1er groupe de travail rémunérations – La CFDT fonctions publiques est partie ! toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Alors que la CFDT Fonctions publiques porte depuis plusieurs mois la revendication d’une véritable négociation sur les parcours de carrière et les rémunérations des agents publics, l’ouverture annoncée d’un cycle de discussions le 13 avril 2026 suscitait des attentes légitimes. Dans un contexte de forte hausse des prix du carburant, et de tensions accrues sur le pouvoir d’achat, les agents attendaient des signaux concrets.
Malgré la présence du ministre à l’ouverture de ce cycle, aucune perspective tangible n’a été présentée, ni à court, ni à moyen, ni à long terme. Face à l’absence de réponses à ces enjeux urgents et essentiels, la CFDT Fonctions publiques a fait le choix de quitter la séance.

Le ministre de la Fonction publique a présenté l’ouverture de ce cycle de discussions comme une démarche « structurante », centrée sur un diagnostic partagé des carrières et des rémunérations.

Il a toutefois largement insisté sur les contraintes pesant sur les finances publiques, liées au contexte économique et budgétaire national et international, rappelant que les prochains gouvernements devront prioritairement consolider les comptes publics.

S’il a reconnu les difficultés immédiates rencontrées par les agents, notamment face à la hausse du coût des carburants, aucune réponse concrète n’a été apportée pour faire face à l’urgence sur le pouvoir d’achat. Il a indiqué aux participants du groupe de travail que ce point sera l’occasion d’une prochaine discussion.

Le ministre a évoqué de nombreuses pistes de réflexion (architecture des carrières, lisibilité et détassement des grilles, place de l’indemnitaire, reconnaissance des débuts et milieux de carrière), mais sans calendrier, sans méthode précise et sans engagement, renvoyant de fait les arbitrages à de futures échéances politiques.

A l’issue des déclarations liminaires des organisations syndicales et des employeurs présents, le ministre a quitté la séance au bout d’une heure.

Pour la CFDT Fonctions publiques, ce discours, essentiellement introductif, reste très éloigné des attentes fortes, urgentes et légitimes des agents publics. La CFDT Fonctions publiques a alors fait le choix de quitter la séance, ainsi que toutes les organisations syndicales (cf. communiqué intersyndical ci-dessous).

Les documents de séance n’avaient pas été remis au préalable de ce groupe de travail.


> D’après l’article initialement
publié par L’UFFA-CFDT

Documents à consulter :

  • Courrier CFDT au premier ministre et au ministre de la fonction publique du 3 avril 2026 ICI
  • Déclaration liminaire CFDT du 13 avril 2026 ICI
  • Communiqué de presse intersyndical du 13-04-26 ICI



1er Mai : les syndicats obtiennent gain de cause

 

La mobilisation des organisations syndicales afin d’éviter la banalisation du 1er Mai aura payé. La proposition de loi visant à élargir le nombre de secteurs professionnels susceptibles de faire travailler les salariés ce jour-là a été enterrée par le Premier ministre. Il n’y aura aucun changement cette année.

« La tentative de certaines formations politiques pour attaquer le seul jour férié et chômé de l’année a échoué. » Au lendemain d’un week-end de tractations, Marylise Léon ne cache pas sa satisfaction. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est finalement engagé à ne pas convoquer la commission mixte paritaire (CMP) censée aboutir à une loi élargissant considérablement le nombre de salariés susceptibles de travailler le 1er mai. Selon la secrétaire générale de la CFDT, « il s’agit d’une première victoire des organisations syndicales, qui se sont unanimement exprimées contre cette proposition de loi ». Un courrier intersyndical avait d’ailleurs été adressé en ce sens au Premier ministre en vue de dénoncer un passage en force dans le cas où se tiendrait une CMP.

Et pour bien faire passer le message, lundi 13 avril au soir, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a reçu les organisations syndicales (les organisations patronales seront reçues ce soir) pour confirmer la décision de Matignon et ainsi enterrer la proposition de loi. Plus question de reporter une nouvelle fois son examen, l’abandon est bel et bien acté. Un vrai motif de satisfaction puisque la CFDT s’est démenée tout le week-end pour en arriver là. « Nous allons avoir un 1er mai 2026 tout ce qu’il y a de plus classique », résume le secrétaire général adjoint de la CFDT, Yvan Ricordeau.

Durant cette brève réunion au ministère du Travail, les partenaires sociaux se sont engagés à mener des discussions dans les quelques branches – notamment la branche de la boulangerie artisanale – où la question du 1er-Mai soulève un vrai mécontentement. « Nous croyons au dialogue social », a bien insisté Jean-Pierre Farandou, tout en précisant que ces discussions sectorielles devraient s’ouvrir dans les semaines à venir et ne concerneraient pas le 1er mai 2026.

Un rappel du droit

Comment est-on arrivé à un tel pataquès ? Pourquoi le gouvernement est-il aujourd’hui obligé de faire machine arrière, face au tollé provoqué par cette proposition de loi qui s’attaquait à l’un des symboles du monde ouvrier dans la plupart des pays du monde ? Un petit rappel du droit s’impose.

Le 1er mai est actuellement le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés. Il existe néanmoins une dérogation à ce principe : l’article L3133-6 du code du travail autorise les établissements qui ne peuvent interrompre leur activité à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Ces derniers bénéficient alors d’une majoration de salaire de 100 % pour cette journée, ladite majoration ne pouvant être remplacée par une autre compensation (un jour de repos, par exemple).

Là où ça se complique, c’est que la loi ne fixe aucune liste de ces établissements. Si on peut logiquement y intégrer les hôpitaux, les Ehpad, les services de transports, les établissements hôteliers ou les services de gardiennage, c’est moins évident en ce qui concerne d’autres activités. En principe, les préfectures procèdent à une analyse au cas par cas des entreprises qui doivent apporter la preuve que leur activité est indispensable localement. Et en cas de litige, ce sont les juges qui déterminent quelle activité est susceptible de bénéficier de cette dérogation. L’employeur qui n’apporte pas de justification encourt une amende de 750 euros par salarié employé ce jour-là.

Dans les années 80, le ministre du Travail a eu l’occasion d’affirmer que les établissements qui étaient autorisés à accorder le repos du dimanche par roulement (comme les boulangeries et les fleuristes) pouvaient se prévaloir de la dérogation au chômage du 1er mai. À la suite de quoi une tolérance administrative en ce sens a existé. Mais, dans un arrêt de mars 2006, la Cour de cassation a rappelé que l’employeur était soumis à l’obligation d’apporter la preuve selon laquelle la nature de son activité l’empêchait d’interrompre le travail le jour du 1er mai.

Lobbying et extension à outrance

Depuis, les lobbys des boulangers et des fleuristes tentent de reconquérir le passe-droit qui a longtemps prévalu dans leur secteur d’activité. La proposition de loi déposée le 25 avril 2025 au Sénat et adoptée par la chambre haute au début de l’année est directement issue de ce combat. Elle va même beaucoup plus loin, en permettant l’emploi de salariés le 1er mai dans des activités aussi diverses que la fabrication ou la préparation de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate (par exemple les boulangeries), la vente exclusive de produits alimentaires au détail (les épiceries, boucheries, poissonneries), la réponse à un besoin traditionnel du public propre au 1er-Mai (la vente de muguet, donc les fleuristes et les jardineries) ou encore l’exercice d’une activité culturelle (les théâtres, cinémas, musées, etc.). Autant dire que le droit d’un jour férié payé et chômé de plusieurs milliers de salariés serait remis en question si cette proposition était allée à son terme.

Pour 2026, l’histoire semble donc pliée. Le débat et la négociation sont renvoyés là où ils doivent être, à savoir au niveau des branches et des organisations syndicales comme patronales… mais le sujet, lui, reviendra à coup sûr, sans doute dès 2027.

> Par Jérôme Citron
Rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine


Préserver l’essentiel

Une nouvelle fois, les parlementaires ont tenté de balayer cette journée fériée et chômée pour les travailleurs et les travailleuses. Le 1er Mai n’est pas un hochet politique que l’on agite à des fins partisanes. C’est un acquis historique autant que symbolique, une reconnaissance de tous les travailleurs.

Notre opposition à cette proposition de loi était totale. Nous l’avons portée, en intersyndicale, autant auprès des parlementaires que du Premier ministre et du ministre du Travail. Et nous avons obtenu le retrait d’un texte qui risquait d’ouvrir une brèche en banalisant le fait de travailler pour des millions de salariés.

Nous ne sommes pas dupes et nous l’avons déjà vu par le passé avec le travail dominical : le « volontariat » mis en avant n’est qu’une illusion, car nous savons TOUS que des employeurs peuvent mettre la pression, qu’un salarié d’une TPE n’a pas toujours les moyens de s’y opposer.

Nous avons gagné une bataille, et nous devons nous en réjouir. Hier, le ministre du Travail a proposé des négociations de branches. Selon la CFDT, il est impératif de regarder uniquement dans les branches concernées : les fleuristes et les boulangers – en excluant notamment les boulangeries industrielles. Nous y veillerons. Tout comme nous rappellerons partout en France, lors des mobilisations du 1er mai, que ce jour si particulier doit rester férié ET chômé !

> Par Isabelle Mercier
Secrétaire nationale

Documents à consulter :

  • Courrier intersyndical du 4 mars 2026 ICI
  • Courrier intersyndical adressé au premier ministre du 12 avril 2026  ICI



Guide pour vous aider à remplir la déclaration des revenus 2025 (Impôts 2026) toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

L’essentiel à connaitre pour votre déclaration de vos revenus 2025 : calendrier, conseils et brochure pratique.

Le calendrier pour les déclarations

A compter du 09 avril 2026, plus de 40 millions de foyers fiscaux vont souscrire leur déclaration de revenus. 

La date limite de dépôt de votre déclaration diffère selon les modalités retenues :

  • La déclaration en ligne
    Ce service sera ouvert jusqu’aux dates limites suivantes établies par département :

 

  • La déclaration papier
    Elle doit être déposée au plus tard le mardi 19 mai 2026 à minuit, y compris pour les résidents français à l’étranger. Si vous optez pour le format papier, les formulaires seront envoyés entre le 27 mars et le 24 avril, selon les zones géographiques, il faudra être rapide si vous êtes concernés.
  • La déclaration automatique
    Depuis les revenus 2020, certains contribuables bénéficient de la déclaration automatique. Ce dispositif simplifie la démarche en dispensant les usagers de déclaration, à condition que leur situation n’ait pas changé depuis l’année précédente. Pour être éligible, vous devez avoir été imposé uniquement sur des revenus préremplis par l’administration fiscale en 2025, sans aucun changement de situation (naissance, mariage, déménagement). Si vous êtes concerné, vérifiez simplement les informations préremplies dans votre espace personnel sur le site des impôts, validez-les et signez.

Déclaration : attention aux sanctions en cas de retard

Il est fortement conseillé de noter ces dates dans votre agenda. En effet, en cas de retard, le montant de l’impôt peut être majoré de :

  • 10 % en l’absence de mise en demeure
  • 20 % en cas de dépôt tardif de la déclaration dans les 30 jours suivant la mise en demeure
  • 40 % lorsque la déclaration n’a pas été déposée dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure.

Quel est le taux d’imposition pour 2026 ?

La loi de finances 2026 a réévalué le barème fiscal de 0,9 % par rapport à l’inflation 2025. Selon les services de Bercy, 800 000 foyers échappent ainsi à l’imposition cette année :

  • jusqu’à 11 600 € : vous êtes exonéré d’impôts
  • de 11 601 € à 29 579 € : 11 %
  • de 29 580 € à 84 577 € : 30 %
  • de 84 578 € à 181 917€ : 41 %
  • pour les revenus supérieurs à 181 917 € : 45 %.

Quelles sont les principales nouveautés fiscales de 2026 ?

Taux individualisé

Le taux individualisé de prélèvement à la source est désormais appliqué par défaut pour les couples mariés ou pacsés, sauf choix contraire de leur part. Chaque membre du foyer se voit appliquer un taux de prélèvement correspondant à son niveau de revenus propres.

Déclaration d’occupation

Les propriétaires peuvent mettre à jour la déclaration d’occupation de leurs biens immobiliers si la situation a changé ou si la démarche n’avait pas été effectuée avant. Autre nouveauté cette année : les personnes qui louent un logement ou disposent d’une résidence secondaire sans en être propriétaires doivent désormais le signaler dans leur déclaration de revenus en ligne.

Le crédit d’impôt « services à la personne, emploi à domicile »

À partir de la déclaration 2026, une information supplémentaire devra être renseignée pour ces dépenses : l’identification de l’organisme (entreprise ou association), selon qu’il s’agit d’un mandataire, d’un prestataire, ou d’un salarié à domicile via le Cesu qui a perçu les sommes déclarées.
Cette mention devrait apparaître sous la forme d’une nouvelle ligne ou d’une colonne associée à la liste des dépenses dans l’annexe dédiée.
Les habitués du dispositif connaissent la case 7DB de la déclaration : c’est à cet endroit que figure le montant annuel des dépenses, souvent prérempli, à vérifier, compléter ou corriger.
À côté de la case 7DB, l’administration a ajouté une indication invitant à ventiler « le montant correspondant à chaque type de dépenses d’emploi à domicile ».
Cette ventilation se fait dans l’annexe 2042 RICI, l’annexe « réductions et crédits d’impôt », où les dépenses de services à la personne sont détaillées par catégorie.

Dons aux associations

Le plafond de réduction d’impôt sur les dons en faveur des organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence est doublé pour atteindre 2 000 euros. Le taux de réduction de ces dons est porté à 75 %.

Frais professionnels : les barèmes kilométriques 2026 sont en ligne 

Vous utilisez votre véhicule personnel à des fins professionnelles ? Les frais occasionnés sont déductibles soit forfaitairement, soit en justifiant les frais réels engagés. Ceux-ci dépendent de barèmes établis pour les différents types de véhicules. La brochure fiscale 2026 vient de publier les barèmes kilométriques à appliquer cette année sur votre déclaration de revenus.

> Source : CFDT-UFETAM

Le guide pratique : version intégrale au format PDF (cliquer sur l’image ci-dessous)

Document à consulter : 

  • Brochure déclaration d’impôts 2026 ICI



Un nouvel arrivant à la permanence de la CFDT-Agriculture !

 

Un de nos précédents articles annonçait la future arrivée d’un nouveau permanent à la permanence syndicale de la CFDT-Agriculture.

Ancien chef du pôle santé, sécurité et conditions de travail du bureau de l’action sanitaire et sociale du SRH, Christophe MALGLAIVE, 55 ans, relevant du corps des attachés d’administration de l’État, est mis à disposition à la permanence de la CFDT-Agriculture depuis le 1er avril… et non ce n’est pas une blague !

Dans la mesure où l’administration n’a pas voulu revenir sur l’accord de méthode QVCT que nous avions refusé de signer l’été dernier et pour lequel nous avions réouvert une porte de discussion, la CFDT-Agriculture a souhaité recruter Christophe MALGLAIVE pour que ses compétences soient pleinement utilisées sur cette même thématique dans l’intérêt des agents.

Par ailleurs, Christophe MALGLAIVE a un parcours dans la fonction publique varié (plusieurs ministères), des expériences diverses en tribunal administratif, en DDI, en DRAAF, en lycée agricole et dans différents services de l’administration centrale sur des postes avec une prédominance juridique et réglementaire. Ses compétences seront notamment mises à disposition de nos adhérents dans le cadre du développement d’un service d’aide au contentieux, un de nos axes de développement décidé lors de notre congrès syndical de juin 2025.

Vous pourrez compter sur son engagement auprès de la CFDT-Agriculture à partir de la mi-mai.

 




Pouvoir d’achat des agents, la CFDT écrit au premier ministre et ministre de la fonction publique

 

Alors que les prix du carburant flambent, la CFDT écrit au premier ministre et au ministre de la fonction publique pour demander des mesures compensatoires pour les agents utilisant leur véhicule personnel pour exercer leurs missions de service public, le recours au télétravail facilité, et plus généralement pour que la rémunération des agents publics soit enfin réévaluée.

Courrier aux ministres :

Paris, le 3 avril 2026

Nos références: D1312D261LR

Objet: Pouvoir d’achat des agents publics

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le ministre de l’Action et des Comptes publics,

Depuis un mois, la reprise des tensions au Proche-Orient a provoqué, au-delà du drame humain vécu par les populations civiles et fermement condamné par la CFDT, une hausse significative des prix des carburants. La dernière note de conjoncture de l’INSEE fait ainsi état d’une augmentation d’un point de l’inflation sur un an entre février et juin.

Cette nouvelle accélération de l’inflation intervient dans un contexte particulièrement dégradé pour les agents publics. Après plusieurs années de forte hausse des prix, sans mise en œuvre de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), sans revalorisation générale du point d’indice, et avec une diminution de 10 % de l’indemnisation des arrêts maladie, l’augmentation récente des carburants pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat.

Faute d’une offre suffisante de transports collectifs, de nombreux agents publics sont contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail. Dans ce contexte, il apparaît indispensable que les employeurs publics développent et facilitent le recours au télétravail pour les missions qui s’y prêtent, dans le respect des accords existants, afin de limiter l’impact financier de ces déplacements contraints. Les agents ne pouvant pas télétravailler, et particulièrement ceux ayant de bas salaires, voire très bas, doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des employeurs publics, en mettant en place des mesures spécifiques.

Par ailleurs, certains agents publics utilisent également leur véhicule personnel dans le cadre même de leurs missions de service public. Cette situation appelle la mise en place urgente de mesures compensatoires adaptées, telles que la revalorisation des indemnités kilométriques ou la mise à disposition de véhicules de service issus des flottes professionnelles.

Plus largement, les carrières des agents publics sont aujourd’hui fortement contraintes, avec des grilles salariales « tassées » et des rémunérations en début de carrière insuffisantes pour garantir des perspectives attractives et une reconnaissance à la hauteur des missions exercées.

Pour la CFDT, il est impératif d’engager sans délai un travail de fond sur les carrières et les rémunérations des agents publics, avec pour objectif de redonner des perspectives professionnelles et d’assurer un pouvoir d’achat à la mesure de leur engagement au service de l’intérêt général.

Dans cette perspective, la CFDT demande la désignation rapide d’un interlocuteur dédié aux 5,8 millions d’agents publics et sollicite l’ouverture, dans les meilleurs délais, d’un rendez-vous salarial.

La CFDT se tient naturellement à votre disposition pour tout échange complémentaire que vous jugeriez utile.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre, l’expression de notre respectueuse considération.

Laure REVEL
Secrétaire générale


> D’après l’article initialement publié par l’UFFA-CFDT

Document à consulter :

  • Courrier aux ministres : pouvoir d’achat des agents publics ICI



Conférence Travail Emploi Retraites (TER) : vers un travail plus transversal toolTips('.classtoolTips247','Office national des forêts

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La troisième journée de travaux de la conférence TER (Travail Emploi Retraites), du 13 mars, a permis de boucler la phase de diagnostic. Les partenaires sociaux devraient consacrer les prochaines rencontres à identifier les points de consensus et à lier les trois thématiques.

La conférence Travail Emploi Retraites est à mi-parcours. Après trois journées complètes de travail, les partenaires sociaux – qui ont abordé séparément les thématiques du travail, de l’emploi et des retraites – commencent à pouvoir identifier les sujets qui font consensus, ceux qui divisent et ceux qui mériteraient d’être approfondis. « Les travaux vont se poursuivre, mais dans une forme un peu nouvelle », explique Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. « Il est temps à présent que nous commencions à cartographier les enjeux et à décider collectivement comment avancer, comment faire aboutir toutes ces discussions. »

Marylise Léon pendant son intervention lors de l’ouverture de la Conférence Travail Emploi Retraites, le 5 décembre 2025,
au Conseil économique, social et environnemental (Cese)…© Éric Tschaen/RÉA

Pas de propositions concrètes mais des réflexions…

L’idée n’est pas de tomber d’accord sur des réformes. Dès le début de ces travaux, il était clair que cette conférence n’avait pas pour fonction d’aboutir à des propositions concrètes. Il s’agit plutôt de s’accorder sur les réflexions qui animeront la campagne présidentielle en matière d’organisation du travail, de transitions professionnelles ou encore des fins de carrière. « Pour aboutir à l’été, nous devons à présent construire des ponts entre les dossiers du travail, de l’emploi et des retraites. Autrement dit, faire le lien entre les travaux qui nous ont été présentés jusqu’à présent, réunir les questions de la pénibilité, de la fin de carrière et de la retraite », explique Yvan Ricordeau.

Les prochaines rencontres, programmées les 17 avril et 12 mai, devraient donc se dérouler selon d’autres modalités. Les dates elles-mêmes pourraient être modifiées. Des « réunions transversales » en mai ont été évoquées… sans plus de précision. Une chose est certaine : pour continuer à avancer, cette conférence va devoir évoluer.

> Par Jérôme Citron
rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

 D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo




Les principaux indices : SMIC, Allocations familiales, Chômage, Retraite… toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips214','FranceAgriMer'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)');

 

Fiche mise à jour au 1er avril 2026

SMIC

  • 12,02 € brut de l’heure – (soit 9,51 € net) au 1er janvier 2026
  • 1 823,03 € brut (soit 1 443,11 € net) par mois pour 35h hebdomadaire ;
  • A défaut d’accord ou convention, les taux de majoration sont fixés à :
    • 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires travaillées dans la même semaine (de la 36ème à la 43ème heure)
    • 50 % pour les heures suivantes

MINIMUM GARANTI

Servant de référence pour diverses allocations ou indemnités sociales, il est établi à 4,25 € en 2026.

PLAFOND SÉCURITÉ SOCIALE

4 005 € par mois
48 060 € par an (chiffres pour 2026).

PRIX A LA CONSOMMATION

Baisse de 0,3 % en janvier
Hausse de 0,6 % en février
Hausse de 0,9 % sur un an.

ALLOCATIONS FAMILIALES

Montants 2026 calculés sur le revenu net catégoriel de 2024.

* Avec 2 enfants à charge :

  • Revenus de 79 980 € ou moins par an, le montant est de : 151,05 €
  • Revenus compris entre 79 980 € et 106 604 € : 75,53 €
  • Plus de 106 604 € : 37,77 €

* Avec 3 enfants à charge :

  • Revenus de 86 644 € ou moins par an, le montant est de : 344,56 €
  • Revenus compris entre 86 644 € et 113 268 € : 172,29 €
  • Plus de 113 268 € : 86,14 €

* Avec 4 enfants à charge :

  • Revenus de 93 308 € ou moins par an, le montant est de : 538,08 €
  • Revenus compris entre 93 308 € et 119 932 € : 269,04 €
  • Plus de 119 932 € : 134,53 €

ASSURANCE MALADIE

Sur un an, les dépenses de remboursements du régime général ont augmenté de 4,4 %.

RSA : REVENU MENSUEL DE SOLIDARITÉ ACTIVE

Variant en fonction des ressources du foyer

  • Allocataire seul : 651,69 € par mois.
  • Couple sans enfant ou personne seule avec une personne à charge : 977,54 €
  • Couple avec 1 enfant : 1 173,05 €
  • Couple avec deux enfants : 1 368,55 €
  • Par enfant supplémentaire : 260,68 €

CHÔMAGE – SOLIDARITÉ

Allocation de solidarité spécifique, règle générale : 19,50 € par jour à taux plein.

HANDICAP

Le montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) s’élève à 1 042,62 € par mois pour une personne seule sans ressources.

FONCTION PUBLIQUE

Valeur du point brut : 4,923 € depuis le 1er juillet 2023
Valeur du point net (hors primes et prestations diverses) : 3,907 € depuis le 1er juillet 2023

RETRAITE

Le minimum contributif (Mico) s’élève à 756,29 € par mois (903,93 € pour le minimum contributif majoré).
Le plafond de la pension globale (base + complémentaire + Mico) est fixé à 1 410,89 € par mois.

Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) :
1 043,59 € par mois pour 1 personne seule sans ressources
1 620,18 € par mois pour un couple.

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES

  • Point AGIRC-ARRCO : 1,4386 €
  • Point IRCANTEC : 0,56053 
  • Point RAFP (Fonction publique) pour 2025 : 0,05671 €

ÉVOLUTION DES LOYERS

L’indice de référence des loyers (IRL) de l’Insee, s’établit à 145,78 € au 4ème trimestre 2025.
Soit une hausse de 0,79 % sur un an.

> Source : CFDT-Magazine    

> SITES INTERNET :

Site officiel de l’administration française
www.service-public.fr
www.legifrance.gouv.fr

Espace numérique sécurisé des agents publics
Bulletins de paye, pensions, attestations fiscales, simulation retraite, etc …
https://ensap.gouv.fr

Sécurité sociale
www.securite-sociale.fr

Assurance maladie
www.ameli.fr
Tél. 36 46

Allocations familiales
www.caf.fr

Chômage
www.francetravail.fr
Tél. 39 49

Logement
Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil)
www.anil.org

Handicap
Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées
www.agefiph.fr
www.handicap.gouv.fr

Retraites
Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav)
www.retraite.cnav.fr
www.agirc-arrco.fr
www.cfdt-retraités.fr

Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
www.insee.fr

Formation
www.orientation-pour-tous.fr
www.goinformation.fr

Confédération CFDT
www.cfdt.fr

> POUR ALLER PLUS LOIN :

La CFDT met en ligne « Déchiffrages », les principaux indices économiques et sociaux en France, en Europe et dans le monde. Régulièrement mis à jour, cet outil, réalisé en interne, est une mine d’informations fiables pour tous les adhérents : https://www.cfdt.fr/sinformer/ressources-et-publications/dechiffrage-s-decouvrez-les-chiffres-cles-francais-europeens-et-de-quelques-grands-pays-du-monde




Élections professionnelles 2026 : des tests fin avril !

 

Les élections professionnelles constituent un moment clé de la vie démocratique du service public. Pour garantir un scrutin fluide et sécurisé, une phase de tests grandeur nature est organisée au printemps 2026.

Du 03 au 10 décembre 2026 : un rendez-vous démocratique majeur

Du 03 au 10 décembre 2026, tous les agents de la fonction publique éliront leurs représentants du personnel.

Ces élections constituent un temps fort de la vie collective, essentiel au bon fonctionnement du dialogue social au sein des administrations.

Voter est un acte majeur de votre vie professionnelle qui vous permettra d’élire ceux qui défendront vos droits et vos intérêts, dans les instances de représentation du personnel nationales et locales, dans les négociations et dans les concertations menées au quotidien à tous les niveaux avec l’administration employeur.

Comme en 2022, le vote sera électronique. Une solution de vote électronique est mise en place à cet effet, afin de permettre à chaque agent d’exercer son droit de vote dans des conditions sécurisées et accessibles.

Des élections tests pour fiabiliser le dispositif

Afin de sécuriser l’organisation du scrutin, des élections tests seront organisées du 29 avril au 06 mai 2026.

Objectif : tester la solution de vote électronique, notamment son ergonomie et l’ensemble du processus de vote depuis l’authentification des électeurs jusqu’au dépouillement.

Ces tests permettront :

  • de vérifier la robustesse technique du dispositif,
  • d’identifier les éventuels ajustements nécessaires,
  • de sécuriser les procédures,
  • de garantir des conditions optimales pour le scrutin de fin d’année.

Des services mobilisés pour tester le dispositif

Plusieurs directions et établissements participeront à cette phase d’expérimentation. Leur mobilisation contribuera à fiabiliser l’ensemble du dispositif au bénéfice de tous les agents.

Ont été sélectionnés pour le test des panels d’agents représentatifs de la diversité des situations professionnelles (administration centrale, services territoriaux, opérateurs, outre-mer…).

Pour le MAASA, le dispositif sera testé sur près de 5 000 agents (agents du SRH, SNUM, SAFSL et DICOM pour l’administration centrale, la DRAAF Grand-Est et les DAAF de Mayotte et Guadeloupe, ainsi que les agents de l’ASP, les agents de DDI relevant de la région Grand-Est et enfin les agents de différents établissements de l’enseignement).

 

Si votre service est concerné, vous serez directement informé et accompagné.

Comment voter ?

Du mercredi 29 avril 2026 à 9 heures (heure de Paris) au mercredi 6 mai 2026 à 16 heures (heure de Paris), vous pourrez voter sur votre lieu de travail ou à distance, depuis tout poste connecté à internet, ordinateur fixe ou portable, smartphone ou tablette.

Avant de voter

  1. Connectez- vous au site de l’ENSAP (voir aussi le chapitre suivant sur l’ENSAP) pour récupérer votre code de vote. Courant avril, vous recevrez un message de l’ENSAP vous invitant à vous connecter pour récupérer votre code.
  2. Sur votre messagerie professionnelle, une invitation va vous être envoyée pour rejoindre la plateforme Élections 2026.
  3. Cliquez sur le lien d’invitation et identifiez-vous à l’aide de votre adresse mail professionnelle (identifiant).
  4. Retournez sur votre messagerie professionnelle pour accéder au lien cliquable qui vous a été envoyé.
  5. Cliquez sur le lien pour créer votre mot de passe.

Pour voter

  1. Connectez-vous à la plateforme Élections 2026 à l’aide de votre identifiant (mail professionnel) et de votre mot de passe.
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ENSAP : un outil clé pour voter en 2026

L’ENSAP (Espace Numérique Sécurisé de l’Agent Public) jouera un rôle central dans l’organisation du scrutin.

Ce portail en ligne permet déjà à chaque agent d’accéder à ses bulletins de paie, à ses documents de retraite et à ses informations administratives, 24h/24 et 7j/7.

En 2026, l’ENSAP deviendra également le point d’accès à votre code d’authentification personnel, indispensable pour voter aux élections professionnelles.

 

Pourquoi se connecter dès maintenant ?

Se connecter à son espace ENSAP dès aujourd’hui permet de :

  • vérifier l’exactitude de ses données professionnelles,
  • mettre à jour ses coordonnées (notamment son adresse de messagerie),
  • anticiper ses démarches administratives et de retraite,
  • s’assurer de pouvoir exercer sereinement son droit de vote en décembre 2026.

Connectez-vous dès aujourd’hui !

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  1. Identifiez-vous via FranceConnect ou via vos données (numéro de sécurité sociale, nom, date de naissance, RIB du compte de rémunération)
  2. Vérifiez et mettez à jour vos coordonnées de messagerie (utile pour les notifications)

Quelques minutes suffisent pour sécuriser vos informations… et vous assurer de pouvoir exercer votre droit de vote aux élections professionnelle en 2026 !

 

 




Le cancer du sein reconnu comme maladie professionnelle : une victoire syndicale de la CFDT ! toolTips('.classtoolTips253','Observatoire des missions et des métiers');

 

C’est une première en France : la justice reconnaît un “lien direct” entre le cancer du sein d’une infirmière et son travail de nuit.

En 2014, Sylvie Pioli, 55 ans, se voit diagnostiquer un cancer du sein après avoir travaillé pendant vingt-cinq ans au centre hospitalier de Martigues (Bouches-du-Rhône) comme infirmière de nuit. Accompagnée par les équipes de la CFDT Santé-Sociaux, elle fait une demande de reconnaissance en maladie professionnelle en 2019. Mais devant le refus de la direction de l’hôpital de reconnaître le caractère professionnel de la maladie, Sylvie Pioli saisit la justice en 2021.

Le 3 mars dernier, le tribunal administratif de Marseille a finalement rendu public son jugement, par lequel il enjoint le centre hospitalier à reconnaître l’imputabilité de la pathologie de Sylvie à ses conditions de travail. Pour cela, il s’est appuyé sur les connaissances scientifiques dont on dispose aujourd’hui et a retenu que « les autres facteurs de risques connus tels que génétiques, hormonaux et les facteurs environnementaux et hygiéno-diététiques sont, chez cette infirmière, faibles, voire absents ». Il a donc estimé qu’il « existe une probabilité suffisamment élevée d’un lien direct entre la pathologie dont a été atteinte l’infirmière et ses conditions de travail de nuit, à l’origine du développement de cette maladie ».


Une femme sur huit est touchée par cette maladie en France. En 2023, on a dénombré 61 214 nouveaux cas
de cancer du sein, 913 000 personnes atteintes et 12 757 décès.© Anthony Micallef/Haytham-RÉA

Mieux prendre en compte la santé des travailleuses de nuit

Depuis 2007, de nombreuses études pointent l’impact du travail de nuit sur les fonctions hormonales féminines, entraînant une majoration de risque de cancer du sein (Cancer féminin le plus répandu) : un risque multiplié par trois, d’après l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). pour les femmes travaillant plus de deux nuits par semaine pendant plus de dix ans. Avec le Syndicat national des mineurs, la Fédération Santé-Sociaux et la CFDT Grand-Est, la CFDT accompagne depuis plusieurs années les victimes de cancer du sein dans leurs démarches en vue de la reconnaissance en maladie professionnelle. Plusieurs femmes ont pu en bénéficier, ce qui plaide en faveur de la création d’un tableau de maladie professionnelle pour ce cancer.

La CFDT salue donc la décision du tribunal comme « une victoire pour la victime, les travailleuses, les femmes et l’action syndicale ». Ce jugement pourrait relancer la question des risques professionnels liés aux horaires nocturnes, sachant que le nombre de femmes travaillant la nuit (une pratique répandue dans certains secteurs comme l’agroalimentaire, le transport, la logistique et la santé) a doublé ces vingt dernières années.

> Par Claire Nillus
Journaliste
D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo

Le communiqué de presse CFDT du 18 mars 2026 :

Le mardi 3 mars 2026, le Tribunal administratif de Marseille a reconnu le caractère professionnel du cancer du sein d’une infirmière ayant travaillé pendant près de 25 ans en horaires de nuit admettant ainsi un lien direct et essentiel avec le travail.

Les reconnaissances en maladie professionnelle des cancers du sein sont encore rares, ce dernier étant plus souvent traité par une approche ne prenant en compte que les facteurs individuels. C’est donc une victoire pour la victime, les travailleuses, les femmes et pour l’action syndicale.

En effet, depuis plusieurs années, la CFDT accompagne, avec notamment le syndicat national des mineurs, la fédération CFDT Santé Sociaux et la CFDT Grand Est, les victimes de cancer du sein, dans leurs démarches pour la reconnaissance en maladie professionnelle dont plusieurs victimes ont pu bénéficier. Ces maladies professionnelles reconnues confirment la nécessité de créer un tableau de maladie professionnelle pour le cancer du sein.

La CFDT revendique depuis de nombreuses années une meilleure prise en compte de la santé des femmes, notamment avec le développement des données genrées dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels, encore trop peu renseignées, ainsi qu’une meilleure adaptation des équipements individuels et collectifs. Pour les secteurs plus à risques, des campagnes de dépistages du cancer du sein doivent être développées. Les acteurs de la santé au travail doivent s’emparer de ce sujet.

Le dialogue social et professionnel doit être renforcé pour permettre d’adapter le travail et réduire les risques professionnels.

Chiffres clés :

Avec environ 61 214 nouveaux cas en 2023 et plus de 913 000 personnes atteintes en France, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins et provoque 12 757 décès annuels.

Documents à consulter :

  • Communiqué de presse CFDT du 18 mars 2026 ICI
  • Plaquette Cancer du sein, par la CFDT Grand Est ICI



Réforme du temps partiel thérapeutique : les syndicats dénoncent un recul dangereux pour les agents publics

 

Alors que le gouvernement envisage de restreindre l’accès au temps partiel thérapeutique, l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique s’élève contre une réforme jugée injustifiée et lourde de conséquences pour la santé des agents. Elles dénoncent des mesures susceptibles d’affaiblir un droit essentiel, particulièrement utilisé par les femmes, et exigent le retrait immédiat du projet.

 

Communique_intersyndical_20-03-26_temps_partiel_therapeutique

> D’après l’article initialement publié
par L’UFFA-CFDT




Mieux travailler dans la fonction publique au cœur des discussions

 

Le groupe de travail inscrit à l’agenda social de la DGAFP consacré aux conditions de travail s’est réuni dans un contexte marqué par la conférence « Travail, emploi, retraite ».
La CFDT y a rappelé plusieurs exigences fortes, notamment la nécessité d’une véritable écoute des travailleurs ainsi que la poursuite de la négociation sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) dans la fonction publique initiée en 2024. Retour sur les principaux points abordés dans le compte rendu
.

La réunion est présidée par M. Philippe Charpentier, chef du service des politiques sociales et salariales de la DGAFP.

Organisations syndicales présentes : CFDT, UNSA, FSU, CFE-CGC, FA-FP, Solidaires ;

Absence de la CGT et de FO.

Employeurs publics : Départements de France, des ministères (Intérieur, Agriculture, Éducation Nationale, ministères sociaux, Justice). Le versant FPH n’était pas représenté.

 

En préambule, la DGAFP précise que ce GT travail s’articule avec la conférence « travail emploi retraite » (TER) lancé par le Premier ministre.

La CFDT fonction publique a précisé qu’elle accueillait favorablement la mise en place de ce GT qui est une occasion de promouvoir des espaces de discussions pour parler du travail réel vécu par les agents. Le travail doit être discuté et négocié dans toutes les organisations de travail, notamment lors des transformations climatiques, numériques et démographiques. À ce titre, la CFDT a demandé la réouverture de la négociation sur la QVCT dans les trois versants de la Fonction Publique.

Pour la CFDT, la conférence TER est une instance de consultation et d’échanges et en aucun cas un lieu de dialogue social, nous ne souhaitons pas faire le travail en double, à deux endroits.

Enfin, il est indispensable que les employeurs publics participent pleinement à l’atelier “travail” de la conférence. Nous avons constaté l’absence des représentants de la FPH, la présence d’une seule représentante des employeurs territoriaux, ainsi qu’une DGAFP cantonnée à un rôle d’observatrice plutôt qu’à celui de DRH de l’État.

Échange sur les axes de travail proposés par la DGAFP pour ce GT travail

La DGAFP a expliqué qu’elle souhaitait que l’atelier travail de la conférence TER et le GT travail de la DGAFP soient complémentaires, le GT devant permettre d’aller plus loin dans l’intérêt des agents. Il y a aussi une complémentarité avec les travaux sur le plan santé au travail 2026-2030.

Elle indique aussi que des éléments qui avait été discutés au moment du projet d’accord de méthode en vue d’une négociation QVCT pourraient retrouver leur place dans les travaux du GT.

La DGAFP a présenté trois axes pour ce GT « travail » :

  1. Expression directe des agents et perspective d’un baromètre social commun à toute la fonction publique ;
  2. Préparation et accompagnement des organisations publiques face aux mutations du travail et aux grandes transitions (notamment l’IA) ;
  3. Diffusion et systématisation des démarches promouvant le dialogue professionnel pour améliorer les conditions de travail.

Positions de la CFDT

Axe 1 – Expression directe des agents et perspective d’un baromètre social commun à toute la fonction publique

La CFDT exprime des réserves quant à l’idée d’un baromètre social national. Elle privilégie une approche locale, permettant de coconstruire l’outil au plus près des réalités de travail. Un baromètre à maille fine aurait davantage de sens, notamment s’il est articulé aux indicateurs déjà présents dans les bilans SSCT, le RSU ou d’autres outils existants.

La CFDT insiste également sur la nécessité d’organiser, au niveau des collectifs de travail, des espaces de dialogue professionnel en partant du diagnostic du baromètre et d’en tirer des actions concrètes à expérimenter.

Axe 2 – Préparation et accompagnement des organisations publiques face aux mutations du travail et aux grandes transitions (notamment l’IA)

La CFDT souhaite pouvoir s’appuyer sur les travaux de chercheurs pour nourrir la réflexion sur les mutations du travail en articulation avec les travaux de la conférence TER.

Axe 3 – Diffusion et systématisation des démarches promouvant le dialogue professionnel pour améliorer les conditions de travail

La CFDT estime indispensable de développer de véritables espaces de dialogue professionnel et demande que ces dispositifs soient enfin mis en œuvre concrètement. Les collectifs de travail doivent pouvoir échanger librement sur leur activité, sans présence hiérarchique, afin de libérer la parole, formuler des propositions et améliorer l’organisation du travail. Cette démarche redonne du sens au travail et renforce la reconnaissance des agents, au cœur de la QVCT.

La CFDT a également demandé la mise en œuvre de la recommandation du CESE visant à inscrire l’écoute des travailleurs comme dixième principe de prévention des risques professionnels..

Elle interroge par ailleurs la manière dont la notion de performance des organisations publiques est présentée dans le diaporama. Pour la CFDT, la performance doit être pensée aussi à travers les conditions de travail, les conditions réelles d’exercice des missions, la capacité d’agir des agents et le sens donné au travail. D’où l’importance de s’appuyer sur la définition de la QVCT issue de l’ANI de 2013, afin de clarifier les termes et de garantir une compréhension commune.

Réponses de la DGAFP

La DGAFP indique qu’elle reformulera la notion de performance afin de refléter l’objectif réel : soutenir les équipes pour améliorer la qualité de vie et les conditions de travail.

Elle confirme son accord pour renforcer le lien avec le dialogue social dans les 3 axes.

Trois GT sont programmés jusqu’en juin et le prochain événement du 31 mars « mieux travailler dans la fonction publique » donnera à voir des retours d’expériences réussies.

> Source : UFFA-CFDT  



BRÈVE… SOUFFRANCE AU TRAVAIL… DGAL… SDSSA… toolTips('.classtoolTips6','Délégation du soutien aux services (ex-MAG)'); toolTips('.classtoolTips36','Santé sécurité en agriculture (ressources documentaires de la MSA pour la prévention des risques professionnels)'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips279','Direction générale de l\'alimentation');

 

Souffrance au travail à la Sous-Direction de la Sécurité Sanitaire des Aliments (SDSSA), Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) :

  • Une action de vos représentants en intersyndicale en lien avec la gravité de la situation et des multiples alertes des agents de la SDSSA depuis fin 2024 ;
  • Quand l’administration centrale « souffre », les services déconcentrés sont « à la peine », surtout avec les suites de la réforme de la PSU, sans la « clause de revoyure » promise et des effectifs inadaptés à la charge de travail…

 

Alerte des agents de la SDSSA depuis fin 2024, une situation de souffrance au travail

Les représentants du personnel ont été alertés sur une situation de souffrance au travail au sein de l’une des sous directions de la DGAL, la sous-direction de la sécurité sanitaire des aliments.

Les premières informations remontées sont très préoccupantes : multiples arrêts de travail, agents en télétravail à 100 %, plusieurs agents reçus par le médecin du travail.

Un bref rappel de la chronologie

Au vu de ces éléments très préoccupants, les représentants du personnel réunis en intersyndicale ont engagé les démarches suivantes :

  • Afin de pouvoir évaluer la situation, demande d’indicateurs pertinents et d’inscription de ce sujet à l’ordre du jour de la réunion de l’instance compétente, à savoir la Formation Spécialisée du CSA Administration Centrale (FS du CSA AC) programmée le 10 mars 2026 (courrier intersyndical adressé en ce sens à la Secrétaire Générale (SG) du MAASA le 3 février 2026) ;
  • En complément, afin d’avoir un éclairage le plus complet possible de la situation, demande de rendez-vous à la Directrice générale de l’Alimentation par courrier intersyndical en date du 16 février 2026. Dans ce courrier, la DGAL était également informée de la demande faite auprès de la SG du MAASA. La Directrice générale a répondu favorablement à cette demande avec une rencontre fixée au 12 mars.

En l’absence de réponse de la SG du MAASA et d’inscription de ce point, pourtant signalé comme urgent, à l’ordre du jour de la réunion d’instance du 10 mars, l’intersyndicale a rédigé et lu en instance la déclaration liminaire commune (ICI).

Visite de la SDSSA par la Formation Spécialisée

Suite à cette déclaration, la délibération (ICI) qui prévoit la visite d’une délégation des représentants syndicaux qui siègent dans cette instance, accompagnés par des experts (médecin du travail, inspecteur santé et sécurité au travail, assistant de prévention et assistant social), a fait l’objet d’un vote favorable à l’unanimité lors de la réunion du 10 mars.

L’objectif de cette visite est d’établir un diagnostic le plus complet possible, de façon à engager un plan d’actions pertinent et à améliorer les conditions de travail. Cette visite doit permettre à tous les agents de la SDSSA de se « poser », de présenter librement leur analyse de la situation et de faire des propositions d’amélioration.

Réunion à la DGAL, le 12 mars 2026

Cette réunion était présidée par Maud FAIPOUX, accompagnée par Anne GIREL-ZAJDENWEBER (chef du service des actions sanitaires) et Isabelle CENZATO (DSS).

Dès l’ouverture, Maud FAIPOUX a exprimé sa surprise face à la délibération de la formation spécialisée (FS), qu’elle juge prématurée et en contradiction avec la volonté de dialogue dont elle a toujours fait preuve.

Vu sa volonté de réserver ses réponses aux représentants de la formation spécialisée qui réaliseront la visite de la SDSSA, les échanges ont été très réduits et la réunion écourtée, d’un commun accord entre Maud FAIPOUX et les représentants de la délégation intersyndicale.

Lors de ce bref échange, Maud FAIPOUX met en avant le fait que le problème est circonscrit à un bureau, ne concerne que « quelques agents » et que la situation s’est améliorée grâce aux actions déjà menées par la direction.

A noter, ces réponses de Maud FAIPOUX à des questions ou remarques faites par vos représentants : « la réorganisation de la DGAL date de 4 ans déjà, la réforme de la Police Sanitaire Unique et la délégation des contrôles en remise directe a déjà 2 ans », « la SDSSA n’est pas en première ligne lors des crises sanitaires ».

La position de la CFDT

La CFDT-Agriculture a pleinement conscience des difficultés que rencontrent les services en charge de la santé animale, en administration centrale comme en services déconcentrés.  Elle a déjà soutenu et continuera à soutenir les agents impactés, notamment par la gestion de la crise DNC. Nous invitons bien sûr tous les agents concernés par ces crises à continuer à nous faire part des difficultés qu’ils rencontrent.

Toutefois, il ne s’agit pas là d’une « compétition » entre services, pour mettre en avant celui dont la charge de travail explose le plus, ni d’opposer les agents entre eux, mais d’améliorer les conditions de travail de tous.

Pour la CFDT-Agriculture, il n’est pas possible de minimiser ainsi l’impact majeur que la réforme de la Police Sanitaire Unique (PSU), avec le déploiement concomitant de la délégation des contrôles en remise directe sur l’ensemble du territoire national, a eu sur l’activité de la SDSSA. De plus, dans un contexte de fortes restrictions budgétaires, la « clause de revoyure », avec une augmentation des effectifs après un temps permettant d’évaluer l’impact de cette réforme, n’a finalement pas eu lieu. C’est d’ailleurs une des explications de la charge de travail actuelle démesurée, en administration centrale comme en services déconcentrés. Par ailleurs, concernant la réorganisation de la DGAL, la CFDT-Agriculture rappelle qu’elle a été conduite avant la réforme de la PSU et donc sans cohérence avec cette réforme pourtant majeure. De plus, cette réorganisation de la DGAL a été menée en période de COVID et télétravail à 100 %, avec une concertation très réduite des agents concernés.

Lors de la visite de la SDSSA par les membres de la Formation Spécialisée, la CFDT-Agriculture avec l’intersyndicale veillera à ce que tous les agents de cette sous-direction puissent s’exprimer librement et soient entendus par leur hiérarchie. Elle continuera également à demander les indicateurs (arrêts de travail, télétravail à 100%, turn-over, etc..), qui n’ont toujours pas été fournis aux organisations syndicales, malgré leur demande. Et ceci pour que cette visite permette d’établir un vrai diagnostic de la situation et la construction d’un plan d’actions pertinent.




Conscience contre violence

 

Au-delà de l’onde de choc provoquée par la mort d’un militant identitaire le week-end dernier, resurgit le spectre, tragique, de la violence politique. La CFDT le réaffirme sans détour : quelles que soient les opinions que portent les militants engagés – qu’ils soient politiques, syndicaux ou associatifs –, rien ne saurait légitimer leur meurtre. C’est dans cet esprit que nous avons réagi à la mort de Quentin Deranque.

Ce drame est l’expression la plus brutale d’un climat politique empoisonné. Les discours haineux créent un terrain fertile aux passages à l’acte. Notre démocratie est fragilisée par une polarisation croissante qui dégrade le débat public. Lorsque la polarisation devient extrême, l’adversaire se transforme en ennemi, l’échange d’idées en confrontation physique, et les désaccords en détestation de l’autre. Le débat n’est plus démocratique, c’est une confrontation qui nourrit la violence et l’exclusion. Or, notre démocratie repose sur le pluralisme et le dialogue, dans le respect et la non-violence.

Face aux « ingénieurs du chaos » qui voudraient nous faire croire que la société française serait irréconciliable et fracturée en blocs ennemis, il appartient à l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs de faire vivre par le débat notre démocratie libérale. Celle-ci n’est pas un acquis figé, elle s’est construite patiemment, en gagnant en tolérance, en droits et en ouverture. Loin de la peur, de l’intimidation ou du fatalisme dans lesquels certains voudraient nous enfermer.

Par Olivier Guivarch
secrétaire national de la CFDT

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Drame de Lyon : La CFDT condamne une ultrapolarisation qui conduit à la mort

Le 14 février dernier, Quentin D. est mort après avoir subi des coups d’une violence inouïe, victime d’un lynchage lors d’affrontements politiques.

La mort de militants politiques, syndicaux ou associatifs est une épouvante pour tous les humanistes et une défaite pour ceux et celles qui défendent, par-dessus tout, la démocratie. Elle ne devrait jamais être suscitée par les slogans haineux et les discours justifiant ou relativisant les violences contre les personnes et les biens.

La CFDT condamne le climat guerrier qui s’est emparé du débat public. L’ultrapolarisation des positions politiques est à l’origine de cette ambiance délétère qui refuse le dialogue, disqualifie toutes idées opposées aux siennes et voue aux gémonies les femmes et les hommes qui les portent.

Les auteurs de ce meurtre doivent être rapidement identifiés, jugés et condamnés.

Pour la CFDT, l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs doivent contribuer et appeler au respect et à l’apaisement sans rien renier de leurs convictions profondes.

 

> Document à consulter



Conférence Travail Emploi Retraites : une première journée de travaux a débuté toolTips('.classtoolTips247','Office national des forêts

 ');

 

 

Lancée par le Premier ministre à la fin de l’année dernière, la Conférence Travail Emploi Retraites a réellement débuté le 30 janvier. L’objectif est ambitieux : produire un document d’ici à l’été qui puisse éclairer le prochain débat autour de la présidentielle. Cinq autres journées de travail sont prévues.

La conférence Travail Emploi Retraites (TER) est encore un ovni dans le paysage politique et social. Lancé par le Premier ministre lorsqu’il a décidé de suspendre la réforme des retraites, cet espace de dialogue a vocation à éclairer les débats liés à la prochaine élection présidentielle. Six rencontres d’une journée sont prévues, soit une par mois environ jusqu’à l’été prochain. Concrètement, les organisations syndicales et patronales sont invitées à travailler en parallèle sur les trois thématiques pour le privé et pour le public, avec l’aide de trois grands facilitateurs – qui auront la lourde tâche de produire un « livrable » de ces travaux à l’été.

Conférence de presse tenue à l’issue des travaux avec, au centre, Isabelle Mercier, secrétaire nationale, et Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.© Syndheb

 

“Parvenir à quelque chose d’utile”

« Rien n’est écrit à l’avance, comme cela a pu être le cas autrefois pour d’autres réformes sociales », prévient d’emblée le coordinateur de la conférence, Jean-Denis Combrexelle. Ce haut fonctionnaire, ex-directeur du Travail et ancien directeur de cabinet d’Élisabeth Borne à Matignon, insiste avant tout sur la « volonté d’avancer et de parvenir à quelque chose d’utile » de la part des participants – et sur la possibilité pour le Medef de revenir à la table des discussions. Sans trop s’avancer à l’issue de la première journée de travail, il a tout de même précisé l’enjeu de ces discussions, à savoir construire un document qui fasse le lien entre les trois thématiques. « L’idée n’est pas de réfléchir en silo mais bien que le travail de chaque atelier alimente une réflexion générale. »

Pour la CFDT, les travaux de la conférence ont bel et bien commencé, et ils correspondent à ce stade aux attentes. « Le lien est désormais fait entre le travail, l’emploi et l’avenir de notre système de retraites, souligne Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. On ne pourra plus revenir en arrière. La dernière réforme des retraites n’était qu’une réforme financière, qui est passée à côté de l’essentiel, d’où son rejet massif. La CFDT le dit et le redit : la retraite, c’est avant tout une question de travail, et nous nous félicitons de reprendre la réflexion dans le bon ordre, cette fois-ci. »

Le travail enfin mis en avant

Parler du travail, mettre en avant ce thème, c’est certainement l’aspect le plus original et le plus intéressant de cette conférence. Les thèmes de l’emploi et des retraites ont en effet été beaucoup plus étudiés et débattus par les organisations syndicales et patronales. « C’est sur la partie travail où nous avons le plus d’attentes. Nous avons, en France, besoin d’un changement culturel de la part du patronat. Il doit nous dire jusqu’où il est prêt à aller », déclare l’un des participants, en listant des sujets aussi essentiels que le dialogue professionnel, le management, la santé et l’usure professionnelle.

« Pour la CFDT, faire le lien entre le travail, l’emploi et les retraites est une évidence, mais cela ne l’était pas pour tout le monde. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes sur la bonne voie. On s’est bien rendu compte de la cohérence de la démarche », affirme Isabelle Mercier, secrétaire nationale à la CFDT chargée des questions du travail. Un sujet comme l’intelligence artificielle illustre cette approche. On sait que son déploiement va impacter à la fois le travail, l’emploi et les retraites, et qu’il faut absolument que les partenaires sociaux en discutent. Or, jusqu’à présent, le patronat refusait d’en faire un sujet de dialogue social…

Cette première journée de travail a également permis de voir là où il va falloir creuser, et là où la discussion apparaît peut-être moins fluide. Si la volonté d’embarquer la fonction publique dans la réflexion a été saluée par tous les participants, il ressort que les employeurs publics n’ont pas forcément la même culture du dialogue. « Il faut que les employeurs publics soient au rendez-vous, insiste Yvan Ricordeau. Ils ne peuvent se contenter d’un rôle d’observateur. Même s’il y a des différences entre le public et le privé, la feuille de route que nous souhaitons écrire s’adresse à tous, salariés du privé comme agents des fonctions publiques. » Le nombre croissant de travailleurs qui font des allers-retours entre les secteurs public et privé impose, de toute façon, de réfléchir de manière globale. Que ce soit en matière de travail, d’emploi ou de retraites, il n’est pas possible que ces derniers soient pénalisés sous prétexte qu’ils sont passés d’un système à un autre.

Faire émerger les sujets prioritaires

« Cette conférence TER n’est pas une négociation. Elle ne se conclura pas par un accord censé être repris dans une loi, rappelle Yvan Ricordeau. Il n’est pas question de détailler des mesures à prendre. Vu l’ampleur des sujets à aborder en quelques mois, ce serait de toute façon mission impossible. L’enjeu de cette conférence selon la CFDT est de faire émerger les dix ou quinze sujets prioritaires pour le monde du travail dans les années à venir. Si nous n’allons pas tous tomber d’accord sur les solutions à apporter, bien identifier les pistes d’action possibles serait déjà faire un grand pas en avant. »

Ce beau programme va mobiliser les équipes CFDT jusqu’à l’été. « L’été se termine le 23 septembre ! », souligne un participant. Une manière élégante de dire qu’il sera toujours possible de jouer les prolongations.

> Par Jérôme Citron
rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

 D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 




La DGAFP veut réformer le temps partiel thérapeutique toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips257','Direction Générale de l\'Administration et de la Fonction Publique');

 

Mauvaise méthode visant à réduire les droits des agents, absence des employeurs, le groupe de travail du 5 février 2026 n’est pas allé à son terme. La CFDT a demandé à l’administration de compléter son bilan et de clarifier ses intentions en prévision d’une nouvelle réunion.

Bien que le GT soit prévu pour faire un bilan du temps partiel thérapeutique (TPT), le document préparatoire envoyé ne comportait pas de données chiffrées, si ce n’est un doublement de son utilisation en 5 ans. Il présentait néanmoins le projet de deux mesures nouvelles décrites très sommairement :

  • La mise en place d’un délai maximal de 30 jours pour autoriser la reprise à TPT ;
  • La fin de la périodicité imposée (1 ® 3 mois) : le médecin prescripteur peut adapter durée et quotité en fonction de la situation de l’agent. Parallèlement, les contrôles médicaux et le suivi RH de l’agent en TPT seront renforcés.

Dans sa présentation orale, la DGAFP a simplement souligné que ces propositions étaient issues d’échanges avec les employeurs.

La CFDT fonction publique a vivement regretté l’absence de tous les employeurs et particulièrement les plus concernés par l’accroissement du TPT : l’éducation nationale et la fonction publique hospitalière.

Elle a affirmé son attachement au TPT, critiqué tant les tentatives de remise en cause que le renforcement des contrôles et appelé à s’attaquer aux causes du développement de ce temps partiel plutôt qu’aux droits des agents malades. Renforcer les contrôles sur l’autorisation d’un TPT c’est empêcher les agents de revenir au travail après un arrêt.

L’ensemble des fédérations syndicales s’est exprimé de manière similaire.

Sur proposition de Solidaires, les fédérations ont annoncé qu’elles suspendaient leur participation dans l’attente d’une communication de données chiffrées, genrées et de la présence des employeurs.

La DGAFP a pris acte et annoncé la convocation prochaine d’un GT avec un document préparatoire complété et la participation des employeurs.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



Encore du mouvement à la permanence syndicale de la CFDT-Agriculture

 

De nouvelles aventures pour Frédric LALOY !

Affecté à la DRAAF Pays-de-la-Loire, Frédric LALOY avait rejoint en juin 2022 la permanence syndicale en tant que déchargé syndical et représentant de notre section syndicale des DRAAF avant de reprendre le flambeau de Co secrétaire général au départ de Jacques MOINARD en 2023.

Lors du congrès de notre syndicat en juin dernier, Frédric LALOY n’a pas souhaité se représenter sur le poste de secrétaire général mais sur le poste de secrétaire général adjoint. Les urnes ayant choisi Anne JAMMES, Frédric a alors été réélu responsable de la section syndicale des DRAAF qu’il animait avec Anne BERTOMEU.

Frédric a été très impliqué dans la vie des instances car élu en CSA M, en CAP des A+, présent lors de multiples GT et très impliqué dans des sujets pointus concernant l’alimentation, l’expertise au MAASA ou l’intelligence artificielle. Pour tous ses travaux menés, la CFDT-Agriculture tient à le remercier très chaleureusement.

Il rejoint au 1er mars prochain ONIRIS, établissement d’enseignement supérieur, pour d’autres fonctions sur lesquelles la CFDT dans son ensemble lui souhaite de belles réussites également.

Et des arrivées !

 

 

Anne BERTOMEU a intégré le conseil syndical de la CFDT-Agriculture il y a quelques jours pour y représenter les agents en DRAAF, elle vient d’être élue responsable de la section au  bureau exécutif du syndicat pour prendre le relais de Frédric LALOY sur la fonction de responsable de section DRAAF dès le 1er mars prochain.

Les départs se remplacent progressivement….  d’ici quelques semaines, la permanence accueillera un profil de juriste « pur sucre », de quoi compléter toutes les compétences déjà présentes au sein de la CFDT-Agriculture et renforcer nos services auprès des agents du MAASA !

La suite au prochain épisode !




Rémunérations des agents publics : salaires, primes et inquiétudes sur la politique du gouvernement toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Vous trouverez ci-dessous une analyse faisant suite au courrier intersyndical adressé au Premier ministre le 16 janvier, puis un éclairage sur la mission d’évaluation des primes et indemnités des agents publics révélée par Acteurs publics, qui interroge directement la politique salariale menée à l’égard des agents.

Le gouvernement pressé d’agir sur les rémunérations des agents publics

Alors que le pouvoir d’achat des 5,8 millions d’agents publics continue de se dégrader, les huit organisations syndicales de la fonction publique demandent une revalorisation du point d’indice et des grilles indiciaires. « L’absence, au sein du projet de loi de finances, de toute mesure de revalorisation indiciaire, par l’augmentation de la valeur du point d’indice et/ou l’amélioration de la grille indiciaire, est à nouveau un signal de découragement et d’indifférence envoyé aux agent·es publics, écrivent la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP dans un courrier adressé au premier ministre, Sébastien Lecornu, le 16 janvier dernier.

Une faute politique

« Dans le contexte de déficit aggravé des carrières de la fonction publique, c’est une faute politique qui est en passe d’être à nouveau commise. » Ensemble, les organisations syndicales de la fonction publique formulent quatre exigences : la revalorisation du point d’indice, des mesures de revalorisation des grilles indiciaires, l’abrogation de la baisse de 10 % des rémunérations pendant les congés maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence.

Selon les signataires, il y a urgence : la rémunération nette moyenne des agents a diminué de 0,9 % depuis 2023. « Le gel de la valeur du point d’indice en 2024 et 2025, la suspension de la GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d’achat), la mise en place d’une indemnité différentielle en 2025 et 2026, la réduction de la rémunération pendant les congés de maladie ordinaire sont venus aggraver la situation et sont vécus par les agent·es publics comme un camouflet sinon une punition ».

Laure Revel, nouvelle secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, dépeint une situation salariale devenue intenable : « Une fois de plus, les agents publics sont laissés-pour-compte. Si rien n’est fait, la fonction publique va continuer à perdre en attractivité, au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. »

> Par Guillaume Lefèvre
Journaliste

D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 

Primes des agents publics : un audit gouvernemental qui interroge

Les alertes lancées par la CFDT Fonctions publiques sur l’absence de revalorisation salariale trouvent un éclairage particulier à la lecture des révélations d’Acteurs publics. Dans deux articles exclusifs publiés les 26 et 27 janvier 2026, le média spécialisé dévoile une initiative de Matignon concernant les primes et indemnités des agents publics, sur fond d’objectifs budgétaires assumés.

Selon Acteurs publics, le Premier ministre a adressé, fin décembre 2025, une lettre de mission à trois inspections générales (IGF, IGA et Igas). Il leur est demandé d’évaluer l’ensemble des primes et indemnités versées aux agents publics, titulaires comme contractuels. Officiellement, il s’agit d’en améliorer la « lisibilité » et l’« efficacité ». Mais la lettre mentionne explicitement la recherche d’économies « substantielles » afin de contribuer à la réduction de la dépense publique (source : Acteurs publics, 26 janvier 2026).

Quand le gouvernement cherche des économies sur les primes plutôt que sur le point d’indice

Le périmètre initial de cette mission est très large. Il inclut notamment l’analyse du Rifseep, régime indemnitaire de référence, dont le déploiement reste inégal selon les ministères. Les inspections doivent aussi se pencher sur les primes catégorielles, nombreuses et parfois spécifiques à certains corps, ainsi que sur leur indexation éventuelle et leurs règles de cotisation. La question sensible de la prise en compte des primes dans les droits à pension, via la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), fait également partie des sujets à expertiser.

Autrement dit, une part croissante de la rémunération des agents publics est placée sous audit, dans un contexte où le traitement indiciaire, lui, demeure gelé. Une situation qui fait écho aux constats dressés par la CFDT Fonctions publiques : baisse du pouvoir d’achat, suppression de la GIPA, réduction de la rémunération en cas de congé maladie et absence de perspectives salariales.

Face aux réactions syndicales et à la polémique provoquée par ces révélations, le gouvernement semble toutefois avoir enclenché un mouvement de recul. Dans un second article publié le 27 janvier 2026, Acteurs publics indique que Matignon préparerait une nouvelle lettre de mission, au périmètre plus restreint. Celle-ci serait recentrée sur les seules « évolutions catégorielles » intervenues depuis 2022, dont le coût a fortement augmenté ces dernières années.

Ce rétropédalage traduit la sensibilité politique et sociale du sujet. Plusieurs sources citées par Acteurs publics évoquent le risque d’un « incendie social » et d’un blocage du chantier « carrières et rémunérations » que le ministre de la Fonction publique, David Amiel, dit vouloir relancer. Le cabinet du ministre affirme ainsi que la lettre de mission du 26 décembre n’était qu’une version provisoire, même si les inspections ont déjà été désignées.

Pour les organisations syndicales, ces informations confirment les craintes d’un agenda caché : faute de revalorisation du point d’indice, le gouvernement semble chercher des marges de manœuvre du côté des primes, au risque d’accentuer encore les inégalités et de fragiliser le pouvoir d’achat des agents. Dans ce contexte, les revendications portées par la CFDT Fonctions publiques – revalorisation du point d’indice, refonte des grilles, fin du jour de carence et des sanctions en cas de maladie – apparaissent plus que jamais d’actualité.

> Par CFDT-UFETAM

Sources : Acteurs publics, articles des 26 et 27 janvier 2026.




Conseil supérieur de la fonction publique de l’État (CSFPE) du 15 janvier 2026 toolTips('.classtoolTips50','Conseil supérieur de la fonction publique de l\'État'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social');

 

Le CSFPE s’est réuni le 15 janvier 2026. Il a émis un avis favorable sur un projet de décret concernant les personnels contractuels de l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), afin qu’ils puissent accéder de manière dérogatoire à la Fonction Publique. L’instance a également examiné un bilan du corps interministériel à gestion ministérielle (CIGEM) des attachés de l’administration de l’État.

Projet de décret sur l’ASNR

Une loi du 21 mai 2024 relative a créé, au 1er janvier 2025, une nouvelle autorité, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), en fusionnant l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Cette loi a prévu que, pendant 6 années, les contractuels de l’ASNR pourront être titularisés dans la fonction publique.

Le projet définit les modalités d’accès dérogatoires à la fonction publique. Il précise comment l’ancienneté des contractuels peut être prise en compte pour accéder aux promotions et garantit le maintien des rémunérations.

Le texte assure la reconnaissance des compétences et de l’ancienneté des agents titularisés. La CFDT l’a approuvé par son vote.

Bilan du CIGEM des attachés d’administration de l’État

En préambule, le DGAFP a rappelé les annonces du ministre délégué de la Fonction Publique lors du Conseil Commun de la Fonction Publique du 13 janvier 2026 :

  • Les taux de promotion du 2ème grade seront revus ;
  • Le 3ème grade sera dé-fonctionnalisé ;
  • L’échelon spécial sera linéarisé dès 2026.

La CFDT a souligné que le bilan fait apparaître une situation très insatisfaisante. Elle a mis en exergue de fortes préoccupations.

  • L’égalité professionnelle reste à construire, en témoigne la sous-représentation des femmes dans les 2ème et 3ème grade ;
  • L’accès au corps est très déséquilibré, par exemple le passage par les IRA n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être ;
  • La mobilité ne touche que 4 % du corps. Elle était pourtant une des promesses de sa création ;
  • Les grilles indiciaires sont obsolètes et les carrière manquent de dynamisme ;
  • La convergence indemnitaire entre les ministère doit être mise en œuvre en commençant par documenter les écarts existants.

Le document présenté au CSFPE avance des perspectives d’évolution. Il s’agit notamment de la mise en place d’un collège interministériel de gestion du corps sur le modèle de celui des administrateurs de l’État, de l’adoption d’orientations générales interministérielles, et de l’ouverture de discussions sur les grilles.

Des groupes de travail avec les organisations syndicales sur ces points seront organisés.

La CFDT s’est dite prête à discuter de tous ces sujets. Elle a affirmé l’urgence à traiter le manque d’attractivité du CIGEM si on veut éviter l’effondrement de ses effectifs.

> Source : UFFA-CFDT  



Santé et sécurité au travail dans la Fonction publique d’État : où en est-on ? toolTips('.classtoolTips263','Union régionale interprofessionnelle (structure CFDT)');

 

La Commission centrale hygiène, sécurité et conditions de travail de la Fonction publique de l’État s’est réunie le 10 décembre 2025, après plus d’un an sans réunion. Cette séance a permis d’examiner les bilans hygiène et sécurité 2022-2023, le bilan du Fonds interministériel pour l’amélioration des conditions de travail, et les perspectives du Plan Santé au Travail.

Toutes les organisations syndicales représentatives étaient présentes et se sont exprimées préalablement à l’examen de l’ordre du jour. La réunion était présidée par M. Charpentier, chef du service des politiques sociales et salariales de la DGAFP.

La CFDT a rappelé que cette réunion est la première de la CCHSCT FPE depuis septembre 2024, ce qui interroge fortement la continuité du pilotage de la politique de santé et de sécurité au travail dans la fonction publique de l’État. Dans un contexte de dégradation persistante des conditions de travail, cette rareté des réunions est en elle-même un signal préoccupant.

Elle a également rappelé que le premier Plan Santé au Travail arrive à échéance sans que les objectifs aient été atteints, sans mécanismes contraignants, et sans moyens opérationnels pour sa déclinaison locale. Le dialogue social autour de ce plan est resté trop limité.

La CFDT a souligné que les bilans hygiène et sécurité 2022 et 2023 mettent en lumière des fragilités persistantes dans le déploiement de la politique de prévention de l’État : les données sont incomplètes, les taux de couverture très inégaux selon les ministères, et certains champs essentiels — notamment la sinistralité — sont absents ou insuffisamment documentés. Ces lacunes ne permettent ni un pilotage sérieux ni un véritable dialogue social.

Il est toutefois relevé un point positif : sept ministères ont engagé des actions sur la prévention et le traitement des violences au travail.

Réponse de la DGAFP : Philippe Charpentier a reconnu que le manque de données fiables constitue un problème majeur et que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il a également souligné la difficulté à assurer une traduction concrète, dans les ministères, des échanges tenus au niveau national.

À partir de 2026, la fréquence des réunions de la CCHSCT FPE sera doublée, avec deux réunions annuelles, afin de mieux articuler les travaux avec la formation spécialisée n°4 (FS4).

Concernant la suite du Plan Santé au Travail, la DGAFP a indiqué vouloir élaborer une version 2, avec davantage de concertation et sans renvoyer systématiquement les sujets à des groupes de travail.

Ordre du jour

Approbation du procès-verbal de la réunion de la CCHSCT du 17 septembre 2024

Le PV de la séance du 17 septembre 2024 est approuvé à l’unanimité.

Bilan 2024 du fonds interministériel pour l’amélioration des conditions de travail (FIACT)

La CFDT s’est interrogée sur l’avenir du FIACT et du fond qui y est associé, dans un contexte où de nombreux besoins en matière de prévention et d’amélioration des conditions de travail restent insuffisamment couverts.

Elle a également exprimé des réserves sur la nature de certains projets lauréats, notamment la présentation d’un dispositif d’activités sportives au travail pour les agents, qui n’interroge pas les déterminants de la qualité de vie et de conditions de travail.

Éléments de présentation des bilans hygiène et sécurité 2022 – 2023

Pour une meilleure exhaustivité des données, la CFDT a proposé la mise en place d’un outil commun, tel que « Prorisq », déjà utilisé dans les autres versants de la fonction publique, afin de fiabiliser et d’homogénéiser les informations.

Sur les bilans 2022 et 2023 fournis par la DGAFP, la CFDT alerte sur plusieurs points

  • Le réseau de médecine de prévention est fortement inégal, que ce soit en fonction des ministères ou des territoires : nombre de médecins, infirmiers et préventeurs, continuité et financement des dispositifs. Dans un contexte de vieillissement de la population active et de montée des pathologies chroniques, cette situation est très préoccupante.
  • Une demande de retour d’expérience des services mutualisés de médecine de prévention mis en place depuis le guide DGAFP de 2021.
  • Le très faible taux d’acceptation des demandes d’aménagement de poste (15 %), souvent sans mobilisation des instances représentatives dédiées. Cela interroge directement la capacité des employeurs à maintenir dans l’emploi des agents fragilisés et de prévenir la désinsertion professionnelle.
  • En 2023, seuls 30 % des employeurs mettent à jour leur DUERP, et celui-ci n’est pas systématiquement suivi d’un PAPRIPACT. 
    La CFDT a rappelé que ces documents constituent des obligations réglementaires. Ils font en outre trop rarement l’objet d’un avis en CSA.
  • La CFDT a souligné l’absence de données sur le bâtimentaire, et en particulier sur l’accessibilité des locaux pour les personnes à mobilité réduite.

Réponse de la DGAFP

Concernant la suite du Plan Santé au Travail, la DGAFP a indiqué vouloir élaborer une version 2, avec davantage de dialogue avec les organisations syndicales et qui devrait intégrer les enseignements du bilan actuel, notamment sur les RPS et la santé mentale qui sont des enjeux majeurs.

De même, les données seront améliorées lors du prochain bilan avec intégration des données présentes dans la base de données sociale, notamment sur la sinistralité (accident de travail et maladies professionnelles).

Sur la mutualisation, la DGAFP a indiqué qu’un recensement a été réalisé : certaines expériences sont positives, mais elles restent juridiquement et financièrement fragiles.

Sur les données, la DGAFP s’est dite favorable à la mise en place d’un système de remontées mutualisé, condition indispensable à un pilotage réel de la politique de prévention.

Paris, le 13 janvier 2025   


> Source : Article initialement publié par l’UFFA-CFDT 



Salaires dans la Fonction publique : l’intersyndicale interpelle le Premier ministre

 

Le 16 janvier 2026, l’intersyndicale Fonction Publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) a adressé un courrier au 1er ministre, relatif aux rémunérations des agents publics.

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Départs et arrivées à la CFDT-Agriculture !

Tout d’abord, de vifs remerciements à Stéphanie !

Après plus de huit années passées au sein de la CFDT-SPAgri puis CFDT-Agriculture, Stéphanie CLARENC quitte la permanence pour rejoindre sa nouvelle région d’attache administrative : la Normandie.

Stéphanie à rejoint la permanence en 2018, elle aura assuré au sein du Spagri de multiples fonctions… responsable de la section administration centrale, responsable de la permanence, Co-secrétaire générale pendant deux années jusqu’au dernier congrès de juin 2025 où elle a choisi de ne pas se représenter aux élections internes.

En dehors de ses fonctions au sein de la CFDT, elle aura aussi été élue au CSA administration centrale, à la formation spécialisée en assurant la coordination, au CSA Forêt-Agriculture, plus récemment à la CPPS, représentante en CAP, en CSA ministériel et à un nombre incalculable d’instances, groupes de travail, bilatérales et entretiens individuels.

Le 1er février prochain, Stéphanie CLARENC rejoindra donc la grande DRAAF Normandie pour de nouvelles aventures professionnelles que nous lui souhaitons aussi riches qu’à la CFDT.

La CFDT-Agriculture tient à la remercier sincèrement pour son investissement permanent. Quelque soit le contexte, nous tenions à mettre en avant son sérieux constant, ses connaissances sans faille sur certains sujets et sa volonté forte à toujours défendre les agents. La CFDT-Agriculture lui souhaite le meilleur et il ne fait aucun doute qu’elle saura faire bénéficier de ses compétences sa nouvelle structure d’accueil !

Et deux changements au sein de notre conseil syndical !

Là aussi, ce sont des représentants fidèles et anciens qui quittent le conseil syndical… non par choix mais par obligation car il faut bien prendre sa retraite après toutes ces années de service.

Tout d’abord, Corinne SEVIN, élue au titre de notre section syndicale de l’ANSES vient de nous quitter au 31 décembre pour profiter de sa retraite après avoir cumulé ses missions à l’ANSES et sa vie syndicale de plusieurs années ! Il faut saluer une énergie débordante, une excellente connaissance de la vie syndicale, un engagement jusqu’à la dernière minute et auprès de la CFDT… a priori qui devrait continuer hors CFDT-Agriculture !

 

Ensuite, Hervé LEDOUX, élu de notre section DRAAF et affecté jusqu’au 31 décembre dernier à la DRAAF Grand-Est. Hervé est lui aussi un ancien de la CFDT partant aujourd’hui à la retraite !  La CFDT-Agriculture salue là aussi la constance dans son engagement, sa bonne humeur permanente et la force tranquille qui le définissent si bien !

 

La CFDT-Agriculture dans son ensemble les remercie du temps passé, du travail effectué et leur souhaite une belle retraite bien méritée !

Bienvenue aux nouveaux membres au sein du conseil syndical !

Côté ANSES, le relais est dorénavant assuré par Catherine AUDIFAX (ANSES Maisons-Alfort) qui prend le relais au niveau du conseil syndical.

Côté DRAAF, c’est Anne BERTOMEU (DRAAF Occitanie) qui prend le relais d’Hervé LEDOUX.

 




Laure REVEL élue à l’unanimité secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques

 

Réunies le 8 janvier 2026, les fédérations composant la CFDT Fonctions publiques ont élu à l’unanimité Laure REVEL secrétaire générale, après la disparition brutale de Mylène Jacquot, dont l’engagement laisse une empreinte profonde.

Avant son élection, Laure REVEL exerçait les fonctions de secrétaire générale adjointe et trésorière de la CFDT Fonctions publiques (depuis septembre 2023).

Elle a par ailleurs été co-secrétaire générale de SPAgri CFDT (syndicat des personnels du ministère de l’Agriculture) entre mars 2020 et septembre 2023.

Ingénieure de l’agriculture de l’environnent hors classe, elle a exercé notamment des responsabilités d’encadrement au sein de la Direction départementale des territoires de Saône-et-Loire (DDT 71).

À propos de la CFDT Fonctions publiques

L’Uffa-CFDT (la CFDT Fonctions publiques) a été créée en 1973. Depuis cette date, l’Uffa, l’Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés, est composée des dix fédérations CFDT ayant dans leur champ les 5,8 millions d’agents publics relevant des versants de l’État, de la Territoriale et de l’Hospitalière.

 

> Document à consulter
  • Communiqué de presse CFDT Fonctions publiques du 8 janvier 2026 ICI



Budget 2026 : les travaux reprennent

 

L’adoption in extremis du budget de la Sécurité sociale en fin d’année ne doit pas faire oublier que la France n’a toujours pas de budget général pour 2026. La loi spéciale – présentée au Parlement et adoptée à l’unanimité le 23 décembre dernier – permet de parer au plus pressé, en attendant l’adoption d’une véritable loi de finances. Explications.

Les Français commencent à connaître la procédure. Comme en 2025, une loi spéciale va permettre au pays de fonctionner en ce début d’année 2026. Cette loi un peu particulière, adoptée le 23 décembre, comprend trois articles :

  • Le premier concerne l’autorisation de lever l’impôt ;
  • Le deuxième permet de garantir les ressources nécessaires au bon fonctionnement des collectivités locales ;
  • Le troisième autorise l’État à émettre de la dette afin d’assurer la continuité de son action et des services publics.

Ce texte, complété depuis par un décret publié le 30 décembre, reconduit in fine pour 2026 les crédits des programmes budgétaires de 2025.

Des marges de manœuvre réduites

Ainsi, l’État peut-il continuer à fonctionner a minima sur les bases du budget adopté un an plus tôt. Mais ses marges de manœuvre sont extrêmement réduites… Les députés n’ont donc pas de temps à perdre. Après une courte pause entre Noël et le jour de l’an, ils reprennent leurs travaux cette semaine. La commission des finances devait se réunir les 8 et 9 janvier afin d’examiner le budget de l’État, en repartant de la copie du Sénat telle qu’elle a été votée en première lecture, le 15 décembre dernier. Autant dire qu’il y a peu de chance que le contenu satisfasse une majorité de députés.

Officiellement, le Premier ministre estime toujours pouvoir construire un budget avec l’opposition, comme il y est parvenu pour le budget de la Sécurité sociale. Il reste aussi ferme sur sa volonté de ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution ; il s’y était d’ailleurs engagé en 2025, et ce, malgré les appels en ce sens de plusieurs députés. On voit donc mal comment l’horizon pourrait se dégager… À moins que l’Assemblée ait pris de bonnes résolutions pour 2026.

 

 

> Par Jérôme Citron
Rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo




Les principaux indices : SMIC, Allocations familiales, Chômage, Retraite… toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips214','FranceAgriMer'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)');

Fiche mise à jour au 1er janvier 2026

SMIC

  • 12,02 € brut de l’heure – (soit 9,51 € net) au 1er janvier 2026
  • 1 823,03 € brut (soit 1 443,11 € net) par mois pour 35h hebdomadaire ;
  • A défaut d’accord ou convention, les taux de majoration sont fixés à :
    • 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires travaillées dans la même semaine (de la 36ème à la 43ème heure)
    • 50 % pour les heures suivantes

MINIMUM GARANTI

Servant de référence pour diverses allocations ou indemnités sociales, il est établi à 4,22 € en 2025.

PLAFOND SÉCURITÉ SOCIALE

4 005 € par mois
48 060 € par an (chiffres pour 2025).

PRIX A LA CONSOMMATION

Hausse de 0,1 % en octobre
Baisse de 0,2 % en novembre
Hausse de 0,9 % sur un an.

ALLOCATIONS FAMILIALES

Montants 2025 calculés sur le revenu net catégoriel de 2023.

* Avec 2 enfants à charge :

  • Revenus de 78 565 € ou moins par an, le montant est de : 151,05 €
  • Revenus compris entre 78 565 € et 104 719 € : 75,53 €
  • Plus de 104 719 € : 37,77 €

* Avec 3 enfants à charge :

  • Revenus de 85 111 € ou moins par an, le montant est de : 344,56 €
  • Revenus compris entre 85 111 € et 111 265 € : 172,29 €
  • Plus de 111 265 € : 86,14 €

* Avec 4 enfants à charge :

  • Revenus de 91 657 € ou moins par an, le montant est de : 538,08 €
  • Revenus compris entre 91 657 € et 117 811 € : 269,04 €
  • Plus de 117 811 € : 134,53 €

ASSURANCE MALADIE

Sur un an, les dépenses de remboursements du régime général avaient augmenté de 4,8 % à la fin octobre 2025.

RSA : REVENU MENSUEL DE SOLIDARITÉ ACTIVE

Variant en fonction des ressources du foyer

  • Allocataire seul : 646,52 € par mois.
  • Couple sans enfant ou personne seule avec une personne à charge : 969,77 €
  • Par enfant supplémentaire : 258,61 €
  • Couple avec deux enfant : 1 357,68 €

CHÔMAGE – SOLIDARITÉ

Allocation de solidarité spécifique, règle générale : 19,33 € par jour à taux plein.

HANDICAP

Le montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) s’élève à 1 033,32 € par mois pour une personne seule sans ressources.

FONCTION PUBLIQUE

Valeur du point brut  : 4,923 € depuis le 1er juillet 2023  (revalorisation du point indice : +1,5 %)
Valeur du point net (hors primes et prestations diverses) : 3,907 € depuis le 1er juillet 2023

RETRAITE

Le minimum contributif (Mico) s’élève à 747,69 par mois (893,65 € pour le minimum contributif majoré).
Le plafond de la pension globale (base + complémentaire + Mico) est fixé à 1 394,44 € par mois.

Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) :
1 034,28 € par mois pour 1 personne seule sans ressources
1 605,73 € par mois pour un couple.

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES

  • Point AGIRC-ARRCO : 1,4386 €
  • Point IRCANTEC : 0,55553
  • Point RAFP (Fonction publique) pour 2025 : 0,05593 €

ÉVOLUTION DES LOYERS

L’indice de référence des loyers (IRL) de l’Insee, s’établit à 145,77 € au 3ème trimestre 2025.
Soit une hausse de 0,87 % sur un an.

> Source : CFDT-Magazine   

> SITES INTERNET :

Site officiel de l’administration française
www.service-public.fr
www.legifrance.gouv.fr

Espace numérique sécurisé des agents publics
Bulletins de paye, pensions, attestations fiscales, simulation retraite, etc …
https://ensap.gouv.fr

Sécurité sociale
www.securite-sociale.fr

Assurance maladie
www.ameli.fr
Tél. 36 46

Allocations familiales
www.caf.fr

Chômage
www.pole-emploi.fr
Tél. 39 49

Logement
Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil)
www.anil.org

Handicap
Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées
www.agefiph.fr
www.handicap.gouv.fr

Retraites
Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav)
www.retraite.cnav.fr
www.agirc.fr
www.arrco.fr

Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
www.insee.fr

Formation
www.orientation-pour-tous.fr
www.liens-vers-emploi.fr

Confédération CFDT
www.cfdt.fr

> POUR ALLER PLUS LOIN :

La CFDT met en ligne « Déchiffrages », les principaux indices économiques et sociaux en France, en Europe et dans le monde. Régulièrement mis à jour, cet outil, réalisé en interne, est une mine d’informations fiables pour tous les adhérents : https://www.cfdt.fr/sinformer/ressources-et-publications/dechiffrage-s-decouvrez-les-chiffres-cles-francais-europeens-et-de-quelques-grands-pays-du-monde




CSA d’administration centrale – 15 décembre 2025 toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Le comité social d’administration de l’administration centrale s’est réuni le 15 décembre 2025 sous la présidence de Cécile Bigot-Dekeyzer, secrétaire générale du MAASA, accompagnée de son adjointe Noémie Le Quellenec, de Flora Claquin, cheffe du SRH et de Nadine Richard-Pejus, adjointe de la cheffe du SRH.

La CFDT était représentée par Grégor Appamon, Stéphanie Clarenc et Benjamin Kupfer.

En introduction, la secrétaire générale se félicite de l’organisation de moments collectifs au sein de l’administration centrale, à savoir :

  • 9 conférences mensuelles sur des sujets variés
  • Conférence managériale pour rappeler l’importance du management en AC
  • L’événement pour les 20 ans du SG

Par ailleurs, 108 sessions de formation ont été organisées permettant à 845 agents de se former en 2025.

Autre fait marquant en 2025, le déploiement du parapheur électronique en administration centrale.

L’ensemble des organisations syndicales ont fait une déclaration liminaire unitaire (à lire ICI) où étaient abordés les sujets suivants :

Budget 2026 : Suppression de 50 ETP … finalement ça sera 30 ETP

La secrétaire générale nous indique à ce sujet que suite à la réforme des centres de gestion financière (CGF), la DGFIP a rétrocédé 15 ETP qui viennent réduire l’effort à faire en administration centrale. De plus, il y a désormais 5 ETP qui seront à trouver parmi les DRAAF et les DAAF.

Malgré notre demande d’en savoir plus sur les répercussions concrètes de cette baisse des effectifs et ses conséquences sur les services de l’administration centrale, la secrétaire générale ne répond pas et n’explique pas non plus les fins de contrat de certains CDD.

La CFDT-Agriculture attire encore l’attention de l’administration sur la dégradation du dialogue social, incompatible avec les exigences de concertation et de transparence attendues dans cette instance.

Gestion budgétaire : les agents aspirent à plus de sérénité

La secrétaire générale indique qu’il n’y aura pas de 49.3 pour la loi de finances. Le budget ne sera pas voté au 1er janvier 2026 et nous connaitrons comme l’année dernière une période de service voté.

La CFDT-Agriculture a attiré l’attention de la secrétaire générale sur la gestion budgétaire et en particulier sur les conséquences pour les agents. Des gels de budget en début d’année sont imposés par Bercy malgré les budgets votés dans le PLF, entraînant des tensions importantes pour mener certaines missions.

Ensuite en fin d’année, Bercy décide de dégeler certains budgets et il est alors nécessaire de dépenser ces montants avant la date de clôture budgétaire, générant également des tensions…

La secrétaire générale répond à cela qu’elle aspire à une meilleure anticipation des dépenses pour diminuer les tensions en fin d’année.

Demande de rendez-vous intersyndical pour évoquer la situation des agents en cas de refus d’habilitation aux informations ou aux supports classifiés

Certains agents n’obtiennent malheureusement pas l’habilitation nécessaire pour l’accès aux informations et supports classifiés. Dans ce cas, l’agent peut se voit privé d’accès à son bureau, à sa messagerie et se retrouve sans poste du jour au lendemain.

Les organisations syndicales dénoncent la brutalité et le manque d’humanité dans le traitement réservé à ces situations individuelles. La demande d’échange a été réitérée afin de définir ensemble une gestion plus humaine de ces agents, dont l’engagement professionnel n’est pas à remettre en cause.

La SG et la cheffe de SRH se sont engagées à recevoir une représentation intersyndicale.

La CFDT-Agriculture est déterminée à obtenir des avancées pour les agents dans la gestion de ce type de situation.

Crise agricole : quelle protection des agents du MAASA ?

Les représentants du personnel du CSA-AC ont exprimé leur solidarité avec les agents en DDI et en DRAAF en charge de la gestion des cas de DNC dans certains troupeaux bovins français, menacés de mort de façon nominative, ainsi que notre plus ferme réprobation face aux actes de harcèlement, de menace et d’agression qui visent désormais également nos partenaires, vétérinaires et GDS (Groupements de Défense Sanitaire). Le ministère se doit de réagir et d’agir.

La secrétaire générale reste attentive à la situation. Elle rappelle que ce sont les avis scientifiques qui priment dans les décisions d’abattage mais la profession agricole n’adhère pas à la stratégie ainsi définie. La ministre est mobilisée pour apporter son soutien aux agents. A cet effet, elle a réuni tous les préfets pour indiquer qu’il était primordial de protéger les agents, qu’il n’y avait aucun blocage pour porter plainte et qu’il n’y aura aucune tolérance en cas d’atteinte aux agents et aux bâtiments. La ministre a également envoyé un message de soutien aux agents.

La CFDT-Agriculture s’étonne qu’aucune mesure de prévention ne soit précisée, le dépôt de plainte intervenant une fois que le mal est fait. Une mesure de prévention pourrait être de mieux communiquer sur la stratégie définie afin d’expliquer et tenter de de convaincre les agriculteurs de la stratégie. Le MAASA communique très peu sur sa stratégie. Ce n’est que depuis le 17 décembre que le ministère a publié des informations sur le sujet et développé un kit de communication accessible (ICI)sur le site de notre ministère :

Une communication plus importante vis-à-vis de la profession agricole est attendue pour protéger les agents de notre ministère qui sont en première ligne face au mécontentement des agriculteurs.

IA : Deux chartes viennent d’être publiées

Dans le cadre des réflexions sur l’IA, deux chartes viennent d’être publiées :

  • Charte éthique des bonnes pratiques de l’intelligence artificielle
  • Charte d’utilisation des outils numériques mis à disposition des utilisateurs des systèmes d’information des agents de l’administration centrale et des services déconcentrés

Ces 2 chartes sont disponibles dans la note de service à consulter ICI.

En résumé, ces chartes donnent des indications sur les sujets suivants :

  • Internet : un accès unique, plus simple et plus ouvert.
  • Charte numérique : protéger les outils, les données, et respecter les usages autorisés.

La CFDT-Agriculture vous donne une astuce pour verrouiller rapidement votre poste et ainsi le sécuriser en votre absence, vous cliquez sur : 

  • Charte IA : pas de données sensibles, pas de décisions automatisées, toujours vérifier ce que l’IA renvoie en réponse au script.

Des formations seront organisées sur ces sujets et il est également prévu de définir des référents IA dans les structures pour accompagner les agents face aux enjeux de l’IA.

Pour la CFDT-agriculture, il n’est pas certain que ces chartes soient le meilleur moyen de sensibiliser les agents sur ces sujets. Elles sont longues à lire (en tout une dizaine de pages) et au vu de la charge de travail que nous connaissons tous, il n’est pas aisé de les assimiler. Des formations MENTOR avec de l’interaction (quiz, vidéo, exemples adaptés aux enjeux du MAASA, …) seraient un meilleur vecteur de ces informations et réflexes à avoir.

Cyberattaques : une vigilance de tous les instants

La secrétaire générale attire l’attention des agents au sujet des cyberattaques dont la porte d’entrée est le phishing : mail frauduleux qui demande de renseigner les codes des outils.

Les derniers tests montrent que 10 % des agents d’administration centrale ont cliqué sur le lien frauduleux. Lors du prochain test, l’agent qui cliquera sur le lien devra obligatoirement suivre une formation pour se protéger sur son lieu de travail mais aussi à titre personnel.

Réorganisation du SNUM

Le numérique est un domaine qui évolue rapidement. Dans le cadre de ce projet de réorganisation du SNUM, il est question de travailler en mode produit avec plus d’interactions et d’agilité pour le développement des applications métiers. A ce stade, il faut répondre à la question : est-ce que l’organisation actuelle répond aux exigences du mode produit ? Les organisations syndicales seront consultées sur ce sujet.

La CFDT-Agriculture est mobilisée pour suivre les échanges sur cette réorganisation et faire remonter les souhaits des agents à ce sujet.

Concernant les sujets à l’ordre du jour de ce CSA-AC :

RIALTO

Le RIALTO d’administration centrale est ajusté sur les sujets suivants :

  • Suppression de l’impossibilité de prendre un jour de RTT le mardi. Il est toutefois rappelé que le chef de bureau peut définir une journée de service où l’ensemble des agents du bureau sont présents.
  • Déplacement d’un jour de télétravail dans la semaine considérée. Il n’est plus possible de déplacer un jour de télétravail sur 7 jours glissants avec le nouvel outil.

Pour la CFDT-Agriculture, l’impossibilité de déplacer un jour de télétravail sur 7 jours glissants est un recul pour les agents. Pour arranger les agents, le SRH propose de mettre en place des enveloppes de jours flottants en plus du télétravail fixe pour faire face à d’éventuelles difficultés. Cette proposition est recevable à condition que les jours flottants soient octroyés par la hiérarchie, ce qui est rarement le cas aujourd’hui. La CFDT-Agriculture restera donc vigilante sur ce point et fera remonter les éventuelles difficultés.

Ces modifications ont été votées à l’unanimité par les représentants du personnel.

Concernant l’annexe DGPE, cette annexe décrit les plages horaires des chauffeurs et des assistants de direction soumis à des cycles horaires particuliers, ainsi que le recours aux heures supplémentaires, notamment pour le salon de l’agriculture, les comités de gestion de l’UE ou encore les débats parlementaires.

La CFDT-Agriculture regrette que le cas des commandes reçues tardivement (par exemple à 21h pour le lendemain matin) ne soit pas recensé dans cette annexe. Or, ce sont des situations où les agents se mobilisent en dehors des cycles horaires et il nous paraît essentiel qu’un dispositif de compensation puisse être mis en place. L’administration est restée muette sur cette question malgré nos nombreuses relances.

A la demande de la CFDT-Agriculture, la SG s’est engagée à réaliser une infographie qui précise les modalités de fonctionnement des absences telles que les ASA (autorisations spéciales d’absence), pour raisons de santé et règles d’abattement des RTT, pour formation dont celles des représentants syndicaux, pour fêtes religieuses, en raison de grève, de droit de retrait, le départ anticipé les 24 et 31/12…, l’autorisation d’arrivée tardive en raison de la rentrée scolaire, les congés et les règles relatives aux jours de fractionnement,…

Réorganisation du SG

Au sein de la direction du bureau des affaires juridiques, les missions du bureau du droit européen ont été élargies au traitement des données, à la protection fonctionnelle et à la déontologie qui sont des thématiques fortement liées au droit européen.

Au sein du Service des Affaires Financières, Sociales et Logistiques (SAFSL), la création du Centre de Gestion Financière (CGF) a transformé le CSCF (Centre de Service Comptable et Financier) en Bureau d’Appui à la Chaîne Financière (BACF), qui gère l’assistance Chorus, l’animation des missions « LIP » (missions de Liaison, Interface, Performance), la veille réglementaire et l’animation ministérielle en matière de finances publiques. Le vote a porté sur la validation d’une organisation mise en place depuis près de deux ans.

La CFDT-Agriculture a voté pour ces textes. Les agents concernés par ces réorganisations ayant été concertés, l’impact pour ces derniers est faible et l’organisation est déjà en place au moment du vote.

Néanmoins, nous avons exprimé notre mécontentement face à ces réorganisations, au cours desquelles nous nous retrouvons trop souvent placés devant le fait accompli et où les impacts pour les agents restent insuffisamment détaillés dans les rapports de présentation.

Outil de gestion du temps sur « mon self mobile »

A partir du 1er janvier 2026, la gestion du temps se fera à partir de l’outil GTA-RH, disponible sur mon self mobile.

Comme il l’a été indiqué, il n’est plus possible de gérer les absences sur EQUITIME, sauf demandes exceptionnelles. La gestion des anomalies reste cependant possible uniquement par la hiérarchie.

Les droits à congé seront reportés dans le nouvel outil et la dématérialisation des demandes d’alimentation du CET ne sera possible qu’à partir de fin 2026.

Des webinaires sont prévus pour faciliter la prise en main des agents et des encadrants aux dates suivantes :

Lundi 12, mardi 13, jeudi 15 et vendredi 16 janvier 2026. Pour rejoindre les sessions, vous pouvez vous connecter via le lien ICI.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre article ICI via le lien ci-dessous.

En questions diverses, nous avions les sujets suivants :

Revalorisation triennale des contractuels

L’administration nous indique que le traitement des campagnes 2024 et 2025 est en cours de finalisation et que les agents en verront les effets sur le bulletin de paye de début 2026. La revalorisation sera rétroactive sur 2025 ou 2024-2025 selon la campagne concernée.

La CFDT-Agriculture s’interroge sur le fait que les contractuels de l’administration centrale ne soient pas cités dans la note de service explicitant la campagne de revalorisation triennale…

Revalorisation des astreintes

L’administration s’est engagée à analyser la question et à revenir vers les organisations syndicales sur ce sujet.

Télétravail

Au cours de cette instance, il a été fait état des directions qui refusent les 3 jours de télétravail et les jours flottants.

Là encore, la secrétaire générale met en avant l’importance du collectif et de la continuité de service.

Pour la CFDT-Agriculture, le collectif est important mais peut être maintenu lorsque les agents ont 3 jours de télétravail. Certaines directions comme la DGER et la DGAL l’ont mis en place et les retours sont positifs. Il est également compliqué pour les agents d’entendre cet argument quand dans certains cas, ils viennent certains jours en présentiel et qu’ils ne parlent à personne car les autres agents sont soit en télétravail, soit en réunion, en déplacement, …

La souplesse sur le télétravail va être de mise en administration centrale, notamment en raison du nouvel outil de gestion du temps de travail qui permet de déplacer un jour de télétravail uniquement dans la semaine où il est prévu. La mise en place d’enveloppes de jours flottants sera à déployer plus activement que ce n’est le cas aujourd’hui.

 A la question de la CFDT-Agriculture sur la situation où il est refusé à l’agent de faire du télétravail le 2 janvier 2026 lorsqu’il a pris des congés du 29 au 31 décembre 2025, la justification avancée est que le premier jour travaillé de l’année doit s’effectuer par une journée de présence au bureau et que le télétravail n’est pas autorisé dans ce cas de figure.

D’après notre analyse de l’accord télétravail, les agents peuvent télétravailler le premier jour de l’année, ils n’ont pas obligation d’être en présentiel. Il a été demandé à l’administration de confirmer cette analyse.

L’administration a refusé de répondre, jugeant la question “trop précise”.

Ce refus d’éclaircir un point pourtant essentiel traduit une fois de plus une dégradation préoccupante du dialogue social (voir notre article ICI), qui ne permet plus d’aborder sereinement les sujets concrets soulevés par les agents.

La CFDT-Agriculture se mobilisera pleinement sur ce sujet et mettra en œuvre les actions nécessaires pour défendre les droits des agents et exiger un dialogue social à la hauteur des enjeux.




La CFDT, un syndicat à l’écoute du terrain tout au long de l’année

 

Loin des clichés d’un syndicalisme cantonné aux bureaux et aux déclarations, la CFDT-Agriculture affirme son ancrage au plus près des réalités du monde agricole et des services publics. Rencontres, écoute et réponses concrètes sont au cœur de notre méthode.

Que ce soit dans une exploitation familiale, le hall d’un abattoir ou les couloirs d’une administration, la CFDT-Agriculture fait le choix du terrain. Sa devise pour l’année pourrait se résumer ainsi : « Aller à la rencontre pour comprendre ». Comprendre les besoins, les inquiétudes et les aspirations de tous les agents publics qui interviennent sur le secteur agricole afin de construire un syndicalisme de proximité, d’action et de solutions.

Le syndicat en mouvement : une présence multiforme

La force revendiquée par la CFDT-Agriculture réside notamment dans sa capacité à être présente sur tous les fronts où se joue l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation. Cette immersion prend des formes variées et ciblées.

  • Dans les SIVEP (Services d’Inspection Vétérinaire et Phytosanitaire) et les abattoirs, les équipes syndicales sont aux côtés des agents qui garantissent au quotidien la sécurité sanitaire de nos aliments. Elles recueillent les difficultés liées aux conditions de travail, à l’application des normes ou à l’organisation du service, portant ces voix souvent essentielles mais peu entendues.
  • Au sein des DRAAF (Directions Régionales de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt), la CFDT suit de près les politiques publiques régionales, le devenir des agents publics et l’évolution des missions de l’État en matière agricole et environnementale.

 

 

  • L’INFOMA (Institut National de Formation des Personnels du Ministère de l’Agriculture) est également un lieu de dialogue privilégié. L’enjeu ? Défendre la qualité de la formation et accompagner les personnels dans les transitions en cours.

 

Écouter pour mieux défendre : une méthode d’action

« Pour nous, il n’y a pas de bonne défense sans une bonne écoute », pourrait résumer vos délégués CFDT-Agriculture. Cette logique guide toutes nos actions. Les permanences, les réunions d’information sur le terrain et les entretiens individuels ne sont pas de simples formalités. Ils sont le socle à partir duquel le syndicat élabore ses positions, priorise ses combats et affine ses arguments dans les négociations avec l’administration.

Répondre aux questions, accompagner les parcours

Au-delà de l’écoute, l’objectif est d’apporter des réponses claires et concrètes. Qu’il s’agisse de questions sur la réglementation, les droits sociaux, les carrières, la rémunération, les perspectives de reconversion ou l’impact de nouvelles lois, la CFDT-Agriculture s’efforce de décrypter, d’expliquer et de guider. Cet accompagnement personnalisé est une clé de son implantation locale, offrant un service direct à ses adhérents et aux agents du ministère et de ses opérateurs qu’elle rencontre.

 

 

En sillonnant les services et les exploitations, la CFDT-Agriculture cultive un lien unique avec la diversité des acteurs du monde agricole. Plus qu’un slogan, « être présent sur le terrain » est pour nous une condition indispensable pour porter une parole légitime et construire les solutions aux défis d’aujourd’hui et de demain. Un syndicalisme qui se veut résolument utile, de la fourche à la fourchette, et dans tous les maillons de la chaîne de sécurité sanitaire des aliments.

Vous souhaitez échanger sur votre situation, vos droits ou l’actualité de votre secteur ? Les militants CFDT-Agriculture sont présents dans votre région. N’hésitez pas à nous contacter ou à nous rencontrer lors de nos prochaines venues ou de nos permanences.




Dermatose nodulaire : Les salariés et agents publics ne sont pas des cibles

 

31 – Dermatose nodulaire – La CFDT Agri-Agro rappelle que les salariés et agents publics ne sont pas des cibles

 

> Communiqué de presse ICI




Conférence “Travail Emploi Retraites” : c’est parti ! toolTips('.classtoolTips247','Office national des forêts

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Les partenaires sociaux – à l’exception notable du Medef – étaient réunis au Cese le 5 décembre à l’occasion du lancement de la conférence “Travail Emploi Retraites” voulue par le gouvernement. Cette journée studieuse a marqué le début de travaux qui se poursuivront jusqu’à l’été 2026.

Le contraste était saisissant ce vendredi 5 décembre. Alors qu’à l’Assemblée nationale les débats sur le PLFSS se déroulaient dans un climat de tension extrême, le même jour, au Conseil économique, social et environnemental (Cese), l’heure était à l’apaisement et à l’écoute. Les partenaires sociaux (à l’exception du Medef, côté patronal, et de Sud, côté syndical) étaient réunis au sein de la troisième Assemblée constitutionnelle de France pour le lancement de la conférence « Travail Emploi Retraites » imaginée par le gouvernement.

Cette conférence, annoncée au début novembre 2025 et visant à relancer le débat sur les retraites en vue de la présidentielle de 2027 s’apparente à une sorte de forum où chaque participant a pu et pourra de nouveau avancer son point de vue lors d’ateliers thématiques et de journées en plénière. Le ministre du Travail a ainsi annoncé qu’à partir du 30 janvier se tiendrait une rencontre par mois et que tous les sujets traités feraient l’objet de déclinaisons pour le privé et le public. À chaque fois, des experts reconnus sur les sujets à traiter seront chargés de piloter les travaux. Trois grands facilitateurs sont désormais chargés de chapeauter l’ensemble : le haut fonctionnaire et ancien directeur du Travail Jean-Denis Combrexelle, l’ancienne femme politique et chef d’entreprise Anne-Marie Idrac et l’expert en politique sociale Pierre Ferracci.

Les trois grandes thématiques abordées de concert

L’idée maîtresse consiste à aborder de concert les trois grandes thématiques retenues : le travail, l’emploi et les retraites. « Si nous voulons avancer sur les retraites, il faut passer par la case travail », affirme Jean-Pierre Farandou. Et pour bien se démarquer de l’actualité politique et du conclave retraites, l’ancien PDG de la SNCF a bien précisé le cadre général de ces travaux et n’a cessé de dédramatiser les enjeux. « Il n’y a pas de stress. Nous nous donnons du temps, et les partenaires sociaux n’ont pas d’obligation de résultat à la fin. L’idée est de se parler, de voir si on peut se rejoindre sur quelques points, si on peut rapprocher les points de vue. En tant qu’ancien dirigeant d’entreprise, je crois beaucoup à cette façon de construire du compromis. »

Manifestement, les participants ont voulu jouer le jeu lors de cette première journée inaugurale. L’heure n’était ni à la polémique ni à la petite phrase, mais bien à l’écoute et à l’échange d’arguments. Invitée à s’exprimer à la tribune sur le travail, Marylise Léon a réaffirmé la volonté de la CFDT de s’investir pleinement dans la démarche proposée : « La CFDT se bat depuis des années pour faire du travail un sujet d’importance nationale. Cette conférence doit nous permettre de construire le changement culturel dont le monde du travail a besoin en France aujourd’hui. L’objectif de nos échanges ne doit pas être technique. Il doit être politique, au sens noble du terme. Il s’agit de remettre l’humain et la qualité du travail au cœur de l’organisation, de reconnaître la valeur du travail et de contribuer à son amélioration. »

Même tonalité du côté patronal puisque les organisations présentes se sont déclarées ouvertes aux débats et à la discussion, à mille lieues de la position d’un Medef qui a refusé de participer à cette journée et a ainsi montré son mécontentement eu égard au budget en préparation à l’Assemblée nationale. Cette politique de la chaise vide se révèle d’ailleurs plutôt inhabituelle de la part du Medef mais peut encore évoluer selon le gouvernement – qui a décidé de « laisser la porte ouverte ».

Une vue d’ensemble des sujets à traiter

Enfin, les interventions des experts au cours de cette journée n’ont pas apporté d’éléments vraiment nouveaux, mais elles ont permis d’apporter une vue d’ensemble des sujets à traiter. Par exemple, l’intervention de l’économiste Antoine Bozio a rappelé utilement les deux publics qui devront faire l’objet de toutes les attentions en matière d’emploi : les jeunes et les seniors. Il a notamment expliqué que le faible taux d’emploi des jeunes et des seniors en France entraîne le décrochage de notre pays en matière de nombre moyen d’heures de travail des actifs par rapport à celui de l’Allemagne ou du Royaume-Uni. « Avec le débat sur les retraites, on a beaucoup parlé de l’importance de faire progresser l’emploi des seniors, mais on oublie souvent l’importance de faire aussi progresser celui des jeunes, a-t-il insisté. Améliorer l’insertion professionnelle des nouvelles générations sur le marché du travail doit être une des priorités. »

Alors que l’on ignore encore si la France sera dotée d’un nouveau budget à la fin de cette année, ni si la suspension de la réforme des retraites sera entérinée, il est difficile de porter un jugement quant à l’avenir de cette initiative, qui semble aujourd’hui consensuelle. « La méthode nous va bien », résume Marylise Léon. Difficile d’en dire plus dans cette période d’incertitude politique.

> Par Jérôme Citron
Rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo

 




Hommage à Mylène Jacquot, secrétaire générale au cœur de l’engagement syndical toolTips('.classtoolTips253','Observatoire des missions et des métiers');

 

C’est avec une profonde tristesse et une grande émotion que la CFDT-Agriculture annonce le décès de la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques : Mylène Jacquot.

Elle laisse un vide immense dans nos rangs et dans le cœur de toutes celles et ceux qui l’ont côtoyée. Militante infatigable, dirigeante respectée et collègue d’une grande générosité, elle aura consacré une part essentielle de sa vie à défendre les agentes et agents de la fonction publique avec une conviction inébranlable. Elle était très attachée à la reconnaissance de la pénibilité au travail tant dans le milieu hospitalier que dans celui des abattoirs.

Au-delà de la syndicaliste, c’est la personne à qui nous rendons hommage. Mylène était reconnue pour son soutien indéfectible envers les plus fragiles. Beaucoup se souviendront d’elle par son calme en toutes circonstances, son rire communicatif, ses discours percutants. Elle savait allier force de conviction et bienveillance, faisant de notre siège syndical non seulement un lieu de combat, mais aussi un lieu de solidarité et d’entraide.

Le départ de Mylène Jacquot est une perte cruelle, mais son héritage est immense. Elle nous lègue une organisation plus forte et respectée. Elle nous transmet les valeurs auxquelles elle n’a jamais dérogé : l’intégrité, le courage, la loyauté envers les collègues et la passion pour un service public de qualité. La meilleure façon de lui rendre hommage est de poursuivre le combat qu’elle a mené avec tant d’ardeur, en restant fidèle à ces principes.

En ce moment de deuil, l’ensemble des sections et des adhérents de la CFDT-Agriculture présentent leurs condoléances attristées à sa famille.

Le Conseil Syndical de la CFDT-Agriculture.

 

Document :
  • Le communiqué de presse de la confédération CFDT ICI



Réforme des IRA – Groupe de travail DGAFP du 25 novembre 2025 toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips257','Direction Générale de l\'Administration et de la Fonction Publique');

 

Un groupe de travail a été constitué par la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) pour travailler sur un projet de réorganisation des Instituts régionaux d’administration (IRA) qui doit déboucher sur la création d’un établissement public national, à brève échéance (Janvier 2027).

La réunion était présidée par Monsieur Boris MELMOUX-EUDE, Directeur général puis Madame Mathilde ICARD, cheffe de service à la DGAFP.

Organisations syndicales présentes : FO, FSU, UNSA, CFDT, CGT, Solidaires.

Pour la CFDT : Mylène JACQUOT, Louise-Marie SIADOUS, Alexandre BATAILLE.
Employeurs : FPE (ministères sociaux, justice, éducation nationale, etc.).

Objet de la réunion

La DGAFP rappelle que la réunion est consacrée au projet de réorganisation des IRA dans la perspective de la création d’un établissement public national chargé de la formation initiale et continue des cadres de proximité de l’État (le diaporama support ICI).

Elle indique que plusieurs textes réglementaires sont en préparation (décret portant création du nouvel établissement, décret relatif à l’accès et à la formation, ajustements des textes existants) et qu’ils devront être soumis aux instances compétentes (CSA, CSFPE) au cours de l’année à venir.

Les objectifs de la séance sont de présenter un point d’étape sur le projet (diagnostic, calendrier, cadre pédagogique, gouvernance).

Position et interventions CFDT

La CFDT rappelle qu’elle ne s’inscrit pas dans une logique de refus de principe de toute évolution des IRA, mais dans une démarche d’exigence sociale, pédagogique et juridique. Elle structure ses interventions autour des points suivants.

Dialogue social

La CFDT souligne que le dialogue social de proximité constitue déjà un point faible dans certains périmètres et qu’il ne doit pas être encore affaibli par la réforme.
Elle demande que la création d’un établissement national s’accompagne de garanties concrètes.

Diagnostic et « remontées employeurs » – Calendrier

La CFDT tient à saluer le travail réalisé par les équipes des IRA, qu’elle juge de qualité et qu’il convient de reconnaître explicitement.
Elle exprime de fortes réserves sur l’usage qui est fait d’une supposée insatisfaction des employeurs pour justifier la réforme. Les récentes réformes particulièrement erratiques des IRA ont eu des effets délétères qu’il ne faut pas passer sous silence.

Sur le calendrier, la CFDT rappelle que la réforme va modifier en profondeur le travail de nombreux agents (pédagogie, scolarité, gestion, appui, etc.).

La CFDT demande une transparence complète sur le diagnostic et un calendrier compatible avec une véritable appropriation de la réforme par les agents.

Cadre pédagogique plus clair

La CFDT se déclare favorable à l’objectif d’un cadre pédagogique plus lisible et harmonisé entre sites.
Elle insiste cependant sur deux conditions :

  • Ce cadre doit être co-construit avec les équipes pédagogiques, les IRA, les employeurs et les représentants des personnels, et non élaboré de manière descendante,
  • « L’heure de l’école de Napoléon est passée » : il ne s’agit plus d’imposer un modèle pédagogique uniforme, mais de partir des compétences attendues sur le terrain et des besoins réels des services.

La CFDT demande un travail approfondi sur les contenus (notamment la connaissance du cadre du dialogue social dans la fonction publique), les modalités pédagogiques, les évaluations.

Formation

La formation doit être mieux orientée vers l’accompagnement individualisé notamment pour mieux prendre en compte les parcours antérieurs des élèves.

Réorganisation ou restructuration ? Exigence de mesures d’accompagnement

La CFDT demande de clarifier la nature juridique de l’opération : simple réorganisation ou restructuration au sens des textes.
Elle demande, dans tous les cas :

  • La mise en place de mesures d’accompagnement pour l’ensemble des personnels des IRA (appui à la mobilité choisie, formation, accompagnement individuel, etc.),
  • La valorisation explicite du travail déjà fourni par les équipes et de l’effort d’adaptation qui leur sera demandé.

Sécurité juridique et enseignements tirés du CNAL

La CFDT exprime des inquiétudes sur la sécurité juridique de la réforme, notamment quant :

  • A l’articulation des différents textes (décret de création, décret formation, textes statutaires),
  • Au respect du calendrier pour que les nouvelles maquettes, modalités de concours et d’évaluation soient pleinement opposables au moment de l’entrée en vigueur.

Elle rappelle qu’il n’est pas acceptable de lancer une nouvelle scolarité avec des textes fragiles ou inachevés, et insiste sur la nécessité de sécuriser les élèves sur la validité de leur formation et de leur affectation.
S’agissant du CNAL (concours national à affectation locale), la CFDT rappelle :

  • Qu’elle avait, pour sa part, été favorable au principe du dispositif, notamment pour mieux organiser la répartition des affectations,
  • Que ce sont certains acteurs qui ont jugé très sévèrement sa mise en œuvre.

La CFDT souligne qu’il convient de tirer les enseignements de cette expérience.

Gouvernance et représentation des organisations syndicales

S’agissant de la gouvernance du futur établissement, la CFDT prend acte de la création d’un conseil d’administration unifié.
Elle considère toutefois que le nombre de sièges réservés aux organisations syndicales (OS) est insuffisant au regard des enjeux.

La CFDT demande explicitement une augmentation du nombre de sièges de représentants des OS, avec un nombre de membres supérieur à deux, afin de garantir une représentation conforme au pluralisme syndical et un rôle réel des OS dans la stratégie de l’établissement.

Réponses et prochaines étapes

La DGAFP a indiqué, en réponse aux questions de la CFDT, que :

  • Début d’année prochaine, une cartographie des emplois sera réalisée, avec une définition des emplois/agents, puis publication de ces éléments ;
  • Le premier décret sera présenté en CSA local, le second en CSFPE. Il n’y a pas de mandat pour modifier le nombre de sièges : la composition actuelle est donc maintenue. La demande des organisations syndicales de porter à 3 le nombre de représentants des OS au sein du CSA sera néanmoins transmise ;
  • Il n’y a pas encore d’information sur le nom du futur établissement ;
  • Le travail réglementaire va se poursuivre progressivement, et les textes seront soumis aux instances dans le respect de leurs compétences respectives.

> Source : CFDT-UFETAM  

 

Document à consulter :

  • Diaporama support de la DGAFP ICI