émerger les dix ou quinze sujets prioritaires pour le monde du travail dans les années à venir. Si nous n’allons pas tous tomber d’accord sur les solutions à apporter, bien identifier les pistes d’action possibles serait déjà faire un grand pas en avant. »

Ce beau programme va mobiliser les équipes CFDT jusqu’à l’été. « L’été se termine le 23 septembre ! », souligne un participant. Une manière élégante de dire qu’il sera toujours possible de jouer les prolongations.

> Par Jérôme Citron
rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

 D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 




La DGAFP veut réformer le temps partiel thérapeutique toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips257','Direction Générale de l\'Administration et de la Fonction Publique');

 

Mauvaise méthode visant à réduire les droits des agents, absence des employeurs, le groupe de travail du 5 février 2026 n’est pas allé à son terme. La CFDT a demandé à l’administration de compléter son bilan et de clarifier ses intentions en prévision d’une nouvelle réunion.

Bien que le GT soit prévu pour faire un bilan du temps partiel thérapeutique (TPT), le document préparatoire envoyé ne comportait pas de données chiffrées, si ce n’est un doublement de son utilisation en 5 ans. Il présentait néanmoins le projet de deux mesures nouvelles décrites très sommairement :

  • La mise en place d’un délai maximal de 30 jours pour autoriser la reprise à TPT ;
  • La fin de la périodicité imposée (1 ® 3 mois) : le médecin prescripteur peut adapter durée et quotité en fonction de la situation de l’agent. Parallèlement, les contrôles médicaux et le suivi RH de l’agent en TPT seront renforcés.

Dans sa présentation orale, la DGAFP a simplement souligné que ces propositions étaient issues d’échanges avec les employeurs.

La CFDT fonction publique a vivement regretté l’absence de tous les employeurs et particulièrement les plus concernés par l’accroissement du TPT : l’éducation nationale et la fonction publique hospitalière.

Elle a affirmé son attachement au TPT, critiqué tant les tentatives de remise en cause que le renforcement des contrôles et appelé à s’attaquer aux causes du développement de ce temps partiel plutôt qu’aux droits des agents malades. Renforcer les contrôles sur l’autorisation d’un TPT c’est empêcher les agents de revenir au travail après un arrêt.

L’ensemble des fédérations syndicales s’est exprimé de manière similaire.

Sur proposition de Solidaires, les fédérations ont annoncé qu’elles suspendaient leur participation dans l’attente d’une communication de données chiffrées, genrées et de la présence des employeurs.

La DGAFP a pris acte et annoncé la convocation prochaine d’un GT avec un document préparatoire complété et la participation des employeurs.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



Bilan de la gestion du corps interministériel des attachés d’administration de l’État (CIGEM) toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips290','Risques psychosociaux'); toolTips('.classtoolTips297','Corps interministériel à gestion ministérielle');

 

Présenté devant le Conseil supérieur de la fonction publique de l’État, le bilan de la gestion du corps interministériel des attachés d’administration de l’État (AAE), arrêté au 31 décembre 2023, dresse un constat clair : si la création du CIGEM a permis des avancées réelles en matière de mobilité et de décloisonnement des parcours, les attachés restent confrontés à de fortes difficultés d’attractivité, de reconnaissance et de déroulement de carrière.

Un corps nombreux… et vieillissant

Avec près de 39 800 agents, le corps des AAE représente 1,6 % des effectifs de la fonction publique de l’État. Depuis 2015, les effectifs ont fortement augmenté, mais cette hausse masque une réalité préoccupante : un tiers des attachés partiront à la retraite d’ici 2034. L’âge moyen atteint désormais 49 ans, avec un vieillissement constaté à tous les grades.

Le corps est majoritairement féminisé (près de 64 % de femmes), mais cette proportion diminue à mesure que l’on progresse dans les grades, révélant des inégalités persistantes dans l’accès aux responsabilités et aux promotions.

Des mobilités en hausse… mais encore limitées

La mise en place du CIGEM a permis de multiplier par trois les mobilités interministérielles depuis 2015. La convergence indemnitaire engagée en 2022 a également contribué à lever certains freins. Pour autant, ces mobilités ne concernent encore que moins de 4 % des effectifs.

Les obstacles restent bien identifiés : écarts indemnitaires entre ministères, calendriers de mobilité hétérogènes, règles de gestion différentes selon les périmètres. Autant de limites qui freinent encore la promesse d’une véritable carrière interministérielle.

Des parcours de carrière largement bloqués

Tout comme nos collègues de la CFDT-UFETAM,  la CFDT-Agriculture constate et dénonce depuis longtemps des carrières des attachés assez peu dynamiques avec des possibilités d’évolution pour les femmes plus réduites que pour les hommes.

  • L’accès au grade d’attaché principal reste très contraint, avec un taux de promotion plafonné à 7 %, bien inférieur à celui d’autres corps de catégorie A.
  • L’accès à la hors classe reste trop complexe, trop contingenté et peu lisible. Il en résulte que près de 30 % des attachés principaux sont bloqués en fin de grade, sans aucune perspective d’évolution.
  • L’échelon spécial, lui aussi contingenté, est saturé et ne permet plus de reconnaître l’engagement de nombreux agents en fin de carrière.

Quelques efforts en matière de rémunération 

Le tassement des grilles indiciaire est particulièrement préoccupant : l’écart indiciaire entre un attaché et un adjoint administratif n’est plus que de 29 points, remettant en cause la reconnaissance du niveau d’expertise et d’encadrement attendu des AAE.

Dans ce contexte morose, le MAASA a cependant fait des efforts importants pour ce corps en mobilisant des moyens catégoriels en 2021 et en 2025 visant à accorder les mêmes montants d’IFSE ou d’apport de CIA que ceux octroyés aux ingénieurs de l’agriculture et de l’environnent (à fonction équivalente).  La dernière note de gestion du RIFSEEP publié en 2025 montre aujourd’hui qu’une équité de traitement est aujourd’hui atteinte.

Des perspectives d’évolution attendues

Face à ces constats nationaux, la DGAFP identifie plusieurs pistes d’évolution qui rejoignent largement les revendications portées par la CFDT :

  • Renforcer la gouvernance du corps par la création d’un collège interministériel des AAE, garant d’une gestion plus harmonisée et transparente.
  • Revaloriser les carrières : relèvement des taux de promotion, suppression du contingentement de la hors classe, linéarisation de l’accès à l’échelon spécial.
  • Revoir en profondeur les grilles indiciaires pour redonner de l’attractivité au corps.
  • Poursuivre et amplifier la convergence indemnitaire afin de lever réellement les freins à la mobilité.

Quelles suites attendre ?

Les échanges en Conseil supérieur de la fonction publique de l’État confirment pleinement les alertes portées de longue date par la CFDT.

En préambule, la DGAFP a rappelé les annonces du ministre délégué à la Fonction publique lors du Conseil commun de la fonction publique du 13 janvier 2026. Ces annonces constituent des signaux attendus par les attachés d’administration :

  • le retour des taux de promotion des catégories C et B à leur niveau antérieur ;
  • la révision des taux de promotion vers le 2ᵉ grade ;
  • la défonctionnalisation du 3ᵉ grade ;
  • la linéarisation de l’accès à l’échelon spécial dès 2026.

Pour la CFDT, ces annonces vont dans le bon sens, mais elles ne suffisent pas à masquer une situation globale très insatisfaisante, largement documentée par le bilan du CIGEM.

Plusieurs points de vigilance majeurs ont été réaffirmés :

  • l’égalité professionnelle reste à construire, comme en témoigne la sous-représentation persistante des femmes dans les grades d’avancement ;
  • les modalités d’accès au corps sont déséquilibrées, notamment avec une place insuffisante des recrutements par les IRA ;
  • la mobilité interministérielle, pourtant au cœur de la création du CIGEM, ne concerne encore que 4 % des effectifs ;
  • les grilles indiciaires sont obsolètes, générant des carrières peu lisibles et peu attractives ;
  • la convergence indemnitaire entre ministères doit devenir effective, en commençant par un état des lieux précis et partagé des écarts existants.

Le document présenté au CSFPE ouvre des perspectives d’évolution structurantes : création d’un collège interministériel de gestion du corps sur le modèle de celui des administrateurs de l’État, adoption d’orientations générales interministérielles, ouverture de discussions sur les grilles et les parcours.

Des groupes de travail associant les organisations syndicales doivent être mis en place sur ces sujets. La CFDT a indiqué être pleinement disponible pour engager ces discussions, tout en rappelant l’urgence absolue à traiter le manque d’attractivité de ce CIGEM.

Sans réformes ambitieuses et rapides, le risque est réel : voir s’aggraver les difficultés de recrutement et conduire, à terme, à un affaiblissement durable du corps des attachés d’administration, pourtant indispensable au fonctionnement et à la continuité du service public.

> Document à consulter :




Encore du mouvement à la permanence syndicale de la CFDT-Agriculture

 

De nouvelles aventures pour Frédric LALOY !

Affecté à la DRAAF Pays-de-la-Loire, Frédric LALOY avait rejoint en juin 2022 la permanence syndicale en tant que déchargé syndical et représentant de notre section syndicale des DRAAF avant de reprendre le flambeau de Co secrétaire général au départ de Jacques MOINARD en 2023.

Lors du congrès de notre syndicat en juin dernier, Frédric LALOY n’a pas souhaité se représenter sur le poste de secrétaire général mais sur le poste de secrétaire général adjoint. Les urnes ayant choisi Anne JAMMES, Frédric a alors été réélu responsable de la section syndicale des DRAAF qu’il animait avec Anne BERTOMEU.

Frédric a été très impliqué dans la vie des instances car élu en CSA M, en CAP des A+, présent lors de multiples GT et très impliqué dans des sujets pointus concernant l’alimentation, l’expertise au MAASA ou l’intelligence artificielle. Pour tous ses travaux menés, la CFDT-Agriculture tient à le remercier très chaleureusement.

Il rejoint au 1er mars prochain ONIRIS, établissement d’enseignement supérieur, pour d’autres fonctions sur lesquelles la CFDT dans son ensemble lui souhaite de belles réussites également.

Et des arrivées !

 

 

Anne BERTOMEU a intégré le conseil syndical de la CFDT-Agriculture il y a quelques jours pour y représenter les agents en DRAAF, elle vient d’être élue responsable de la section au  bureau exécutif du syndicat pour prendre le relais de Frédric LALOY sur la fonction de responsable de section DRAAF dès le 1er mars prochain.

Les départs se remplacent progressivement….  d’ici quelques semaines, la permanence accueillera un profil de juriste « pur sucre », de quoi compléter toutes les compétences déjà présentes au sein de la CFDT-Agriculture et renforcer nos services auprès des agents du MAASA !

La suite au prochain épisode !




Suspension de la réforme des retraites et mise à jour des simulateurs officiels

 

Contexte général

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), le législateur a décidé de suspendre la réforme des retraites. Cette décision concerne principalement les assurés partant à la retraite à compter du 1er septembre 2026 et a entraîné des ajustements sur l’âge légal de départ et le nombre de trimestres requis pour certaines générations.

Afin de limiter les incompréhensions et permettre à chacun de mieux anticiper sa situation personnelle, les simulateurs officiels de retraite ont été mis à jour.

Mise à jour du simulateur « Info-retraite.fr »

Le site info-retraite.fr, portail public regroupant l’ensemble des régimes de retraite obligatoires (base et complémentaire), a actualisé son simulateur pour intégrer les effets de la suspension de la réforme.

Le simulateur permet désormais :

  • D’estimer les différents âges possibles de départ à la retraite,
  • De calculer le montant mensuel estimé de la pension,
  • D’identifier, pour chaque âge envisagé, le nombre de trimestres nécessaires.

Principales mesures déjà intégrées

  • Ajustement de l’âge légal de départ et du nombre de trimestres requis pour les générations 1964 à 1968 ;
  • Prise en compte du calcul du revenu annuel moyen sur les 23 ou 24 meilleures années pour les mères affiliées aux régimes CNAV, MSA et CAVIMAC.

Évolutions à venir en 2026

Certaines dispositions seront intégrées ultérieurement, notamment :

  • L’ajout de 2 trimestres “enfant” pour les carrières longues ;
  • La surcote parentale ;
  • Le cumul emploi-retraite ;
  • Un trimestre de bonification pour les femmes fonctionnaires.

Ces évolutions n’ont pas d’impact immédiat pour les assurés dont le départ intervient avant septembre 2026.

Évolution des âges légaux et des trimestres requis

La suspension de la réforme modifie principalement la trajectoire prévue pour les personnes nées entre 1964 et 1968.

À titre d’exemple :

  • Une personne née en 1964 pourra partir à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres requis (au lieu de 63 ans et 171 trimestres) ;
  • Pour les générations 1969 et suivantes, l’âge légal reste fixé à 64 ans avec 172 trimestres.

Des ajustements spécifiques s’appliquent également aux carrières longues, pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans et remplissant les conditions de trimestres cotisés.

Autres dispositifs

Le simulateur permet également d’évaluer une retraite progressive, dispositif offrant la possibilité de réduire son temps de travail en fin de carrière tout en percevant une partie de sa pension.

Le service « Mon estimation retraite » – Agirc-Arrco

Le simulateur Mon estimation retraite, accessible depuis l’espace personnel Agirc-Arrco, a lui aussi été mis à jour afin d’intégrer les nouvelles règles issues de la LFSS 2026.

Ce service permet :

  • D’obtenir une estimation personnalisée basée sur l’ensemble des droits acquis (régimes de base et complémentaires) ;
  • De tester différents scénarios de départ et d’en mesurer l’impact financier ;
  • De disposer d’un outil fiable, mis à jour en continu en lien avec l’ensemble des régimes de retraite.

Mesures intégrées ou en cours d’intégration

  • Abaissement de l’âge légal et des trimestres pour les générations 1964-1968 ;
  • Calcul du revenu annuel moyen sur les 23 ou 24 meilleures années pour les mères ;
  • À venir : trimestres “enfant” pour carrières longues, surcote parentale, cumul emploi-retraite, bonification pour les femmes fonctionnaires.

Points clés à retenir

 

  • La réforme des retraites est suspendue, avec des effets ciblés à partir de septembre 2026.
  • Les simulateurs officiels sont à jour et constituent la source de référence pour toute estimation.
  • Chaque situation restant individuelle, il est recommandé aux collaborateurs de réaliser leur propre simulation et de la mettre à jour régulièrement.

 




Un nouveau plan de santé au travail se profile dans la fonction publique

 

Le premier Plan de santé au travail a montré ses limites, mais il a permis de placer la santé au travail au cœur des priorités publiques. La DGAFP prépare désormais un nouveau plan pour 2026‑2030, axé sur le renforcement de la prévention, l’harmonisation des outils et une meilleure prise en compte des risques spécifiques, notamment la santé des femmes, les risques psychosociaux et les violences au travail.
La CFDT réclame davantage de moyens, un pilotage renforcé, une réelle égalité d’accès à la médecine du travail et une attention accrue aux femmes, aux seniors et à la santé mentale, tout en refusant une prévention reposant sur la seule responsabilité individuelle des agents.

La réunion est présidée par M. Philippe Charpentier, chef du service des politiques sociales et salariales de la DGAFP.

Organisations syndicales présentes : CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, CFE-CGC.

Bilan du plan de santé au travail (PST) 2022-2025 

La DGAFP reconnaît que le premier plan a été lacunaire avec un défaut de pilotage de la FS4. Il a toutefois permis de positionner le sujet au niveau national.

Perspectives du PST 2026-2030 (PST2)

La DGAFP rappelle les objectifs du second PST et insiste sur la volonté d’une co‑construction avec l’ensemble des acteurs. Elle appelle à soutenir un engagement plus fort des employeurs publics dans son opérationnalité. Elle propose d’articuler ce PST2 avec le PST5 du secteur privé, en identifiant les actions transposables à la fonction publique.

Plusieurs chantiers (égalité professionnelle, protection des agents face aux actes de violence, etc.) ont vocation à devenir des sous‑axes du nouveau PST :

  1. Renforcer le système des acteurs de prévention           
    Une réflexion doit être engagée sur le fonctionnement des services de médecine de prévention (moyens, formation, compétences, délégation de tâches des médecins du travail vers les infirmiers de santé au travail, mutualisation des services de prévention). Les missions des agents chargés de la prévention doivent être clarifiées. Une diffusion renforcée de la culture de prévention auprès des cadres apparaît nécessaire ; l’intégration d’un critère d’évaluation sur ce volet est envisagée.
  2. Outils et données en santé au travail harmonisés         
    La DGAFP observe que la création d’un outil de collecte de remontées de données est nécessaire pour comptabiliser plus efficacement la sinistralité. Elle propose une réflexion sur le DUERP et la mise en place d’un Passeport de Prévention.
  3. Risques professionnels spécifiques à la fonction publique             
    La spécificité de la fonction publique est liée à sa démographie, la nature des missions, la diversité des métiers et l’évolution des conditions d’exercice. Trois grandes orientations sont envisagées pour le futur PST :
    mieux prendre en compte les enjeux de santé au travail des femmes,
    – développer une nouvelle approche de prévention des RPS dans les organisations et la prise en compte de la santé mentale (une présentation du bilan de l’accord de 2013 sur les RPS est prévue au printemps),
    – mieux protéger contre toutes les formes de violences en milieu professionnel.
  4. Développer les actions de prévention en santé publique au travail au plus près des besoins des agents publics.

Méthode de construction du Plan de santé au travail

La DGAFP souhaite favoriser les échanges sur les risques commun au secteur privé avec les instances de pilotage du PST5. Un cycle de discussions débute dès le lendemain avec l’ensemble des acteurs concernés (employeurs, ministères, préventeurs). Deux groupes de travail et une séance de la Formation Spécialisée sont annoncés d’ici l’été.

Les revendications de la CFDT Fonction publique dans ce PST

La CFDT a demandé que le PST 2 soit piloté par la Formation spécialisée du CCFP (FS4), avec la possibilité pour l’ANACT de co-piloter certaines actions relevant de son champ de compétences. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les moyens humains et financiers, corriger les inégalités d’accès aux médecins du travail et aux équipes pluridisciplinaires, notamment dans les zones sous-dotées grâce à la mutualisation ou à des conventionnements avec les SPSTI. La CFDT souhaite que les enseignements de l’enquête INTEFP de 2025 permettent de clarifier les rôles, missions et quotités de travail des acteurs de prévention.

Elle appelle par ailleurs à la mise en place d’une véritable veille des risques, en créant un système de remontées de données genrées en santé et sécurité au travail, inspiré du dispositif Prorisq de la CNRACL et commun aux trois versants de la fonction publique.

Elle estime que les employeurs doivent être contraints de respecter la réglementation, y compris en instaurant des sanctions : respect de la mise à jour annuelle du DUERP et du PAPRIPACT, en intégrant systématiquement l’analyse genrée, l’âge et l’état de santé.

La CFDT a réaffirmé la nécessité d’un engagement fort en faveur de la santé et de la sécurité des femmes au travail, dans une fonction publique féminisée à 64 %. Elle demande une meilleure prise en compte des risques spécifiques auxquels les femmes sont exposées, tels que la surcharge mentale, certaines maladies chroniques féminines comme l’endométriose ou encore le cancer du sein, cancérogène probable en lien avec le travail de nuit.

De même, face au vieillissement de la fonction publique, elle a souligné l’importance de protéger la santé au travail des seniors. Elle rappelle que le FIPHFP est un acteur essentiel du maintien en emploi des seniors bénéficiaires de l’obligation d’emploi et que sa mobilisation doit être renforcée. La CFDT considère que la prévention de la désinsertion professionnelle reste insuffisante. Elle demande le déploiement de cellules dédiées et la généralisation des entretiens de mi‑carrière afin d’éviter les ruptures de parcours.

Pour la CFDT, la santé mentale, la prévention des risques et troubles psychosociaux doit être un axe structurant du PST, fondé sur l’analyse du travail réel, les baromètres QVCT/RPS et une stratégie de prévention des violences, conflits et incivilités. Elle demande en outre que la lutte contre les TMS, les cancers professionnels et l’usure professionnelle physique et psychique (absent dans les préconisations DGAFP) soit érigée en priorité nationale, appuyée sur une cartographie des métiers exposés et des actions ciblées dans les secteurs les plus touchés.

Enfin, la CFDT refuse que les actions de prévention en santé publique soient intégrées dans le PST 2. Elle s’oppose à une approche qui ferait peser sur les agents une responsabilité individuelle, par exemple en leur demandant d’être moins sédentaires ou de pratiquer davantage d’activité physique. Selon elle, cela revient à nier l’existence de risques professionnels qui doivent être combattus à la source avant qu’ils ne génèrent des accidents du travail, des maladies professionnelles ou des cancers. Elle revendique plutôt une articulation cohérente entre les politiques de santé publique, de santé environnementale et de santé au travail, en rappelant que la notion d’exposome illustre bien ces interactions, notamment en matière d’exposition aux facteurs environnementaux.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



RESET-BREXIT : Un groupe de travail qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses

 

Le projet d’accord sanitaire et phytosanitaire (SPS) entre l’union européenne (UE) et le Royaume-Uni a été signé fin novembre, mais les 376 agents affectés sur les postes SIVEP « import » restent dans le flou total (de même que les 99 ETP affectés aux missions export, dont on ne parle pas…). Aucun calendrier stabilisé, une réunion de décembre (lien de l’article ICI) qui renvoyait à février la présentation d’éléments précis…. A l’arrivée, plus de trois heures de réunion sans que l’horizon ne s’éclaircisse !

Les objectifs annoncés pour cette réunion étaient ambitieux : validation des fiches juridiques élaborées par le SRH selon les différents statuts (fonctionnaires, stagiaires, agents publics contractuels), avant leur mise à disposition aux agents concernés, présentation de l’état d’avancement des négociations, premier bilan qualitatif des entretiens effectués par les IGAPS, et enfin présentation du projet d’arrêté de restructuration.

Cette réunion, qui s’est tenue le mardi 3 février, était présidée par Magali PECQUERY (CGAAER), chef de projet de la « Task-Force » du ministère. Elle était accompagnée par Nadine RICHARD-PEJUS (sous-directrice adjointe de la cheffe du service des ressources humaines), Pierre PRIMOT (sous-directeur de l’Europe, l’International et la gestion intégrée du risque à la DGAL),  Jean-Baptiste COTTARD (SRH, chef du Bureau des Politiques Statutaires et Réglementaires), Clémence HERISSON (SRH, adjointe du chef du BPSR) Loïc AGNES (chef du service du pilotage et de la performance sanitaire et de l’international à la DGAL), ainsi que de Thierry PLACE et Huguette THIEN-AUBERT, IGAPS (Mission d’Appui aux Structures Ouest, régions Bretagne, Normandie, Pays de la Loire et Hauts-de-France).

La CFDT-Agriculture était représentée par Anne BERTOMEU, Jean-Philippe MALLET et Anne JAMMES.

UN POINT POSITIF POUR COMMENCER….

Suite à la présentation en décembre des fiches juridiques adaptées pour chaque statut (fonctionnaires, stagiaires, agents contractuels en CDI ou CDD), celles-ci ont fait l’objet de discussions et d’amendements de la part des organisations syndicales. Elles peuvent donc, suite à la réunion du 3 février, être communiquées aux agents :

La CFDT-Agriculture se félicite des clarifications apportées et du contenu de ces fiches mais sera vigilante sur l’engagement pris par le MAASA de l’effectivité de la mise en œuvre de l’intégralité des dispositifs à disposition du ministère pour accompagner au mieux les agents lors de la restructuration à venir. La durée de mise en application de l’arrêté de restructuration est un enjeu. La CFDT-Agriculture et les autres représentants des OS demandent à ce qu’elle soit maximale, à savoir 3 ans.

ÉTAT D’AVANCEMENT DES NÉGOCIATIONS… DES POINTS D’INTERROGATION ET UNE NAVIGATION DANS LE BROUILLARD !

A l’aune de ce qui s’est dit pendant ce groupe de travail, on n’en sait pas beaucoup plus sur l’état d’avancement du cadre des négociations. Interrogé sur la frise chronologique transmise aux organisations syndicales, qui contient plus de points d’interrogation que de dates (voir ICI), Pierre PRIMOT indique que de nombreuses négociations sont en cours entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, et que le RESET-BREXIT n’est qu’un point parmi d’autres dans ces échanges. Il mentionne également un décalage important entre les réglementations des deux parties, et que des discussions sont en cours sur les dérogations souhaitées par le Royaume-Uni, et sur un alignement dynamique des règlementations. La conclusion de sa présentation, « le travail avance, le travail progresse, mais on n’a pas de visibilité », ne représente pas une base stable sur laquelle les agents pourraient s’appuyer dans la projection de leur vie future, professionnelle ou privée.

A la question d’avoir un rétroplanning un peu plus précis, Magali PECQUERY indique que celui-ci « n’est pas finalisé » et qu’un point doit d’ailleurs être fait sur le sujet cette semaine avec la secrétaire générale du MAASA et la directrice de la DGAL Maud FAIPOUX, avant une présentation lors d’une prochaine réunion de la task-force… Là encore, aucune visibilité n’est possible.

La CFDT-Agriculture interroge par ailleurs l’administration sur le positionnement que doivent avoir les collègues impactés par le RESET-BREXIT. D’une part, les IGAPS qu’ils ont rencontrés leur indiquent qu’ils doivent être proactifs et chercher dès à présent un poste qui leur conviendrait. De l’autre, la continuité de service reste importante au sein des structures, et on leur conseille parfois d’attendre l’arrêté de restructuration afin de bénéficier d’une priorité de mutation supra-légale. Enfin, la communication faite le 29 janvier par le bureau du pilotage et de l’emploi du programme 206 à destination des DRAAF, de la prolongation des contrats pour les agents A et B jusqu’à la fin de l’année 2026, a une nouvelle fois, même si cette annonce donne un peu plus de temps aux agents concernés, généré un peu plus d’incertitude sur la chronologie du RESET-BREXIT.

A cette interrogation, Pierre PRIMOT répond que Maud FAIPOUX avait donné une « borne » initiale avec le mois de juin 2026, mais que désormais, le MAASA « prenait le pari que le RESET-BREXIT n’aurait pas lieu en 2026 » et avait « le sentiment que ce ne serait pas aussi imminent que prévu »….

De ce report de date envisagé, un discours d’optimisme prudent est émis vers les stagiaires de l’INFOMA : le décalage du RESET-BREXIT en fin d’année permettrait qu’ils soient titularisés avant la ratification de l’accord. Mais là encore, prudence, car le « pari sur l’avenir » de Maud FAIPOUX est tempéré par Magali PECQUERY qui n’est « pas sûre que le RESET interviendra après octobre »… Comment souffler le chaud et le froid dans la même phrase, on est là encore dans l’incertitude la plus totale.

Magali PECQUERY ajoute que les agents qui ont la possibilité de muter en trouvant un poste qui leur convient doivent saisir cette opportunité. Elle confirme qu’on les laissera partir, et que des agents contractuels seront recrutés pour les remplacer en attendant la mise en œuvre de l’accord, mais que, de fait, ils n’auront pas accès aux possibilités offertes en ce cas par l’arrêté de restructuration.

Loïc AGNES, pour sa part, complète les propos de Magali PECQUERY en indiquant qu’il n’est pas question de faire reposer sur les agents qui resteraient sur leurs postes actuels une volumétrie de contrôles disproportionnée et de les mettre en difficulté, d’où l’embauche d’agents contractuels. Il ajoute que les chefs de pôle des postes de contrôles frontaliers sont en première ligne sur ce sujet et associés aux discussions. Par ailleurs, l’administration confirme avoir « mis en pause » le second lot de cédéisation des vétérinaires contractuels transmis par les DRAAF début 2026, compte tenu, là encore, de l’incertitude pesant sur la date de fin des contrôles.

De premières tensions ont été signalées en Normandie, sur des postes de vétérinaires contractuels. Les organisations syndicales interrogent sur le recrutement de remplaçants ; la DRAAF Normandie précise que deux recrutements sont actuellement en cours sur ces postes.

Et quid du plan de continuité d’activité (PCA), annoncé lors du groupe de travail de décembre ? A cette question de la CFDT-Agriculture, qui s’inquiète sur la proportionnalité de la charge de travail dans les SIVEP, l’administration indique qu’un état des lieux est en cours, et que la méthode et la démarche seront présentées au prochain groupe de travail d’avril.

Notre organisation syndicale interroge ensuite sur le délai qui sera mis en œuvre entre la ratification de l’accord et l’arrêt des contrôles. Il est répondu que ce délai sera défini dans l’accord, mais que de manière habituelle, l’application est immédiate, dès la signature. Mais cette affirmation est aussitôt tempérée par la petite musique entendue à moult reprises pendant le GT : « mais on n’a pas de visibilité ».

Sur ces deux derniers points (PCA et arrêt des contrôles), la CFDT-Agriculture réaffirme son attachement au traitement humain des personnels du MAASA en SIVEP : l’anticipation est la clé. Sans elle, les agents se retrouveraient devant le fait accompli, sans poste défini et sans avenir clair au moment de la ratification de l’accord SPS. Le « manque de visibilité » n’empêche pas de prévoir, d’accompagner, et de traiter avec respect et humanité des agents en souffrance depuis  mai 2025.

« PEUT MIEUX FAIRE » : UNE COMMUNICATION À LA PEINE, VOIRE ERRONÉE

La foire aux questions (FAQ) relative au RESET-BREXIT a, selon l’administration, été mise à disposition des DRAAF le 15 décembre 2025. Cette FAQ, qui doit être complétée au fur et à mesure des avancées des discussions et des questions posées par les OS, est un outil important pour les agents. Sauf qu’il apparaît que les agents n’ont pas eu connaissance de cette mise à disposition !

Et que dire de l’annonce de la ministre début janvier, informant la presse que le RESET-BREXIT aurait lieu en juin, et concomitamment, l’annonce de la création de la « Brigades des produits importés », liée à la signature de l’accord sur le Mercosur…. Même s’il s’agit d’une communication maladroite et immédiatement relativisée, les deux sujets n’étant pas liés, cette annonce a généré de l’inquiétude et de l’incompréhension dans la communauté de travail, ce dont, effectivement, elle n’a pas besoin en cette période d’incertitude.

La CFDT-Agriculture s’interroge sur ce qui « coince » : une communication fluide entre le MAASA, les DRAAF, les SIVEP, permettrait sans doute de réduire le sentiment d’incompréhension des agents au regard de leurs interrogations et inquiétudes légitimes.

L’ACCOMPAGNEMENT PAR LES IGAPS,

Les IGAPS de la MAPS Nord-Est et Ouest ont été mobilisés pour échanger avec les agents impactés par le RESET-BREXIT. Sur les 376 agents concernés, 307 entretiens ont été réalisés.

En préambule, l’administration précise que le travail des IGAPS repose sur l’humain, que la situation individuelle des agents, leurs incertitudes, leurs angoisses sont entendues, puisque « ce sont des emplois qui vont disparaître ». Il s’agit cependant, selon eux, d’une situation d’ampleur inédite au ministère, rendant indispensable un accompagnement individualisé au sein d’une approche globale.

Ce constat se heurte malheureusement à des remontées de terrain, où certaines « maladresses » (sic) sont rapportées aux organisations syndicales, avec des propos déplacés des IGAPS : « vous êtes jeunes, vous pouvez rebondir hors du ministère », « je serais vous, je chercherais tout de suite autre chose », « Allez donc faire vos preuves dans le privé »  …. Ce ne sont pas là des propos bienveillants, empathiques et humains, tels que présentés en préambule de la discussion.

La CFDT-Agriculture est attachée à la prise en compte des situations individuelles, et rappelle la nécessaire prise en compte de la situation de chacun des agents, sans jugement de valeur, avec de la bienveillance et un réel souci d’accompagnement vers une solution satisfaisante pour le plus grand nombre.

Un bilan des entretiens est fait par Huguette THIEN-AUBERT et Thierry PLACE.

Le premier constat est que la population des SIVEP est jeune au regard de celle du MAASA de manière générale. Cela est lié à la création de ces services en 2019.

Une majorité des agents est de catégorie B, et les 3/4 de ceux-ci souhaitent rester dans le département, voire le département limitrophe ou la région dans laquelle ils sont actuellement affectés. Il a été constaté, à la lecture des tableaux présentés, que les IGAPS s’étaient effectivement penchés sur des critères précis (situation maritale ou familiale, enfants, agent et/ou conjoint-e- mobile ou non…). Les agents ayant rencontré les IGAPS se disent souvent peu mobiles, en cohérence avec leurs modalités de recrutement (contractuels, fonctionnaires ayant passé un CNAL – concours national à affectation locale …). Les catégories A (vétérinaires en particulier) se disent plus mobiles. A noter également que nombre d’agents se disent prêts à accepter un poste en dehors de leur champ ministériel actuel, voire même en collectivité locale ou établissement public, afin de pouvoir rester dans la région.

Les IGAPS disent avoir rencontré des agents « qui n’avaient jamais vu d’IGAPS, et auxquels il a fallu expliquer leur rôle et leurs missions ». Ils indiquent que beaucoup d’entre eux ont eu des expériences professionnelles antérieures, qu’il convient sans doute de valoriser dans la recherche de futurs emplois. Ils soulignent également l’approche parfois trop « attentiste » des agents rencontrés, et un certain manque de proactivité dans les démarches.

Pour la CFDT-Agriculture, bon nombre de ces agents ne savent effectivement pas de quoi sera fait l’« après », et peuvent avoir du mal à se projeter vers l’avenir. Le coup de massue de l’annonce du RESET-BREXIT en mai 2025, de manière inattendue, a entraîné de la sidération chez de nombreux collègues, et que certains soient en attente des propositions de leur administration ou temporisent leur recherche ne nous semble pas incohérent ou déraisonnable.

A la question de la CFDT-Agriculture sur les éventuelles démarches déjà entreprises auprès des préfets de région ou d’autres départements ministériels par le MAASA, Magali PECQUERY indique que ces contacts ne sont pas encore effectifs, et que le préfet de région, s’il peut inciter d’autres ministères à ouvrir des postes aux agents du MAASA, ne peut toutefois pas l’imposer….

De même, à notre question d’ajouter des critères de priorisation supplémentaires au cas où plusieurs candidats seraient intéressés par un même poste, Magali PECQUERY précise que le chantier est « à venir » et que les critères seront travaillés avec les organisations syndicales. 

Quelles sont les possibilités de mobilité lors d’une suppression de poste ?

Dans la fiche juridique relative aux fonctionnaires titulaires, il est précisé : « En cas de suppression d’emploi, le fonctionnaire titulaire est affecté dans un emploi vacant correspondant à son grade au sein du département ministériel dont il relève, dans le département de sa résidence administrative ».

Or, à ce jour, il y a hélas une certitude : le nombre d’emplois vacants au MAASA, dans les départements et dans les régions impactées, sera insuffisant pour permettre l’affectation de la majorité des agents dont le poste sera supprimé.

Concernant la règle des 3 postes proposés à un agent, Magali PECQUERY précise qu’elle ne s’applique que dans le cas où un agent revient de disponibilité ou de congé parental et pas en cas de suppression de poste.

La CFDT-Agriculture pose à nouveau la question de la possibilité pour les agents de bénéficier d’une priorité pour pourvoir des postes vacants au sein d’autres ministères que le MAASA et demande si une démarche proactive a été engagée dans ce sens par l’administration du MAASA auprès de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP).

Magali PECQUERY dit avoir « rencontré hier la DGAFP » et insiste sur la difficulté de mobiliser les préfets des régions impactées tant qu’il n’y aucune certitude concernant l’échéance de la suppression des postes.

La CFDT-Agriculture, consciente de l’enjeu pour les agents de pouvoir rester dans la région et donc de cette possibilité de pouvoir bénéficier d’une priorité pour pourvoir des postes vacants dans d’autres ministères, voire dans des collectivités territoriales, continuera à se mobiliser à ce sujet.

Bourse à l’emploi : quand et comment ? 

Lors du groupe de travail de décembre, il avait été évoqué la création d’une bourse à l’emploi spécifique, qui dérogerait aux calendriers mis en place pour les mobilités classiques au sein du ministère. Le projet n’a pas avancé, mais Nadine RICHARD-PEJUS indique qu’il est possible de proposer une offre d’emploi au MAASA sans publication externe (sur le 206, mais aussi sur d’autres BOP métiers, dans la limite des compétences des candidats), et d’ouvrir également des possibilités chez les opérateurs.

La CFDT-Agriculture réaffirme son avis favorable à la création de cette bourse à l’emploi et attend des avancées significatives sur cette proposition de l’administration lors du prochain groupe de travail.

LES AGENTS «EXPORT», ACTUELS OUBLIÉS DU DISPOSITIF

La CFDT-Agriculture interroge l’administration sur les 99 ETP affectés en DRAAF ou en DDI sur les missions support ou export. Sont-ils concernés par le RESET ? Et si oui, qu’est-il prévu pour eux ?

Magali PECQUERY répond qu’effectivement, ces agents sont concernés, mais dans des proportions moindres puisque ces missions représentent des « bouts d’ETP », complétés par de la certification, mission qui restera d’actualité. Elle indique (encore) qu’elle « ne sait pas trop ce qui va se passer », mais que dans le contexte actuel d’économies budgétaires dans les services publics, ces postes seront impactés à terme. Elle ajoute que « dans un premier temps, on s’occupe des postes SIVEP car il s’agit d’ETP « pleins », mais que le sujet est identifié ».

Pour la CFDT-Agriculture, une attention devra être portée sur ce dossier lorsqu’il arrivera sur le dessus de la pile : ces « bouts d’ETP » ne sont pas négligeables, puisqu’ils représentent parfois la totalité des effectifs d’un pôle dans certaines DRAAF !

ARRÊTÉ DE RESTRUCTURATION 

Un point positif : le projet d’arrêté de restructuration présenté prévoit bien toutes les mesures d’accompagnement possibles en cas de restructuration.

L’arrêté de restructuration devra être soumis à l’avis préalable de la DGAFP, puis faire l’objet d’un avis du CSA ministériel.

La CFDT-Agriculture demande quelle sera la période couverte avant la publication de l’arrêté de restructuration (article 5).

Magali PECQUERY précise que cet arrêté devant être cosigné par la DGAFP, le MAASA a peu de « souplesse » et qu’il ne sera pas possible d’avoir plus d’un an de rétroactivité. De plus, elle insiste sur la durée maximale d’application de l’arrêté, qui est de 3 ans. Plus la rétroactivité sera importante, plus la période restante suite à la signature de l’accord SPS et à la suppression effective des postes sera courte (exemple : rétroactivité au 01/01/2026, fin de l’application de l’arrêté au 01/01/2029).

Les représentants des organisations syndicales s’interrogent : quel conseil donner aux agents concernant une demande de mobilité ? Se projeter et anticiper la demande de poste, conformément aux recommandations des IGAPS en espérant bénéficier éventuellement de cette période de rétroactivité ou attendre la publication de l’arrêté de restructuration ?

Magali PECQUERY répond « qu’on laisse partir les agents mais qu’on ne les pousse pas au départ, les contrôles devant être assurés au moins jusqu’à la signature de l’accord SPS. »

La campagne de mobilité de printemps au MAASA aura lieu au mois d’avril. La CFDT-Agriculture recommande aux collègues des postes de contrôle frontaliers de prendre connaissance des postes proposés et de candidater quand c’est possible sur un ou plusieurs de ces postes. En cas de besoin, nous pourrons apporter un appui sur les demandes de mobilité.




Les absences pour raisons parentales ou familiales remises à plat toolTips('.classtoolTips214','FranceAgriMer');

 

Dans une décision du 10 décembre 2025, le Conseil d’État a enjoint à l’administration, de publier avant le 10 juin 2026 un décret, listant les autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à la parentalité et à certaines situations familiales. Un groupe de travail s’est réuni en date du 27 janvier 2026. Il était destiné à préparer le projet de décret, qui sera présenté pour avis au Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) le 11 mars 2026.

Un constat partagé

L’article 45 de la loi de transformation de la Fonction Publique prévoit « qu’un décret en Conseil d’Etat détermine la liste des autorisations spéciales d’absence (familiales et parentales) et leurs conditions d’octroi et précise celles qui sont accordées de droit. »

Cette loi n°2019-828 est parue au Journal Officiel le 7 août 2019. De très nombreux groupes de travail se sont ensuite réunis pour préparer les instances officielles avant la parution des décrets d’application. En ce qui concerne les ASA parentales et familiales, un groupe de travail unique s’est tenu le 20 juin 2020, avant de faire paraître un décret. Les propositions de l’administration étant régressives, la CFDT Fonctions Publiques avait alors écrit aux ministres chargés de la Fonction Publique : Olivier Dussopt et Amélie de Montchalin pour défendre les droits acquis des agents publics et en permettre d’autres. En réponse, le projet de décret avait été mis sous le tapis. Depuis, à la Fonction Publique d’Etat, la Fonction Publique Hospitalière et la Fonction Publique Territoriale, la pluralité de circulaires entrainant complexité, arbitraire, et inégalité de traitement entre les agents publics a persisté.

Le but du gouvernement : classer les mesures en trois groupes 

  • Les ASA de droit : pour effectuer les examens obligatoires en cas de grossesse, pour la PMA, pour l’adoption, l’annonce du handicap, d’une pathologie chronique ou du cancer d’un enfant, pour le décès d’un enfant.
  • Les ASA sous réserve des nécessités de service : ASA horaire à compter du 3ème mois de grossesse, mariage ou PACS, décès d’un membre de la famille et garde d’enfant.
  • Les aménagements et les facilités horaires sous réserve de l’accord de l’autorité de gestion : allaitement, parents d’élèves, préparation à la naissance, rentrée scolaire.

La direction générale de la fonction publique (DGAFP) a un mandat restrictif

Affirmant un objectif de rationalisation, la DGAFP écarte toute augmentation de volume des ASA, réaffirme le caractère de plafond des mesures et du nombre de jours envisagés, refuse de discuter de ce qui ne relève pas strictement de la parentalité et des familles dont les questions de santé (ex : congés gynécologiques, don du sang), exclut les proches aidants en raison des congés existants.

La CFDT veut du progrès social pour les agents publics

Elle revendique un système d’ASA qui correspond aux parentalités et aux familles du XXIème siècle. Simplification et harmonisation doivent rimer avec avancées sociales. Les ASA pour cause de décès, de mariage et de PACS doivent être de droit et augmentées. Tout en se réjouissant d’avoir obtenu des avancées notables pour les familles monoparentales, la CFDT refuse que l’on rogne les droits pour les enfants de plus de 11 ans qui passeraient de 6 à 3 jours. L’ensemble des organisations syndicales a comme objectif commun d’améliorer le projet du gouvernement, et de lier ces ASA aux groupes de travail sur l’égalité professionnelles entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales ont apprécié la volonté affichée de certains représentants des employeurs territoriaux et de la représentante de la fédération hospitalière de France, de considérer le projet discuté dans ce groupe de travail comme un socle.

La CFDT demande au Gouvernement de prendre ces employeurs publics aux mots

Il faut améliorer le texte avant sa présentation lors d’un second groupe de travail, et permettre après la parution du décret en juin 2026, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027, des négociations avec les employeurs publics pour l’enrichir et le faire coller aux réalités de terrain.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



Logement des agents publics : une accélération de la mise en œuvre des actions toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

Le troisième groupe de travail sur le logement des agents publics s’est tenu le 28 janvier 2026 sous la présidence de Guillem Canneva. Cette séance a permis de dresser un état d’avancement des dispositifs récemment mis en place par l’État, d’évoquer les évolutions législatives en cours et de présenter les orientations territoriales à venir.

Alors que les difficultés d’accès au logement pèsent de plus en plus sur l’attractivité et les conditions de vie des agents, la CFDT a rappelé l’urgence d’obtenir des mesures concrètes, coordonnées et équitables sur l’ensemble du territoire.

Cette réunion a permis de faire le point sur les actions engagées par l’État et sur les perspectives à venir pour améliorer l’accès au logement des agents publics.

Un portail logement qui rencontre un réel succès

Le nouveau simulateur de droits du portail « Logement des agents publics », mis en ligne le 26 novembre 2025, connaît une forte fréquentation : 40 000 simulations ont déjà été réalisées en deux mois. Cet outil permet aux agents de mieux connaître leurs droits et les solutions de logement existantes. Des données plus détaillées seront présentées lors d’une prochaine réunion au printemps.

Le portail a également été présenté lors d’un salon virtuel organisé par le Crédit social des fonctionnaires (CSF) le 27 novembre 2025. Plus de 5 000 inscrits, preuve de l’intérêt fort des agents pour les questions de logement.

Une loi pour renforcer l’action des employeurs publics

Une proposition de loi sur le logement des agents publics, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 janvier 2026 et examinée par le Sénat en février, vise à donner davantage de moyens aux employeurs publics pour faire face aux difficultés de logement.

Les principales évolutions issues des débats parlementaires :

  • Des ajustements concernant les logements liés à la fonction ;
  • Un meilleur encadrement des cessions de biens publics ;
  • Des dispositifs renforcés pour certains agents, notamment ceux du ministère de la Justice avec un élargissement du périmètre des bénéficiaires : la possibilité pour les établissements de santé de créer des filiales pour la gestion de leur patrimoine immobilier.

L’objectif est clair : mieux mobiliser le foncier de l’État, optimiser l’utilisation des logements sociaux réservés aux agents et améliorer leur accompagnement, en tenant compte des réalités locales.

Une future circulaire pour agir au plus près des territoires

Un projet de circulaire à destination des préfets a été présenté. Il vise à organiser l’action de l’État dans les territoires autour du logement des agents publics.

Cette démarche repose sur plusieurs principes :

  • Cibler en priorité les territoires où les tensions sur le logement sont les plus fortes ;
  • Associer les collectivités locales et les établissements hospitaliers ;
  • S’appuyer sur le dialogue social ;
  • Ne pas bouleverser les organisations existantes.

Concrètement, l’action serait organisée au niveau régional pour identifier les zones prioritaires, et au niveau départemental pour définir et mettre en œuvre des actions adaptées.

Les mesures envisagées concernent notamment l’information des agents, la mobilisation des employeurs publics, l’accompagnement des projets immobiliers et une meilleure utilisation des logements existants.

Dans son intervention, la CFDT a salué cette initiative, qu’elle considère comme un signal positif face à une situation devenue urgente. Les difficultés de logement ont un impact direct sur l’attractivité des métiers publics, la mobilité des agents et la continuité des services publics.

Cependant, la CFDT estime que le projet reste trop général. Pour être réellement efficace, il devra préciser :

  • Quels moyens concrets seront mobilisés ;
  • Quels financements seront disponibles ;
  • Comment les différents acteurs (État, collectivités, bailleurs sociaux) travailleront ensemble.

La CFDT a rappelé également que les difficultés de logement concernent tous les agents publics, qu’ils relèvent de l’État, des collectivités territoriales ou des hôpitaux. Une politique efficace doit donc associer les trois fonctions publiques, à l’échelle des bassins de vie.

Enfin, la CFDT demande plus de clarté sur la notion de « publics prioritaires » et sur la manière dont les actions seront suivies et évaluées dans le temps.

En réponse, Guillem Canneva a précisé que les agents prioritaires dits “essentiels” sont ceux qui assurent la continuité du service public, une définition qui peut varier selon la réalité des territoires.

Il a confirmé que le calendrier était serré et que la démarche se déroulerait en deux étapes :

  • Une première phase de diagnostic rapide, avec la désignation de référents logement au niveau régional ;
  • Une seconde phase pour construire une stratégie locale à partir des outils existants, en lien avec les nouveaux élus municipaux.

Il a également confirmé que cette politique concerne l’ensemble des agents publics, y compris dans les territoires ultramarins, et que le dialogue social devra se tenir au plus près du terrain.

L’amélioration de l’accès au logement des agents publics est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur. La CFDT a réaffirmé sa volonté de participer activement aux travaux, avec un objectif clair : obtenir des avancées concrètes, durables et équitables pour tous les agents publics.

Une bourse pour le logement est sans conteste une bonne initiative. Il ne faut cependant pas oublier que la problématique du logement pour les agents de la fonction publique a aussi d’autres origines.

Avec des rémunérations qui n’évoluent pas, un coût de la vie qui augmente et avec les évolutions liées à la vie privée, se loger notamment dans les grandes villes devient parfois impossible, obligeant les agents à s’éloigner de leur lieu de travail (avec des durées de transport plus longues)… l’Ile-de-France et les grandes métropoles sont logées à la même enseigne.

Et que dire de la situation de certains stagiaires qui pour être titulaires suivent une formation en ayant un double logement aux coûts parfois tout aussi exorbitants !

La CFDT-Agriculture souhaite que :

  • La rémunération indiciaire des agents puisse à nouveau évoluer, pas uniquement sur les aspects indemnitaires, afin de redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des agents publics.
  • La situation particulière des stagiaires au MAASA puisse être revue avec la hausse des indemnités ad’hoc leur permettant de se loger sans difficulté pendant leur période de stage.

 

> Pour aller plus loin :
  • Le support de présentation de la DGAFP

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Le calendrier des concours et des examens professionnels du ministère de l’agriculture pour 2026

 

La note de service SG/SRH/SDDPRS/2026-59 du 4 février 2026, qui concerne la programmation des concours et des examens professionnels du ministère chargé de l’agriculture pour l’année 2026, vient de paraître. Vous la trouverez en bas de cet article.

L’organisation et la mise en œuvre du calendrier 2026 est assuré par le bureau des concours et examens professionnels (BCEP).

Les agents peuvent se procurer toutes les informations utiles via les supports ou interlocuteurs suivants :

Le calendrier prévisionnel :

Ce calendrier est joint à la note de service et peut être également consulté sur le site internet via le lien : https://concours.agriculture.gouv.fr/calendriers-previsionnels

> La note de service :

2026-59_Programmation concours et examens profs_2026




Remplacements exceptionnels en abattoir : nouvelles modalités de recensement et d’indemnisation toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

 

Afin d’assurer la continuité des missions de contrôle sanitaire en abattoir, la note de service SG/SRH/SDCAR/2026-39 publiée le 29 janvier 2026 précise les nouvelles modalités de recensement et d’indemnisation des agents assurant des remplacements à titre exceptionnel en abattoir d’animaux de boucherie et de volailles.

Cette note abroge la précédente note de service du 4 janvier 2024 et s’inscrit dans la continuité du plan d’attractivité des métiers de l’inspection en abattoir, lancé en 2021.

Un dispositif indispensable à la continuité du service public

Face aux difficultés récurrentes de mobilisation de moyens pour assurer des remplacements de courte durée dans les services d’inspection en abattoir, certaines directions départementales font appel à des agents affectés sur d’autres sites ou au siège des directions.

Ces remplacements, par nature exceptionnels, sont indispensables : un abattoir ne peut fonctionner sans la présence effective du service vétérinaire d’inspection. Ils ouvrent donc droit à une compensation financière spécifique, distincte de la rémunération des heures supplémentaires réalisées sur le site habituel d’affectation.

Position de la CFDT-Agriculture :

Quand l’exception devient la règle.. force est de constater que le « caractère exceptionnel » qui se répète chaque année dans le cadre « du plan d’attractivité des métiers d’inspection en abattoir » a une fâcheuse tendance à devenir pérenne. En conséquence, le dispositif mis en place en 2021 mériterait largement d’être stabilisé dans l’intérêt des services et des agents comme l’a déjà exprimé à plusieurs reprises la CFDT (notamment ICI).

La DGAL avait indiqué vouloir réfléchir à un nouveau vecteur indemnitaire devenu aujourd’hui vecteur fantôme.

Ce nouveau vecteur est pour la CFDT incontournable pour les raisons suivantes :

  • Assurer un bon niveau de remplacement sans démotiver les agents, cela semble être dans l’intérêt des services !
  • Les montants de CIA plafonnés peuvent réduire les montants perçus par les agents, même sur une année donnée…
  • Avec la refonte de la cartographie des fonctions en lien avec la revalorisation de l’IFSE, certains agents baissent de groupe… avec pour conséquence immédiate un plafond de CIA encore plus faible !

La CFDT-Agriculture constate qu’il semble plus facile à trouver des budgets pour les exploitants agricoles, mais pas pour les agents du ministère….

Agents concernés : qui peut bénéficier de l’indemnisation ?

Le dispositif s’adresse aux fonctionnaires titulaires et agents contractuels rémunérés sur le programme 206, qu’ils soient affectés en abattoir ou au siège de la DRAAF.

Sont éligibles :

  • Les techniciens supérieurs du ministère chargé de l’agriculture ;
  • Les adjoints techniques du même ministère ;
  • Les agents contractuels exerçant des fonctions de catégorie B.

Pour chaque remplacement effectué, un motif devra être fourni à la DGAL afin de justifier le caractère exceptionnel de la situation.

En revanche, ne sont pas éligibles :

  • Les fonctionnaires stagiaires et les apprentis ;
  • Les agents relevant d’un corps de catégorie A ;
  • Les agents dont l’abattoir concerné figure déjà dans le périmètre habituel d’intervention mentionné sur leur fiche de poste ;
  • Les agents ne relevant pas des catégories listées ci-dessus.

Durée et montant de l’indemnisation

L’indemnisation est calculée sur la base du nombre de jours de remplacement effectués, avec un plafond annuel fixé à 55 jours ouvrables. Au-delà de ce seuil, aucun versement ne pourra être accordé.

Le montant forfaitaire de l’indemnisation est fixé à 40 euros bruts par jour de remplacement.

Le versement est normalement effectué une fois par an, après recensement des agents concernés, sous réserve du respect du plafond réglementaire de CIA du groupe de fonction de référence de l’agent pour les fonctionnaires.

Modalités pratiques de recensement

Le recensement des agents s’effectue via l’outil numérique Grist, dont les modalités de saisie sont précisées à l’ouverture de chaque campagne annuelle.

La campagne couvre les remplacements réalisés entre le 1er septembre de l’année N-1 et le 31 août de l’année N.
Les données doivent être transmises à la DGAL au plus tard le 5 septembre, puis relayées au bureau du pilotage de la rémunération avant le 30 septembre.

Le calendrier prévisionnel de mise en paiement est le suivant :

  • Novembre : versement pour les agents titulaires ;
  • Décembre : versement pour les agents contractuels.

Un accompagnement assuré par les services centraux

Les bureaux du pilotage du programme « sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation » (DGAL) et du pilotage de la rémunération (SRH) restent mobilisés pour accompagner les services et répondre à toute difficulté rencontrée dans la mise en œuvre de ce dispositif.




Ce qui change au 1er février 2026 …

 

Ce 1er février 2026, plusieurs changements entrent en vigueur. Péages d’autoroutes, frais bancaires, livrets d’épargne, cigarettes, etc : tour d’horizon des nouvelles mesures qui vont modifier votre quotidien.

Facture d’électricité : une baisse très modeste

Le prix de l’abonnement de tous les contrats de fourniture d’électricité va baisser à partir de ce 1er février. Elle s’explique par une réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) qui finance le régime des retraites des salariés des industries chimiques et gazières. La baisse se chiffrera à 10 euros environ par an pour les particuliers.

Facture de gaz : le prix repère poursuit sa descente

Bonne nouvelle pour les clients qui se chauffent au gaz. Le prix repère du gaz diminue, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie. Le prix moyen du kWh passera de 0,132 à 0,13043 euro, pour la cuisson et l’eau chaude. Pour le chauffage, le montant passe de 0,102 à 0,09983 euro. Un ménage chauffé au gaz, avec une consommation de 11 200 kWh/an verra sa facture annuelle baisser de 23 euros.

Chèque énergie : dernière ligne droite pour les demandes

Les foyers éligibles au chèque énergie, et qui ne l’auraient pas reçu lors de l’envoi exceptionnel de novembre 2025, ont jusqu’au 28 février pour en faire la demande. Cette aide destinée aux ménages modestes permet de régler les dépenses énergétiques. La démarche s’effectue en ligne sur le site dédié ou par courrier. Un simulateur permet de vérifier son éligibilité.

Frais bancaires : une hausse qui grignote les économies d’énergie

Les tarifs bancaires augmentent de 3 % en moyenne par rapport à février 2025, selon l’association de consommateurs CLCV, qui a étudié les tarifs proposés par 107 banques en métropole et en Outre-mer. Les frais de tenue de compte vont augmenter de 6,39 % en moyenne, soit 24,64 euros par an.

Les livrets d’épargne sanctionnés par le reflux de l’inflation

De nouveaux taux entrent en vigueur pour les livrets réglementés. Le taux du Livret A va baisser à 1,5 % au lieu de 1,7 %. Même chose pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret jeune.

Le Livret d’épargne populaire (LEP) va bénéficier, en revanche, d’un coup de pouce avec un taux à 2,5 % au lieu de 1,9 % pour protéger l’épargne des foyers les plus fragiles face à l’inflation.

Péages d’autoroutes : une hausse faible, mais une hausse encore !

Les prix des péages augmentent de 0,86 % en moyenne le 01/02/2026.

Sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF), appartenant à Vinci Autoroutes, les tarifs évoluent de + 0,62 % en moyenne. Dans l’ouest de la France, sur le réseau Cofiroute, les augmentations varient de 1,21 % à 1,41 % ; tandis que les prix atteignent + 1,19 % sur l’A65 Pau-Langon de la société A’Liénor. Les autoroutes du réseau Paris-Normandie (SAPN) voient, elles, leurs prix évoluer de + 1 % à + 1,25 %.

La fin du financement du permis de conduire avec le CPF

Le projet de loi de finances pour 2026 restreint le recours au compte personnel de formation (CPF) pour financer son permis de conduire. La prise en charge grâce au CPF restera uniquement accessible aux demandeurs d’emploi ou aux salariés bénéficiant d’un financement de la part de leur entreprise. Ces restrictions entreront en vigueur après la promulgation du texte, ce qui pourrait arriver mi-février.

Remboursement de billets d’avion : une procédure d’indemnisation durcie

À partir du 7 février, les modalités de remboursement des billets d’avion vont évoluer. En cas d’annulation de vol ou de retard important, les passagers devront désormais obligatoirement passer par une médiation avant toute action en justice. Ils devront saisir un médiateur tourisme et voyage pour tenter de résoudre le litige, précise le site Service public. Cette mesure vise à répondre à la multiplication des contentieux dans le secteur aérien.

Moins d’aides de la CAF pour certains foyers

Les aides de la caisse d’allocations familiales (CAF) diminuent pour un certain nombre de familles. Cette baisse s’explique par la revalorisation de 1,8 % des plafonds de ressources, alliée à la prise en compte, à partir de cette année, des revenus de 2024 dans le calcul des allocations.

Du fait de l’augmentation rapide des salaires en 2024, supérieure à la hausse des plafonds, certains ménages pourraient se retrouver au-dessus du seuil d’éligibilité à certaines aides.

Titres-restaurant : attention à la date limite

Les tickets-restaurant émis en 2025 arrivent en fin de validité. Pour les titres au format papier, ils ne sont plus utilisables dès le 1er février. Les versions dématérialisées restent valables jusqu’à fin février, sauf si leur durée de validité a été prolongée par une démarche spécifique.

Paquets de cigarettes : des hausses ciblées sur certaines marques

Fumer va coûter encore un peu plus cher. Certains paquets seront plus cher chez votre buraliste à compter de ce dimanche :

  • Lucky Strikes X Series et X Series clair : 12,70 € (+ 0,20 €)
  • Dunhill Argent et Bleu : 13,70 € (+ 0,20 €)
  • Craven Rouge : 13,20 € (+ 0,20 €)
  • Vogue l’Originale Verte Ice : 12,60 € (+ 0,20 €)
  • Winfield Rouge : 12,70 € (+ 0,20 €)
  • Gauloises Blondes : 13 € (+ 0,40 €)

Deux marques vont connaître une légère baisse de tarifs : The King 100’s Blue (- 0,20 €), les Winston et les Camel (- 0,10 €). Les détails sont à retrouver sur le site des Douanes.

> Source : CFDT-UFETAM   



Rémunérations des agents publics : salaires, primes et inquiétudes sur la politique du gouvernement toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Vous trouverez ci-dessous une analyse faisant suite au courrier intersyndical adressé au Premier ministre le 16 janvier, puis un éclairage sur la mission d’évaluation des primes et indemnités des agents publics révélée par Acteurs publics, qui interroge directement la politique salariale menée à l’égard des agents.

Le gouvernement pressé d’agir sur les rémunérations des agents publics

Alors que le pouvoir d’achat des 5,8 millions d’agents publics continue de se dégrader, les huit organisations syndicales de la fonction publique demandent une revalorisation du point d’indice et des grilles indiciaires. « L’absence, au sein du projet de loi de finances, de toute mesure de revalorisation indiciaire, par l’augmentation de la valeur du point d’indice et/ou l’amélioration de la grille indiciaire, est à nouveau un signal de découragement et d’indifférence envoyé aux agent·es publics, écrivent la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP dans un courrier adressé au premier ministre, Sébastien Lecornu, le 16 janvier dernier.

Une faute politique

« Dans le contexte de déficit aggravé des carrières de la fonction publique, c’est une faute politique qui est en passe d’être à nouveau commise. » Ensemble, les organisations syndicales de la fonction publique formulent quatre exigences : la revalorisation du point d’indice, des mesures de revalorisation des grilles indiciaires, l’abrogation de la baisse de 10 % des rémunérations pendant les congés maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence.

Selon les signataires, il y a urgence : la rémunération nette moyenne des agents a diminué de 0,9 % depuis 2023. « Le gel de la valeur du point d’indice en 2024 et 2025, la suspension de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d’achat), la mise en place d’une indemnité différentielle en 2025 et 2026, la réduction de la rémunération pendant les congés de maladie ordinaire sont venus aggraver la situation et sont vécus par les agent·es publics comme un camouflet sinon une punition ».

Laure Revel, nouvelle secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, dépeint une situation salariale devenue intenable : « Une fois de plus, les agents publics sont laissés-pour-compte. Si rien n’est fait, la fonction publique va continuer à perdre en attractivité, au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. »

> Par Guillaume Lefèvre
Journaliste

D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 

Primes des agents publics : un audit gouvernemental qui interroge

Les alertes lancées par la CFDT Fonctions publiques sur l’absence de revalorisation salariale trouvent un éclairage particulier à la lecture des révélations d’Acteurs publics. Dans deux articles exclusifs publiés les 26 et 27 janvier 2026, le média spécialisé dévoile une initiative de Matignon concernant les primes et indemnités des agents publics, sur fond d’objectifs budgétaires assumés.

Selon Acteurs publics, le Premier ministre a adressé, fin décembre 2025, une lettre de mission à trois inspections générales (IGF, IGA et Igas). Il leur est demandé d’évaluer l’ensemble des primes et indemnités versées aux agents publics, titulaires comme contractuels. Officiellement, il s’agit d’en améliorer la « lisibilité » et l’« efficacité ». Mais la lettre mentionne explicitement la recherche d’économies « substantielles » afin de contribuer à la réduction de la dépense publique (source : Acteurs publics, 26 janvier 2026).

Quand le gouvernement cherche des économies sur les primes plutôt que sur le point d’indice

Le périmètre initial de cette mission est très large. Il inclut notamment l’analyse du Rifseep, régime indemnitaire de référence, dont le déploiement reste inégal selon les ministères. Les inspections doivent aussi se pencher sur les primes catégorielles, nombreuses et parfois spécifiques à certains corps, ainsi que sur leur indexation éventuelle et leurs règles de cotisation. La question sensible de la prise en compte des primes dans les droits à pension, via la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), fait également partie des sujets à expertiser.

Autrement dit, une part croissante de la rémunération des agents publics est placée sous audit, dans un contexte où le traitement indiciaire, lui, demeure gelé. Une situation qui fait écho aux constats dressés par la CFDT Fonctions publiques : baisse du pouvoir d’achat, suppression de la GIPA, réduction de la rémunération en cas de congé maladie et absence de perspectives salariales.

Face aux réactions syndicales et à la polémique provoquée par ces révélations, le gouvernement semble toutefois avoir enclenché un mouvement de recul. Dans un second article publié le 27 janvier 2026, Acteurs publics indique que Matignon préparerait une nouvelle lettre de mission, au périmètre plus restreint. Celle-ci serait recentrée sur les seules « évolutions catégorielles » intervenues depuis 2022, dont le coût a fortement augmenté ces dernières années.

Ce rétropédalage traduit la sensibilité politique et sociale du sujet. Plusieurs sources citées par Acteurs publics évoquent le risque d’un « incendie social » et d’un blocage du chantier « carrières et rémunérations » que le ministre de la Fonction publique, David Amiel, dit vouloir relancer. Le cabinet du ministre affirme ainsi que la lettre de mission du 26 décembre n’était qu’une version provisoire, même si les inspections ont déjà été désignées.

Pour les organisations syndicales, ces informations confirment les craintes d’un agenda caché : faute de revalorisation du point d’indice, le gouvernement semble chercher des marges de manœuvre du côté des primes, au risque d’accentuer encore les inégalités et de fragiliser le pouvoir d’achat des agents. Dans ce contexte, les revendications portées par la CFDT Fonctions publiques – revalorisation du point d’indice, refonte des grilles, fin du jour de carence et des sanctions en cas de maladie – apparaissent plus que jamais d’actualité.

> Par CFDT-UFETAM

Sources : Acteurs publics, articles des 26 et 27 janvier 2026.




Conseil supérieur de la fonction publique de l’État (CSFPE) du 15 janvier 2026 toolTips('.classtoolTips50','Conseil supérieur de la fonction publique de l\'État'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social');

 

Le CSFPE s’est réuni le 15 janvier 2026. Il a émis un avis favorable sur un projet de décret concernant les personnels contractuels de l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), afin qu’ils puissent accéder de manière dérogatoire à la Fonction Publique. L’instance a également examiné un bilan du corps interministériel à gestion ministérielle (CIGEM) des attachés de l’administration de l’État.

Projet de décret sur l’ASNR

Une loi du 21 mai 2024 relative a créé, au 1er janvier 2025, une nouvelle autorité, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), en fusionnant l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Cette loi a prévu que, pendant 6 années, les contractuels de l’ASNR pourront être titularisés dans la fonction publique.

Le projet définit les modalités d’accès dérogatoires à la fonction publique. Il précise comment l’ancienneté des contractuels peut être prise en compte pour accéder aux promotions et garantit le maintien des rémunérations.

Le texte assure la reconnaissance des compétences et de l’ancienneté des agents titularisés. La CFDT l’a approuvé par son vote.

Bilan du CIGEM des attachés d’administration de l’État

En préambule, le DGAFP a rappelé les annonces du ministre délégué de la Fonction Publique lors du Conseil Commun de la Fonction Publique du 13 janvier 2026 :

  • Les taux de promotion du 2ème grade seront revus ;
  • Le 3ème grade sera dé-fonctionnalisé ;
  • L’échelon spécial sera linéarisé dès 2026.

La CFDT a souligné que le bilan fait apparaître une situation très insatisfaisante. Elle a mis en exergue de fortes préoccupations.

  • L’égalité professionnelle reste à construire, en témoigne la sous-représentation des femmes dans les 2ème et 3ème grade ;
  • L’accès au corps est très déséquilibré, par exemple le passage par les IRA n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être ;
  • La mobilité ne touche que 4 % du corps. Elle était pourtant une des promesses de sa création ;
  • Les grilles indiciaires sont obsolètes et les carrière manquent de dynamisme ;
  • La convergence indemnitaire entre les ministère doit être mise en œuvre en commençant par documenter les écarts existants.

Le document présenté au CSFPE avance des perspectives d’évolution. Il s’agit notamment de la mise en place d’un collège interministériel de gestion du corps sur le modèle de celui des administrateurs de l’État, de l’adoption d’orientations générales interministérielles, et de l’ouverture de discussions sur les grilles.

Des groupes de travail avec les organisations syndicales sur ces points seront organisés.

La CFDT s’est dite prête à discuter de tous ces sujets. Elle a affirmé l’urgence à traiter le manque d’attractivité du CIGEM si on veut éviter l’effondrement de ses effectifs.

> Source : UFFA-CFDT  



Autorisations spéciales d’absence : une réforme sous contrainte… et sous surveillance syndicale toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips299','Complément indemnitaire annuel (part variable du RIFSEEP, versée en décembre chaque année)');

 

Après plus de six ans d’attente, le gouvernement s’apprête enfin à revoir le régime des autorisations spéciales d’absence (ASA) dans la fonction publique. Le ministère de la Fonction publique doit présenter, le 27 janvier, ses premières orientations aux organisations syndicales. Cette réforme, attendue de longue date, répond à une injonction du Conseil d’État qui a sommé l’exécutif, en décembre 2025, de publier le décret prévu par la loi de transformation de la fonction publique de 2019.

À l’origine, cette loi visait à mettre fin aux fortes disparités entre administrations dans l’octroi des autorisations d’absence liées à la parentalité et aux événements familiaux. Faute de cadre réglementaire commun, ces absences relevaient largement de pratiques locales, souvent encadrées par de simples circulaires, juridiquement fragiles. Un argument que le gouvernement reprend aujourd’hui à son compte en affirmant vouloir « clarifier, harmoniser et sécuriser » les droits des agents.

Une sécurisation bienvenue… sur certains points

Le futur décret devrait d’abord consolider plusieurs droits déjà introduits par la loi mais encore insuffisamment sécurisés. Sont notamment concernés les temps d’absence pour se rendre aux examens médicaux obligatoires liés à la grossesse, ou aux actes médicaux dans le cadre d’une procréation médicalement assistée. Les situations d’adoption devraient également être mieux reconnues, tout comme les autorisations d’absence accordées en cas de décès d’un enfant ou lors de l’annonce d’un handicap, d’une pathologie chronique ou d’un cancer chez un enfant.

Sur ces aspects, les organisations syndicales reconnaissent la nécessité de mettre fin à l’insécurité juridique actuelle. Mais cette « consolidation » ne saurait masquer l’autre versant du projet, beaucoup plus préoccupant.

Des reculs redoutés sur les droits familiaux

Le gouvernement entend en effet revoir les autorisations d’absence accordées « sous réserve des nécessités de service », en s’alignant davantage sur le droit du secteur privé. C’est notamment le cas pour les congés liés au mariage ou au PACS, dont la durée serait réduite à quatre jours, soit un jour de moins que ce qui est généralement pratiqué aujourd’hui dans la fonction publique.

Mais c’est surtout la question des absences pour garde d’enfants malades ou en cas de fermeture d’école qui cristallise les inquiétudes. Le projet prévoit une modulation des droits en fonction de l’âge de l’enfant : six jours par an pour les enfants de 0 à 11 ans, trois jours seulement entre 12 et 15 ans, avec un doublement pour les familles monoparentales. Une logique que le ministère justifie par une probabilité moindre de maladie avec l’âge.

Pour la CFDT Fonctions publiques, la ligne est claire. « Sécuriser juridiquement ne doit en aucun cas servir de prétexte à réduire les droits existants », alerte sa secrétaire générale, Laure Revel. Le critère de l’âge, jugé peu pertinent, risque d’aboutir concrètement à une diminution des possibilités de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, en particulier pour les agents les plus exposés.

La CFDT rappelle également que, contrairement au secteur privé, les agents publics ne bénéficient pas de conventions collectives susceptibles d’améliorer les minima réglementaires. Toute baisse inscrite dans un décret aurait donc un impact direct et durable.

Une réforme encore en discussion

Le ministère assure que le projet comprend aussi « des droits nouveaux » et se veut équilibré, notamment en direction des familles monoparentales. Il insiste sur le fait que la réunion du 27 janvier constitue un premier temps d’échanges et que le dialogue se poursuivra dans les mois à venir.

Pour la CFDT, la vigilance reste de mise. Le calendrier est contraint : le décret devra être publié avant le 10 juin. D’ici là, l’enjeu est clair : obtenir une harmonisation par le haut, qui sécurise les droits des agents sans remettre en cause les acquis sociaux. Sur ce terrain, la CFDT entend peser pleinement dans les discussions.

> Source : CFDT-UFETAM  



Crédits Santé, Sécurité et Conditions de Travail 2026 : ce qu’il faut retenir toolTips('.classtoolTips263','Union régionale interprofessionnelle (structure CFDT)');

 

Dans le cadre de la politique ministérielle de prévention des risques professionnels, la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (SSCT) du comité social d’administration (CSA) ministériel reconduit en 2026 son dispositif de cofinancement d’actions de prévention.
La note de service SG/SRH/SDDPRS/2026-41 du 22 janvier 2026 précise les orientations, priorités et modalités de dépôt des demandes pour l’année en cours.

Un dispositif au service du plan national de prévention

Les crédits SSCT ont pour objectif de soutenir les structures dans la mise en œuvre du plan national de prévention 2024-2027, adopté par la formation spécialisée du CSA ministériel.
Ils permettent de cofinancer des actions concrètes visant à améliorer la santé, la sécurité et les conditions de travail des agents, après examen par les instances de dialogue social compétentes.

Les projets doivent avoir été présentés préalablement :

  • À la formation spécialisée SSCT du CSA de proximité,
  • À défaut, au CSA de proximité,
  • Ou aux commissions d’hygiène et de sécurité locales (CoHS).

Six domaines prioritaires éligibles en 2026

Pour l’année 2026, six axes prioritaires ont été définis :

 

  1. Outils de pilotage de la prévention
    Soutien à la mise en place d’outils de management de la santé et de la sécurité au travail, notamment pour le suivi des risques et la mise à jour du DUERP et de son programme de prévention.
  2. Développement d’un dialogue social plus stratégique
    Actions favorisant un dialogue social structuré et efficient au sein des instances SSCT, notamment via des outils d’évaluation et d’amélioration des conditions de travail.
  3. Santé et sécurité en abattoir
    Actions de prévention et d’amélioration des conditions de travail non couvertes par d’autres dispositifs, notamment hors marché d’assistance-conseil en ergonomie de la DGAL.
  4. Prévention primaire des risques psychosociaux (RPS)
    Actions de prévention des violences et agressions, analyses de retours d’expérience (Retex), dispositifs favorisant l’expression collective et l’analyse du travail réel.
    Dans les DDI, seules les actions relevant des politiques spécifiques du ministère sont éligibles.
  5. Prévention des risques chimiques
    Actualisation des évaluations des risques liés aux agents chimiques, en particulier dans les laboratoires et services de contrôle, avec le déploiement d’outils tels que Seirich.
  6. Conditions de travail dans les exploitations agricoles des EPLEFPA
    Études techniques et analyses du travail réel visant à améliorer la santé et la sécurité au sein des exploitations agricoles.

Actions non éligibles : points de vigilance

Certaines catégories d’actions ne peuvent pas être financées sur les crédits SSCT, notamment :

  • Les aménagements de postes pour les agents en situation de handicap (relevant d’autres crédits spécifiques),
  • Les actions RPS des DDI hors périmètre ministériel,
  • L’achat d’équipements ou d’EPI,
  • Les actions de formation (sauf dérogation pour la formation de formateurs internes),
  • Le coaching relevant du PAMS ou les actions de médiation dans les établissements d’enseignement.

Modalités de dépôt et calendrier 2026

Les demandes de cofinancement doivent être déposées à l’aide de la fiche d’opération (annexe 1), accompagnée des pièces justificatives requises (PV des instances, plan de financement, DUERP, bilan 2025 le cas échéant).

  • Date limite de dépôt des dossiers complets : 16 mars 2026
  • Examen des dossiers par le groupe de travail : 1er avril 2026
  • Transmission obligatoire du compte-rendu d’utilisation des crédits : avant le 31 décembre 2026

La délégation des crédits interviendra après l’examen des dossiers par la formation spécialisée du CSA ministériel.

Un bilan 2025 encourageant

À titre d’information, le bilan 2025 fait apparaître une mobilisation significative des crédits, principalement en faveur :

  • De la prévention primaire des RPS,
  • Des actions en abattoir,
  • Et des outils de pilotage de la prévention.

Ces éléments constituent un retour d’expérience précieux pour la préparation des projets 2026.

> Document à consulter :



Modalités du concours pour le recrutement du corps d’ingénieurs des eaux, des ponts et des forêts (IPEF) toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips270','

Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts

'); toolTips('.classtoolTips290','Risques psychosociaux');

 

Un arrêté du 16 janvier 2026, publié au Journal officiel du 20 janvier 2026, précise les modalités d’organisation, la nature et le programme des épreuves du concours externe sur titres et travaux pour le recrutement dans le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF)

Un concours organisé par spécialités

Le concours est ouvert par spécialités, dont la liste (voir en fin d’article) est fixée en annexe de l’arrêté. Celles-ci couvrent un large champ de compétences, allant notamment des sciences du vivant et de la protection des écosystèmes à la décarbonation de l’énergie, au numérique et à la science des données, en passant par les risques naturels, la gestion durable des ressources ou encore les infrastructures de transport.

Un dossier de candidature central

L’inscription repose sur le dépôt d’un dossier détaillé, comprenant notamment :

  • Un CV ;
  • Les rapports liés au doctorat (rapports de rapporteurs et de soutenance, ou justificatifs équivalents) ;
  • Une note de présentation du parcours, des travaux, publications et engagements du candidat ;
  • Une lettre de motivation explicitant l’intérêt pour les missions et métiers des IPEF.

Ce dossier constitue la base de l’évaluation du candidat tout au long du concours.

Deux phases : admissibilité et admission

Le concours comprend :

  • Une phase d’admissibilité, fondée exclusivement sur l’examen du dossier par le jury. Cette phase n’est pas notée mais permet d’apprécier les compétences, le parcours et l’adéquation du profil à la spécialité choisie ;

  • Une phase d’admission, composée de deux épreuves orales obligatoires :

  1. Un entretien avec le jury (40 minutes, coefficient 4), incluant un exposé du candidat sur son parcours ;
  2. Une épreuve de langue vivante étrangère (anglais, allemand ou espagnol, au choix), sous forme d’un entretien oral (20 minutes, coefficient 1).

Toute note inférieure à 6 sur 20 à l’une des épreuves est éliminatoire.

Classement et jury

À l’issue des épreuves d’admission, le jury établit, par spécialité, la liste des candidats admis par ordre de mérite, avec possibilité de liste complémentaire. En cas d’égalité de points, la priorité est donnée à la note obtenue à l’entretien avec le jury, puis à celle de l’épreuve de langue.

Le jury, commun à l’ensemble des spécialités, est composé de représentants des ministères chargés de l’agriculture et du développement durable, ainsi que de personnalités qualifiées, et est nommé pour chaque session par arrêté conjoint.

Abrogation des dispositions antérieures

L’arrêté abroge les dispositions correspondantes de l’arrêté du 3 décembre 2009, marquant ainsi une mise à jour complète du cadre réglementaire du concours externe sur titres et travaux des IPEF.

 Annexe : Liste des spécialités

  1. Sciences du vivant au service des transitions agroécologiques et alimentaires ;
  2. Connaissance et protection des écosystèmes ;
  3. Évaluation et gestion des risques sanitaires et technologiques ;
  4. Sciences humaines et sociales appliquées aux domaines d’activité du corps ;
  5. Gestion durable des ressources naturelles ;
  6. Sciences des territoires ;
  7. Sciences et technologies du développement durable ;
  8. Évaluation et gestion des risques naturels ;
  9. Numérique et science des données ;
  10. Décarbonation de l’énergie ;
  11. Infrastructures et services de transports terrestres, maritimes et aériens.
> Source : CFDT-UFETAM



Rupture conventionnelle : une incertitude grandissante dans la fonction publique toolTips('.classtoolTips36','Santé sécurité en agriculture (ressources documentaires de la MSA pour la prévention des risques professionnels)');

 

Introduite au 1er janvier 2020, la rupture conventionnelle dans la fonction publique devait permettre, à titre expérimental, de sécuriser des départs négociés entre les agents et leur administration. Cinq ans plus tard, alors que le dispositif arrive à son terme, son avenir reste suspendu à des choix politiques et budgétaires encore loin d’être tranchés.

À ce stade, rien ne garantit que les administrations pourront continuer à proposer ce mode de rupture à compter du 1er janvier 2026. En cause : un calendrier parlementaire chaotique et l’échec de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, qui bloque toute pérennisation immédiate du dispositif.

Un usage mesuré mais révélateur d’un besoin réel

Depuis son lancement, plusieurs milliers d’agents publics ont eu recours à la rupture conventionnelle. Près de 5 000 accords ont été conclus dans la fonction publique d’État en moins de quatre ans. En 2022, les collectivités territoriales en ont comptabilisé un peu moins de 2 000, tandis que la fonction publique hospitalière dépassait les 3 000 ruptures sur la même période.

Ces chiffres peuvent sembler modestes lorsqu’on les compare au secteur privé, où les ruptures conventionnelles se comptent par dizaines de milliers chaque trimestre. Ils n’en sont pas moins significatifs. Ils montrent qu’un certain nombre d’agents publics cherchent, eux aussi, des solutions encadrées pour mettre fin à leur relation de travail lorsque celle-ci ne correspond plus à leur situation professionnelle ou personnelle.

Il faut également rappeler que ce dispositif est resté relativement discret durant sa phase d’expérimentation, faute d’une information claire et homogène dans l’ensemble des administrations. Ce manque de visibilité a probablement limité le nombre de demandes, sans pour autant remettre en cause l’intérêt du mécanisme.

Un outil salué pour sa souplesse et son caractère apaisant

Dans une évaluation rendue publique fin 2024, l’administration a dressé un bilan globalement positif de l’expérimentation. La rupture conventionnelle y est présentée comme un outil complémentaire aux dispositifs existants, reposant sur le volontariat et le dialogue.

L’un de ses principaux atouts réside dans sa capacité à prévenir les situations conflictuelles. En permettant une séparation négociée, elle offre une alternative aux procédures longues et souvent douloureuses, tant pour les agents que pour les employeurs publics. Un constat partagé sur le terrain, notamment dans des contextes de souffrance au travail ou de projets de reconversion professionnelle.

Une pérennisation encore loin d’être acquise

Malgré ces constats favorables, l’avenir du dispositif reste flou. L’expérimentation est arrivée officiellement à échéance le 31 décembre 2025, et aucune mesure réglementaire ou législative ne permet, à ce jour, d’assurer sa continuité.

Une avancée semblait pourtant se dessiner à la mi-décembre lors des débats budgétaires au Sénat. Un amendement gouvernemental visant à inscrire durablement la rupture conventionnelle dans le droit de la fonction publique avait été adopté. Il prévoyait son maintien pour les fonctionnaires et les contractuels des trois versants, ainsi que son extension à certains agents relevant de La Poste et de France Télécom. Les conditions d’accès restaient globalement inchangées par rapport à la phase d’expérimentation.

Mais ce texte n’a jamais abouti. L’échec de la commission mixte paritaire et l’abandon du projet de loi de finances ont stoppé net le processus. Résultat : le dispositif se retrouve à nouveau dans une zone grise juridique, sans perspective claire de prolongation à court terme.

Un sujet de vigilance pour les agents publics

Nous sommes dans le flou total. Sans décision rapide, la rupture conventionnelle ne peut tout simplement plus être possible dans la fonction publique depuis le début de l’année 2026.

Pour la CFDT, cette situation appelle à la vigilance. La question dépasse le simple cadre budgétaire : elle touche aux parcours professionnels, à la prévention des conflits et à la capacité de la fonction publique à proposer des solutions humaines et encadrées aux agents en difficulté ou en transition.

L’incertitude actuelle est un mauvais signal envoyé aux personnels. Reste désormais à savoir si le gouvernement fera le choix de sécuriser ce dispositif ou s’il laissera l’expérimentation s’éteindre sans alternative.

> Source : CFDT-UFETAM 

Document à consulter :




Handicap : Comité National du FIPHFP (18-12-25) toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips228','Fonds pour l\'insertion des personnes handicapées');

 

Le Fonds pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans la Fonction publique (FIPHFP) a tenu son Comité National le 18 décembre 2025.

Actualités du FIPHFP

Année riche autour des conventions : Plus de 120 conventions dont 25 % en primo conventions.

Communication : Retour sur La 29e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées 2025 organisée par l’ADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP qui s’est déroulée du lundi 17 au dimanche 23 novembre 2025 autour de la thématique : « Handicap et emploi : l’égalité pour toutes et tous ! »

  • Variété d’événements sur le territoire ;
  • Partenariats variés avec le journal « Le Monde », « La Gazette des Communes » ;
  • Conférence sur la santé mentale (plus de 100 personnes en présentiel).

Vidéos ludiques :

Des vidéos pédagogiques et ludiques pour accompagner les employeurs dans leurs demandes d’aides.

Publications :

Actions innovantes :

  • Podcasts Recruter autrement : Handimatch ou DuoDay toute l’année (Ville d’Annecy) ou CDD (tremplin de la CNAV en partenariat avec l’ANRH de Tours) ;
  • Sensibiliser par le ludique : Fresque Handicap en Emploi ou Serious Game du ministère de la Justice en Bretagne ;
  • Mobilité inter fonction publique – CMIFP du Puy-de-Dôme ou du Territoire de Belfort ;
  • Anticiper le départ en retraite des agents en situation de handicap.

Catalogue des aides :

Évolutions du catalogue au 1er janvier 2026 :

  • Nouvelles ressources dans le catalogue d’aides ;
  • Une attestation de l’employeur sera demandée en lieu et place du bulletin de salaire ;
  • L’aide aux prothèses auditives : la prise en charge d’un microphone déporté, dès lors qu’il est acheté postérieurement à la prothèse, peut être sollicitée sur l’aide n°13 (adaptation du poste de travail) ;
  • Documents et attestations ajoutés en fin de catalogue ;
  • Des fiches pratiques : sur les « Erreurs à éviter », sur les différentes aides à l’apprentissage et relatives à l’aide n°18 avec des exemples pour illustrer (accompagnement médico-social et soutien professionnel).

Remise en place de la plateforme téléphonique qui n’était plus active.

Présentation de l’étude sur le dimensionnement et le positionnement du réseau territorial du FIPHFP

Rappel des missions des Délégués Territoriaux au Handicap (DTH) : Développer les conventionnements – Animer les Comités locaux – Animer le réseau des employeurs publics – Piloter les partenariats et dispositifs locaux – Représenter le FIPHFP en région – Contribuer à la communication du FIPHFP.

L’enjeu de l’étude pour les différents acteurs concernés est une augmentation des moyens humains sur les territoires. Après étude sur le réseau des DTH, le choix porte sur le scénario à court terme : reprise par le réseau politiques sociales de la caisse des dépôts et consignations et non la caisse des dépôts et consignations elle-même.

Commission des Finances

2e Budget rectificatif 2025 : Approbation à l’unanimité des autorisations budgétaires portant sur l’emploi, les dépenses d’intervention, de fonctionnement. 125 000 000 € de prévision de recettes et 477 859 € de déficit budgétaire.

Budget initial 2026 : La bonne dynamique des conventions employeurs enregistrée en 2024 se poursuit et s’amplifie. L’année 2025 devrait voir la validation de plus de 129 conventions. Sur 2025, les recettes projetées devraient être en nette diminution par rapport à 2024.

L’UNAFAM s’inquiète de la baisse des recettes et d’un déficit croissant qui amènerait à débuter l’année 2032 à zéro. Elle indique qu’il est nécessaire de mener une réflexion sur un nouveau modèle de financement ou réévaluer le taux d’emploi à 7 %.

Le secrétaire général du FIPHFP précise que, comme l’an dernier à la même date, le ministère de l’Intérieur (pour 27,3 M €) et le ministère de l’Éducation Nationale (pour 15,5 M €) n’ont pas encore versé leur contribution, de fait 40 à 45 % des recettes ne sont pas rentrées avec les 2 plus gros contributeurs.

→ La présidente souhaite que le comité ait une réflexion sur les perspectives de nouvelles recettes du FIPHFP car ce dernier ne peut pas augmenter chaque année ses dépenses en les finançant sur des réserves. Cette réflexion devra se poursuivre plus globalement dans le cadre du dialogue social avec la DGAFP.

Approbation pour l’exercice 2026 pour les autorisations budgétaires suivantes (17 pour, abstention CGT).

Commission de l’Accessibilité numérique

Axe « Accessibilité numérique » du projet de primo-convention avec les URSSAF

Ce projet de primo-convention concerne la mise en accessibilité de 5 sites intranet et 5 applicatifs métiers. Dès 2020, des référents accessibilité numérique ont été mis en place et des chantiers majeurs ont été réalisés afin que les sites internet à destination des usagers respectent les normes en vigueur.

Cinq actions sont prévues dans le cadre de la convention avec leur année de mise en œuvre :

  1. Le diagnostic des outils numériques RH internes existants (2026) ;
  2. La mise en conformité des outils internes (2026/2027) ;
  3. La poursuite des formations et de la mobilisation des acteurs internes (2026/2028) CNAF CNAV ;
  4. L’achat d’aides techniques et de logiciels adaptés (2026/2028) dont les demandes sont en augmentation ce qui allonge les délais d’octroi ;
  5. Le suivi et l’évaluation (2027/2028).

Le budget global alloué est de 141 000 €

Axe « Accessibilité numérique » du projet de convention avec les services du Premier Ministre

Une équipe de 4 personnes est dédiée à l’accessibilité numérique. La DINUM est également en contact rapproché et les échanges autour de l’accessibilité numérique sont centralisés via une boîte mail dédiée. Les premiers éléments pour l’accessibilité numérique ont été mis en place en 2021 et 2022.

La mise en conformité de 15 sites internet a été menée entre 2021 et 2025 et le taux de conformité sur l’ensemble des sites est en augmentation. Le plan d’actions 2025 a été réalisé en partie mais la majorité des actions sont encore en cours.

Des audits d’accessibilité sont prévus sur 2026, 2027 et 2028 avec un budget estimatif de 40 000 €/an pour les 2 premières années et 30 000 € pour la dernière.

Commission des interventions

Projet de primo-convention avec les URSSAF

Le projet de convention avec les URSAFF propose 4 axes :

  1. L’axe recrutement des travailleurs en situation de handicap avec communication interne ;
  2. L’axe maintien dans l’emploi avec renfort de sa politique de maintien dans l’emploi, l’amélioration de la visibilité des actions existantes et le développement de nouvelles initiatives autour de l’accompagnement, de la formalisation des procédures, et de la coordination des acteurs. A cet effet, des actions d’accompagnement, de formalisation et d’outils pratiques, de partage des pratiques, de collaboration avec la santé au travail et une réflexion sur la création d’un comité de maintien dans l’emploi et de groupes de parole sont prévues. Les collaborateurs ne sont pas forcément informés, une communication reste à faire ;
  3. L’axe formation a pour objectif le renfort de l’intégration du handicap dans les parcours de formation des managers de l’Urssaf Caisse nationale. Les actions prévues sont la sensibilisation de l’ensemble des managers au handicap et à l’accompagnement des collaborateurs concernés, l’intégration de la thématique du handicap dans le parcours primo manager, le déploiement de nouvelles modalités de formation : réalité virtuelle, e-learning (ex : handicap psychique), le déploiement de la formation PSSM et la consultation et diagnostic des besoins. Professionnalisation des correspondants handicap. Formation des managers aux problématiques de santé (comment accueillir l’information) ;
  4. L’axe communication, information et sensibilisation. Mise en place de Webinaire « RQTH, comprendre le statut », visibilité de la politique handicap, diversification des canaux de communication.

Des projets d’actions de plus en plus ciblées. Il subsiste néanmoins une disparité entre les sites en fonction de leur historique, l’objectif est une harmonisation pour un taux acceptable sur tous les sites.

La CFDT souhaite connaître l’effectif alloué pour ce projet et leur quotité de travail.

Il est répondu qu’une dizaine de personnes sont concernées et que le temps consacré n’est pas mesuré. Le réseau et le travail avec la Dircom doivent être professionnalisés.

Le projet de convention est approuvé pour un montant de 298 338 € (17 pour, abstention Solidaires).

Renouvellement de la convention avec les services du 1er Ministre

La politique de recrutement de personnes en situation de handicap a permis de faire passer le taux de BOE de 3,91 % en 2019 à 4,6 % en 2024.

La convention 2023/2025 a été découpée en 4 axes et 31 actions dont 68 % déjà réalisées et 22 % en cours et un budget global dépensé avec une nette part de provisionnement de la part employeur (126,5 %).

L’objectif du nombre de recrutements a été réalisé au global avec un fort engagement sur 2023.

Le pilotage de la politique handicap est assuré par la haute fonctionnaire au handicap et à l’inclusion. Le suivi de la politique du handicap est assuré lors des comités de pilotage et de comités de suivi avec une participation des représentants des personnels. C’est la référente handicap ministérielle qui assure la mise en œuvre et l’évaluation et travaille avec un réseau de référents qui se professionnalisent.

Le projet de convention 2025-2028 inscrit de multiples actions :

  • Axe 1 : le recrutement des travailleurs en situation de handicap et notamment l’apprentissage : un objectif du taux de progression BOE réajusté pour atteindre un minima de 6 % en 2028 ;
  • Axe 2 : le reclassement et la reconversion des personnes déclarées inaptes ;
  • Axe 3 : le maintien dans l’emploi : développement de l’accompagnement individualisé des agents en situation de handicap ;
  • Axe 4 : la formation des agents et des tuteurs en relation avec les travailleurs en situation de handicap ;
  • Axe 5 : la communication, l’information et la sensibilisation au handicap de l’ensemble des collaborateurs ;
  • Axe 6 : l’accessibilité numérique : dans le cadre du schéma pluriannuel numérique, un programme de mise en place d’audits initiaux d’accessibilité numérique est établi sur les trois années couvertes par la convention ;
  • Axe 7 : action(s) innovante(s) : dispositif d’accompagnement professionnel globalisé composé de modules collectifs et individuels qui puissent être articulés selon les besoins afin de favoriser l’évolution professionnelle/ progression de carrière. Le projet s’appuie sur l’expérimentation menée en interne et s’inscrit dans la logique du programme « Handi’talents » piloté par la DGAFP ;
  • Axe 8 : Autres dispositifs financés totalement par l’employeur. (Ex-travail avec les ESAT pour les jardins de Matignon avec un projet de composteurs).

Le projet de convention de subventionnement est approuvé pour un montant de 381 200 € (17 pour, abstentions solidaires).

Commission Partenariat et communication

  1. Information sur le déroulement des étapes du Tour de France des 20 ans du FIPHFP. Le Tour de France des 20 ans du FIPHFP se déroule depuis février 2025. Plusieurs rendez-vous ont déjà eu lieu et les étapes se poursuivent jusqu’au 2 juillet 2026, date à laquelle se déroulera la clôture avec le colloque et les trophées des trophées. La 10e date se tiendra à Angers avec un plateau composé notamment d’une journaliste et d’un philosophe. Alexandre Jollien. Un focus est fait sur les webinaires organisés avec la Gazette des Communes. Ce format permet de drainer environ 400 participants sur chaque édition avec une cible très variée ce qui permet aussi d’élargir et de tisser des liens avec des réseaux plus larges.
  2. Bilan de la semaine Européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap. La SEEPH s’est déroulée du 17 au 21 novembre 2025 avec au programme, le premier jour, une conférence de lancement à l’INJS, un webinaire sur l’Étude IFOP, une conférence sur la santé mentale et la Fonction publique en collaboration avec Le Monde. À cette occasion, un film a été diffusé reprenant des témoignages très puissants. Un webinaire sur l’accessibilité universelle a été diffusé le second jour. Puis le point sur la Santé mentale s’est déroulé sur 3 jours avec notamment la signature de conventions Duoday avec le Centre de gestion du Finistère et celui du Morbihan.
  3. Échange sur l’organisation de l’événement final prévu le 2 juillet 2026. La directrice du FIPHFP précise que tous les participants auront le choix de 2 conférences en fonction des thèmes ; la possibilité d’un enregistrement de toutes les conférences est en cours d’examen pour permettre une diffusion ultérieure. L’objectif est de valoriser l’anniversaire et qu’il y ait du contenu pour nourrir les réflexions sur les pratiques. Il y a aussi un objectif de partage en matière de handicap et d’emploi avec des temps d’échange et de l’interactivité. La Présidente du Comité National souhaite que les représentants du comité national mais aussi des autres instances et des comités locaux soient présents. La directrice du FIPHFP confirme que tous les administrateurs sont invités, le comité des usagers, le conseil scientifique et les comités locaux (3 représentants pris en charge). Des éléments de communication seront envoyés à partir de janvier 2026.

Commission Évaluation

Point d’étape sur les chantiers engagés suite aux recommandations formulées par la Cour des comptes dans son rapport sur la gestion du FIPHFP en date du 6 mars 2024.

Le rapport s’appuie sur une trentaine d’entretiens avec les équipes du FIPHFP, les tutelles, la Fédération Hospitalière de France (FHF), la Fédération Nationale des Centres de Gestion (FNCDG), les Départements de France et les Délégués Territoriaux au Handicap (DTH) et une analyse documentaire et financière.

Il pose 3 grands constats et recommandations :

  1. Une gouvernance à fluidifier et une stratégie d’emploi des fonds à dynamiser ;
  2. Une modernisation à poursuivre pour réduire les coûts et une qualité de service à améliorer ;
  3. Les interventions du FIPHFP : des modalités à améliorer et un impact à évaluer.

Synthèse :

  1. Le FIPHFP a connu un renouveau de ses instances, consolidant son positionnement et renforçant son utilité. La Cour des comptes recommande la mise en place d’une stratégie opérationnelle d’intervention pour le FIPHFP ;
  2. La gouvernance du FIPHFP est caractérisée par des échanges de qualité et un fonctionnement consensuel au sein de ses instances. La Cour des comptes recommande d’alléger les travaux du Comité national et de les recentrer sur les sujets stratégiques ;
  3. Le FIPHFP bénéficie d’une situation financière excédentaire, grâce à des recettes abondantes et à des résultats excédentaires en 2021 et 2022, ce qui a permis une augmentation inédite de ses réserves. La Cour des comptes recommande une élaboration stratégique d’utilisation des réserves, une démonstration simplifiée de l’utilité de ses financements, une communication renforcée sur son offre et une amélioration des enquêtes de satisfaction ;
  4. L’intervention de la Caisse des Dépôts sécurise la gestion administrative du FIPHFP et favorise sa modernisation, tout en permettant une diminution tendancielle des coûts de gestion ;
  5. La Cour des comptes recommande de simplifier les modalités de sollicitation et d’instruction des aides ainsi que des procédures de conventionnement, d’évaluer l’efficacité, la satisfaction de l’offre de services du FIPHFP et de l’impact sur le taux d’emploi. Elle recommande aussi d’améliorer la visibilité du FIPHFP : optimisation de la communication, mettre en avant les employeurs publics et les partenaires ;
  6. Les partenariats du FIPHFP avec l’Agefiph et Pôle Emploi peuvent encore gagner en transparence et en efficacité. La Cour des comptes recommande que le FIPHFP soit parfaitement informé par l’Agefiph et Pôle Emploi de l’utilisation des fonds et de l’efficacité des actions menées.

La directrice du FIPHFP constate le bon travail effectué, ainsi la Cour des Comptes pourra constater que les recommandations ont été suivies. Le FIPHFP a été incité à effectuer des enquêtes de satisfaction auprès des bénéficiaires mais le retour est partiel. Elle indique notamment 2 difficultés. Premièrement, les personnes interrogées ne jugent pas l’action du FIPHFP mais la politique d’emploi de leur employeur. Donc même si le FIPHFP propose un accompagnement de qualité, si l’employeur ne le met pas en œuvre, les retours seront négatifs. Ensuite, le comité n’a pas accès aux personnes en situation de handicap puisque ce sont des données confidentielles, seul l’employeur public a la liste nominative. Elle précise qu’un travail est en cours. Il est donc intéressant de s’appuyer sur des organismes de sondages extérieurs.

Échanges sur les thématiques à aborder lors des prochains comités

La directrice du FIPHFP propose une feuille de route des missions et plusieurs points :

  1. France Travail et Cap Emploi souhaitent présenter un bilan de l’accompagnement mis en œuvre pour les demandeurs d’emploi ;
  2. Retour sur l’enquête de satisfaction lancée en octobre 2025 et point sur les évolutions ;
  3. Cartographie des 14 risques identifiés avec les plans d’actions associés ;
  4. La CFDT souhaite améliorer le suivi de certaines conventions notamment celles allongées à 4 ans car on connaît le résultat du bilan de la convention seulement à son terme. Sur certaines thématiques, il faudrait mettre en exergue ce qui est exécuté afin de réfléchir en comité sur l’évolution.

La CFDT signale que les comptes-rendus des comités de pilotage de suivi des conventions sont accessibles et intéressants ; ils permettent d’avoir un effet miroir sur la réalité des choses, ce sont de vraies ressources très condensées.

La CFDT était représentée par Marie Christine OUDART et Sébastien GUILLAUME.

Prochain comité national le 11 mars 2026.

> Source : CFDT-UFETAM