Rupture conventionnelle dans la Fonction publique : le dispositif est pérennisé

 

Après les interrogations suscitées par la préparation du budget 2026, c’est désormais acté : la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires est maintenue dans le droit commun. Le dispositif, expérimenté depuis 2020, devient pérenne.

Un outil désormais inscrit dans le Code général de la fonction publique

La rupture conventionnelle était déjà ouverte, de façon durable, aux agents contractuels en CDI depuis le 1er janvier 2020. Pour les fonctionnaires titulaires, elle relevait jusqu’ici d’une phase d’expérimentation engagée à la suite de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

Cette expérimentation, menée de 2020 à 2025, a fait l’objet d’une évaluation transmise au Parlement au printemps 2025. Le bilan jugé satisfaisant a conduit le législateur à inscrire définitivement le dispositif dans la loi de finances pour 2026.

La rupture conventionnelle figure désormais aux articles L.552-1 à L.552-5 du Code général de la fonction publique. Les textes réglementaires d’application doivent encore être actualisés.

Un départ négocié, sécurisé et accompagné

Le principe reste inchangé : la rupture conventionnelle permet à un agent public et à son employeur de mettre fin, d’un commun accord, à la relation de travail.

Pour le fonctionnaire, cela se traduit par une radiation des cadres, assortie du versement d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC) et de l’ouverture du droit à l’assurance chômage, sous réserve de remplir les conditions requises.

Ce dispositif répond à un objectif affiché de fluidité des parcours professionnels, notamment entre les secteurs public et privé. Il offre un cadre sécurisé aux agents qui souhaitent concrétiser un projet professionnel — reconversion, création d’activité, mobilité vers le privé — sans passer par une démission non indemnisée.

Des chiffres qui confirment l’intérêt du dispositif

Durant la période d’expérimentation, plusieurs milliers d’agents ont choisi cette voie :

  • Près de 8 800 fonctionnaires de l’État entre 2020 et 2025 ;
  • Plus de 1 400 agents territoriaux pour la seule année 2021 ;
  • Plus de 3 000 agents hospitaliers en 2022.

Ces données traduisent une appropriation progressive du dispositif dans les trois versants de la Fonction publique.

Des exclusions maintenues

La pérennisation ne modifie pas le périmètre des bénéficiaires. Restent exclus :

  • Les fonctionnaires stagiaires ;
  • Les fonctionnaires détachés sur contrat ;
  • Les agents ayant atteint l’âge d’ouverture du droit à pension et remplissant les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Le remboursement de l’indemnité en cas de retour

Le principe de remboursement de l’ISRC en cas de retour dans l’emploi public est maintenu.

Concrètement, un agent qui réintègre dans les six années suivant sa rupture conventionnelle, l’administration avec laquelle il avait conclu l’accord, devra rembourser l’indemnité perçue. Ce mécanisme, déjà applicable à la fonction publique de l’État, est désormais étendu aux fonctions publiques territoriale et hospitalière.

La position de la CFDT

La CFDT s’est exprimée dès l’origine en faveur de la mise en place de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique. Pour notre organisation, il s’agit d’un droit nouveau pour les agents, à condition qu’il repose sur un véritable consentement mutuel, un accompagnement réel et des garanties solides sur le montant de l’indemnité.

La pérennisation du dispositif constitue une reconnaissance de son utilité.

Pour autant, la CFDT reste vigilante :

  • Sur la qualité du dialogue préalable à toute signature ;
  • Sur l’égalité de traitement entre agents ;
  • Sur l’absence de pression hiérarchique ;
  • Sur la sécurisation des parcours professionnels après le départ.

La rupture conventionnelle doit rester un choix, jamais un outil de gestion contraint des effectifs.

Document à consulter :

> Source : CFDT-UFETAM   



ASA : La CFDT refuse la réduction des droits liés à la parentalité

 

Le 19 février 2026, la Fonction publique a présenté aux organisations syndicales un projet de décret qui vise à limiter les autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à la parentalité dont bénéficient les agents publics. La CFDT affirme qu’il faut au contraire les développer.

Le Conseil d’État a enjoint l’administration de prendre avant le 10 juin 2026 un décret d’application de l’article 45 de la loi transformation de la fonction publique en fixant la liste des ASA liées à la parentalité et à certains événements familiaux.

Pour la CFDT, la rédaction du décret devrait être l’occasion de sécuriser et de moderniser les ASA dont bénéficient les agents et leur permettre de mieux concilier leur vie privée avec leur activité professionnelle.

En dépit des demandes de la CFDT, le projet élaboré par l’administration compte des régressions et carences qui ne sont pas acceptables. Sans les citer toutes, on doit relever :

  • Les ASA pour gardes d’enfant réduites à six jours pour un enfant âgé de zéro à onze ans et trois jours pour un enfant âgé de douze à seize ans ;
  • Les ASA en cas de décès ou de mariage laissées à l’appréciation des nécessités de service par les chefs de service ;
  • L’absence de mesure en faveur des proches aidants ; 
  • L’interdiction faite d’améliorer le dispositif en fonction des réalités de terrain, faisant courir le risque de raboter les dispositifs plus favorables existants.

Il est encore temps pour corriger ce mauvais départ. Lors du Conseil Commun de la Fonction Publique qui examinera avant juin le projet de décret, la CFDT déposera des amendements pour traduire dans le droit les attentes des agents publics.

> Source : CFDT-Fonctions publiques 

 

Pour mémoire :




« La facture de l’IA n’est pas soutenable du point de vue énergétique et climatique » toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

Maxime Efoui-Hess est coordinateur des programmes industrie et numérique de The Shift Project, groupe de réflexion visant à éclairer le débat sur les défis climat-énergie, qui a lancé un pavé dans la mare avec son dernier rapport mettant en évidence un aspect peu abordé du développement de l’intelligence artificielle (IA) : son impact écologique.

Le dernier rapport de The Shift Project alerte sur le fait que le développement de l’IA, dans sa trajectoire actuelle, compromet les objectifs climatiques. Pourquoi ?

Rappelons d’abord que l’IA est une famille d’usages ou un sous-ensemble du secteur numérique, et que ce dernier représente environ 4 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES), soit l’équivalent de la flotte mondiale de camions. Et cela augmente car on numérise beaucoup. Ensuite, l’IA, pour fonctionner, nécessite des centres de données. Pour notre étude, nous avons observé l’impact carbone de ces centres au niveau mondial : si le déploiement de l’IA se poursuit comme annoncé par le secteur, l’impact carbone de la filière des centres de données sera multiplié par deux ou trois. Le secteur pourrait représenter jusqu’à deux fois les émissions totales de la France en 2030. Ces volumes n’ont jamais été pris en compte dans les scénarios de réduction de nos émissions de GES.

Comment un centre de données produit-il des GES ?

Un quart des émissions provient de la phase de construction-production : la construction des bâtiments, des infrastructures, la production des composants électroniques, des serveurs, etc. Il faut comprendre que la production du numérique, c’est une industrie qui va d’une phase d’extraction (un processus complexe à décarboner) à l’assemblage, en passant par la chimie de première transformation, etc. Chaque étape est émettrice. Les trois quarts restants proviennent du fonctionnement des centres : les serveurs (entraînement des modèles, requêtes des utilisateurs), le refroidissement, etc. Là, l’impact carbone vient du fait qu’il faut générer de l’électricité. Or, aujourd’hui, 50% de l’électricité des centres de données est d’origine fossile.

Et plus les modèles algorithmiques sont complexes, plus ils exigent d’électricité, ce qui augmente le volume des émissions…

Oui. Plus vous augmentez la densité et les capacités de vos modèles, plus vous demandez des choses complexes (créer des vidéos…) et plus vous avez besoin d’énergie. Le problème actuel est que l’IA est déployée sans réfléchir, de manière indifférenciée et à grande échelle. Tous ces impacts additionnés font gonfler la facture électrique et les GES, jusqu’à ne plus être soutenable.

C’est à dire ?

La dynamique de déploiement des centres de données est trop importante par rapport aux capacités de déploiement du réseau électrique. En Irlande, où la consommation électrique des centres de données a atteint 20 % de la part nationale, l’opérateur a signifié qu’il ne pouvait plus suivre. De fait, un moratoire en a découlé. L’autre risque, c’est de voir apparaître un phénomène de concurrence entre les besoins en électricité de ces centres et ceux du reste de l’industrie, engagée dans la décarbonation. Que les uns se fassent au détriment des autres puisque, d’une certaine façon, il n’y en aura pas pour tout le monde. Cela pose la question des arbitrages.

Aujourd’hui, il n’existe pas de stratégie pour les centres de données ?

Non. Le problème est que l’on n’a jamais considéré le numérique comme un secteur industriel. On déploie à tout va, sans réfléchir. Notre groupe, The Shift Project, voit plusieurs priorités : d’abord, définir les besoins stratégiques auxquels nous voulons répondre avec l’IA, puis réfléchir à leur dimensionnement. Aujourd’hui, faute d’une telle planification, les grandes entreprises du numérique se développent en pensant que l’intendance suivra et que les systèmes énergétiques s’adapteront. Or rien ne l’assure, alors que nous n’avons qu’un fusil à un coup pour réussir la transition. Autant planifier notre tir au mieux et viser juste.

> Par Emmanuelle Pirat
Journaliste

 


D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo




Emploi public en 2024 : une hausse plus modérée, portée par les contractuels

 

L’Insee vient de publier son étude annuelle sur l’emploi dans la fonction publique. Que retenir des chiffres 2024 ? Si les effectifs continuent d’augmenter, le rythme ralentit nettement. Et, une fois encore, ce sont les contractuels qui tirent la hausse.

5,9 millions d’agents publics fin 2024

Au 31 décembre 2024, la fonction publique (hors Mayotte) compte 5,9 millions d’agents, soit 32 800 de plus qu’en 2023 (+0,6 %).

C’est une progression plus faible que l’an dernier (+1,1 %). Autrement dit : l’emploi public continue d’augmenter, mais moins vite.

Dans le détail :

  • Fonction publique de l’État (FPE) : +0,8 %
  • Fonction publique territoriale (FPT) : +0,3 %
  • Fonction publique hospitalière (FPH) : +0,5 %

La FPE reste le versant le plus dynamique, tandis que la FPH connaît un net ralentissement après la forte hausse de 2023.

Des fonctionnaires stables… des contractuels en hausse

Le fait marquant de ces dernières années se confirme :

  • Le nombre de fonctionnaires (y compris militaires) est quasi stable (-0,1 %).
  • Le nombre de contractuels augmente encore fortement : +2,6 % (soit +35 900 agents).

Les contractuels représentent désormais 24 % des agents publics, soit près d’un quart des effectifs. Il y a dix ans, leur part était inférieure de 7,6 points.

Dans la FPT, plus d’un agent sur quatre est contractuel (26 %). La proportion est de 23 % dans la FPE et 22 % dans la FPH.

Les contractuels représentent 74 % des entrées dans la fonction publique en 2024. À l’inverse, le solde des fonctionnaires reste négatif (davantage de sorties que d’entrées), même si les titularisations compensent en partie les départs.

La dynamique de l’emploi public repose donc clairement sur le recrutement contractuel.

Catégorie A : une bascule historique

Autre évolution majeure :

Pour la première fois, les agents de catégorie A (38 %) sont plus nombreux que ceux de catégorie C (37 %).

Entre 2023 et 2024 :

  • Catégorie A : +1,7 %
  • Catégorie B : +2,2 %
  • Catégorie C : –2,1 %

Cette évolution s’explique à la fois par des créations d’emplois qualifiés et par des reclassements statutaires.

Une fonction publique toujours plus féminisée

La fonction publique est composée à 64 % de femmes (contre 59 % en 2004).

La féminisation progresse lentement mais régulièrement (+0,2 point par an en moyenne depuis vingt ans).

En 2024 :

  • FPE : 58 % de femmes
  • FPT : 61 %
  • FPH : 78 %

Les femmes représentent également 84 % des agents à temps partiel. Le temps partiel concerne 16 % des agents publics (20 % dans la FPT).

Ces données confirment la forte segmentation sexuée de certains métiers et posent, une fois encore, la question des inégalités professionnelles.

Des agents plus âgés : effet réforme des retraites

La moyenne d’âge atteint 43 ans et 11 mois, en hausse de deux mois sur un an.

Près de quatre agents sur dix ont 50 ans ou plus. Cette population est en forte augmentation (+51 000 agents en un an).

L’Insee relie cette évolution à la réforme des retraites entrée en vigueur en septembre 2023, qui repousse progressivement l’âge de départ. La part des agents de 62 ans ou plus continue ainsi d’augmenter.

La FPT est le versant le plus âgé (45 ans et 9 mois en moyenne).

Moins d’entrées, plus de sorties

En 2024 :

  • 528 800 entrées (–18 200 par rapport à 2023)
  • 499 400 sorties (+13 900)

Le solde reste positif (+29 400), mais il est deux fois moins élevé qu’en 2023.

Le taux de rotation s’établit à 9,3 %. Les contractuels concentrent l’essentiel des mouvements.

Ce qu’il faut retenir

  1. L’emploi public continue d’augmenter, mais plus lentement.
  2. La croissance repose quasi exclusivement sur les contractuels.
  3. Les catégories A deviennent majoritaires.
  4. La fonction publique vieillit sous l’effet de la réforme des retraites.
  5. Les femmes représentent près des deux tiers des agents publics et l’écrasante majorité des temps partiels.

Pour les organisations syndicales, ces évolutions interrogent à la fois sur :

  • la place croissante du contrat dans l’emploi public,
  • l’attractivité des carrières,
  • les conditions de travail,
  • les enjeux de renouvellement générationnel.

L’étude complète est disponible sur le site de l’Insee (Insee Première n° 2094, février 2026).

Document à consulter

> Source : CFDT-UFETAM   



Conscience contre violence

 

Au-delà de l’onde de choc provoquée par la mort d’un militant identitaire le week-end dernier, resurgit le spectre, tragique, de la violence politique. La CFDT le réaffirme sans détour : quelles que soient les opinions que portent les militants engagés – qu’ils soient politiques, syndicaux ou associatifs –, rien ne saurait légitimer leur meurtre. C’est dans cet esprit que nous avons réagi à la mort de Quentin Deranque.

Ce drame est l’expression la plus brutale d’un climat politique empoisonné. Les discours haineux créent un terrain fertile aux passages à l’acte. Notre démocratie est fragilisée par une polarisation croissante qui dégrade le débat public. Lorsque la polarisation devient extrême, l’adversaire se transforme en ennemi, l’échange d’idées en confrontation physique, et les désaccords en détestation de l’autre. Le débat n’est plus démocratique, c’est une confrontation qui nourrit la violence et l’exclusion. Or, notre démocratie repose sur le pluralisme et le dialogue, dans le respect et la non-violence.

Face aux « ingénieurs du chaos » qui voudraient nous faire croire que la société française serait irréconciliable et fracturée en blocs ennemis, il appartient à l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs de faire vivre par le débat notre démocratie libérale. Celle-ci n’est pas un acquis figé, elle s’est construite patiemment, en gagnant en tolérance, en droits et en ouverture. Loin de la peur, de l’intimidation ou du fatalisme dans lesquels certains voudraient nous enfermer.

Par Olivier Guivarch
secrétaire national de la CFDT

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Drame de Lyon : La CFDT condamne une ultrapolarisation qui conduit à la mort

Le 14 février dernier, Quentin D. est mort après avoir subi des coups d’une violence inouïe, victime d’un lynchage lors d’affrontements politiques.

La mort de militants politiques, syndicaux ou associatifs est une épouvante pour tous les humanistes et une défaite pour ceux et celles qui défendent, par-dessus tout, la démocratie. Elle ne devrait jamais être suscitée par les slogans haineux et les discours justifiant ou relativisant les violences contre les personnes et les biens.

La CFDT condamne le climat guerrier qui s’est emparé du débat public. L’ultrapolarisation des positions politiques est à l’origine de cette ambiance délétère qui refuse le dialogue, disqualifie toutes idées opposées aux siennes et voue aux gémonies les femmes et les hommes qui les portent.

Les auteurs de ce meurtre doivent être rapidement identifiés, jugés et condamnés.

Pour la CFDT, l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux et associatifs doivent contribuer et appeler au respect et à l’apaisement sans rien renier de leurs convictions profondes.

 

> Document à consulter



Handicap : la loi de 2005 ne va « pas assez vite, assez loin, assez fort » toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social');

 

Deux décennies après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la Cour des comptes dresse un bilan contrasté de la politique d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Le cadre juridique s’est transformé, mobilisant au passage d’importants moyens financiers, estime la Cour. Mais l’efficacité globale des dispositifs reste, selon elle, « limitée par des choix structurels et un pilotage insuffisamment coordonné ».

Selon le rapport, publié fin janvier 2026, la priorité accordée à l’emploi en milieu ordinaire constitue notamment une avancée majeure, soutenue par près de 1,3 milliard d’euros d’aides directes. Toutefois, cette orientation repose largement sur une reconnaissance administrative du handicap, conditionnant l’accès aux droits et aux aménagements. Ce filtre exclut, selon la Cour, une partie des travailleurs dont les limitations fonctionnelles, bien que durables, ne sont pas reconnues en tant que telles, ce qui crée des inégalités d’accès aux dispositifs de compensation.

28 % des entreprises n’emploient aucun travailleur handicapé

Par ailleurs, si l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés reste un pilier du système, son application demeure incomplète, constate la Cour. Ainsi, près de 28 % des entreprises assujetties n’emploient aucun travailleur handicapé, révélant les limites d’un mécanisme davantage fondé sur des obligations déclaratives et financières que sur une réelle transformation des organisations du travail. La faible diffusion des référents handicap dans les grandes entreprises – seulement 18,5 % dans les plus de 250 salariés – illustre également l’écart entre les prescriptions légales et leur mise en œuvre effective.

La CFDT partage ces constats et considère que si la loi de 2005 a permis des avancées réelles, ces dernières demeurent insuffisantes, en particulier au regard du vieillissement de la population. « Cela ne va ni assez vite, ni assez loin, ni assez fort. Aujourd’hui, 44 % des handicaps sont liés à l’âge », souligne Xavier Guillauma, secrétaire confédéral chargé du dossier. Il plaide pour une remise en question du seuil de 6 %, jugé trop faible quand il s’agit de répondre aux défis à venir, et pour une meilleure anticipation de la hausse du nombre de proches aidants parmi les actifs.

> Par Sabine Izard
Journaliste
D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 

Focus sur ce qui concerne le handicap dans la fonction publique :

Des règles spécifiques aux employeurs publics

Le rapport rappelle que les employeurs publics (État, territoriale, hospitalière) sont soumis à une obligation d’emploi de 6 % de travailleurs en situation de handicap, comme dans le secteur privé.

Mais au lieu de cotiser à l’Agefiph, ils versent leur contribution au :

Ce fonds finance notamment :

  • l’aménagements de postes,
  • les aides techniques,
  • l’accompagnement des agents,
  • les actions de sensibilisation.

Des résultats contrastés

La Cour souligne que :

  • La fonction publique atteint globalement un taux d’emploi proche ou légèrement supérieur à 6 % (mieux que le privé).
  • Mais il existe de fortes disparités :
    • meilleure performance dans la fonction publique territoriale,
    • plus de difficultés dans certaines administrations de l’État.

Autre point important :
Une partie du taux est atteinte via la reconnaissance administrative de situations déjà présentes, plutôt que par un recrutement réellement dynamique.

Des freins persistants

Le rapport identifie plusieurs difficultés propres à la fonction publique :

  • Complexité des procédures de recrutement (concours, statuts)
  • Manque d’anticipation dans les parcours professionnels
  • Maintien dans l’emploi insuffisamment structuré
  • Médecine de prévention parfois en tension
  • Manque de pilotage stratégique dans certaines administrations

Maintien dans l’emploi : un enjeu majeur

La Cour insiste beaucoup sur :

  • le vieillissement des agents,
  • l’augmentation des inaptitudes partielles,
  • la nécessité d’adapter les postes plutôt que d’aboutir à des sorties de la fonction publique.

Elle estime que la politique reste encore trop centrée sur le respect du quota, et pas assez sur la qualité des parcours professionnels.

Pilotage et gouvernance perfectibles

Le rapport pointe :

  • un pilotage national peu lisible,
  • un rôle du FIPHFP qui a évolué mais manque encore de leviers,
  • une coordination insuffisante entre employeurs publics.

La Cour recommande :

  • un renforcement du pilotage stratégique,
  • une meilleure évaluation des politiques handicap,
  • un suivi plus qualitatif (carrières, promotions, conditions de travail).

Recommandations clés concernant la fonction publique

Parmi les orientations proposées :

  • Développer une logique de parcours professionnel sécurisé
  • Améliorer le maintien dans l’emploi
  • Simplifier les procédures d’aménagement
  • Mieux articuler médecine de prévention, RH et encadrement
  • Renforcer l’évaluation des politiques handicap
Document à consulter :



Conférence Travail Emploi Retraites : une première journée de travaux a débuté toolTips('.classtoolTips247','Office national des forêts

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Lancée par le Premier ministre à la fin de l’année dernière, la Conférence Travail Emploi Retraites a réellement débuté le 30 janvier. L’objectif est ambitieux : produire un document d’ici à l’été qui puisse éclairer le prochain débat autour de la présidentielle. Cinq autres journées de travail sont prévues.

La conférence Travail Emploi Retraites (TER) est encore un ovni dans le paysage politique et social. Lancé par le Premier ministre lorsqu’il a décidé de suspendre la réforme des retraites, cet espace de dialogue a vocation à éclairer les débats liés à la prochaine élection présidentielle. Six rencontres d’une journée sont prévues, soit une par mois environ jusqu’à l’été prochain. Concrètement, les organisations syndicales et patronales sont invitées à travailler en parallèle sur les trois thématiques pour le privé et pour le public, avec l’aide de trois grands facilitateurs – qui auront la lourde tâche de produire un « livrable » de ces travaux à l’été.

Conférence de presse tenue à l’issue des travaux avec, au centre, Isabelle Mercier, secrétaire nationale, et Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.© Syndheb

 

“Parvenir à quelque chose d’utile”

« Rien n’est écrit à l’avance, comme cela a pu être le cas autrefois pour d’autres réformes sociales », prévient d’emblée le coordinateur de la conférence, Jean-Denis Combrexelle. Ce haut fonctionnaire, ex-directeur du Travail et ancien directeur de cabinet d’Élisabeth Borne à Matignon, insiste avant tout sur la « volonté d’avancer et de parvenir à quelque chose d’utile » de la part des participants – et sur la possibilité pour le Medef de revenir à la table des discussions. Sans trop s’avancer à l’issue de la première journée de travail, il a tout de même précisé l’enjeu de ces discussions, à savoir construire un document qui fasse le lien entre les trois thématiques. « L’idée n’est pas de réfléchir en silo mais bien que le travail de chaque atelier alimente une réflexion générale. »

Pour la CFDT, les travaux de la conférence ont bel et bien commencé, et ils correspondent à ce stade aux attentes. « Le lien est désormais fait entre le travail, l’emploi et l’avenir de notre système de retraites, souligne Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. On ne pourra plus revenir en arrière. La dernière réforme des retraites n’était qu’une réforme financière, qui est passée à côté de l’essentiel, d’où son rejet massif. La CFDT le dit et le redit : la retraite, c’est avant tout une question de travail, et nous nous félicitons de reprendre la réflexion dans le bon ordre, cette fois-ci. »

Le travail enfin mis en avant

Parler du travail, mettre en avant ce thème, c’est certainement l’aspect le plus original et le plus intéressant de cette conférence. Les thèmes de l’emploi et des retraites ont en effet été beaucoup plus étudiés et débattus par les organisations syndicales et patronales. « C’est sur la partie travail où nous avons le plus d’attentes. Nous avons, en France, besoin d’un changement culturel de la part du patronat. Il doit nous dire jusqu’où il est prêt à aller », déclare l’un des participants, en listant des sujets aussi essentiels que le dialogue professionnel, le management, la santé et l’usure professionnelle.

« Pour la CFDT, faire le lien entre le travail, l’emploi et les retraites est une évidence, mais cela ne l’était pas pour tout le monde. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes sur la bonne voie. On s’est bien rendu compte de la cohérence de la démarche », affirme Isabelle Mercier, secrétaire nationale à la CFDT chargée des questions du travail. Un sujet comme l’intelligence artificielle illustre cette approche. On sait que son déploiement va impacter à la fois le travail, l’emploi et les retraites, et qu’il faut absolument que les partenaires sociaux en discutent. Or, jusqu’à présent, le patronat refusait d’en faire un sujet de dialogue social…

Cette première journée de travail a également permis de voir là où il va falloir creuser, et là où la discussion apparaît peut-être moins fluide. Si la volonté d’embarquer la fonction publique dans la réflexion a été saluée par tous les participants, il ressort que les employeurs publics n’ont pas forcément la même culture du dialogue. « Il faut que les employeurs publics soient au rendez-vous, insiste Yvan Ricordeau. Ils ne peuvent se contenter d’un rôle d’observateur. Même s’il y a des différences entre le public et le privé, la feuille de route que nous souhaitons écrire s’adresse à tous, salariés du privé comme agents des fonctions publiques. » Le nombre croissant de travailleurs qui font des allers-retours entre les secteurs public et privé impose, de toute façon, de réfléchir de manière globale. Que ce soit en matière de travail, d’emploi ou de retraites, il n’est pas possible que ces derniers soient pénalisés sous prétexte qu’ils sont passés d’un système à un autre.

Faire émerger les sujets prioritaires

« Cette conférence TER n’est pas une négociation. Elle ne se conclura pas par un accord censé être repris dans une loi, rappelle Yvan Ricordeau. Il n’est pas question de détailler des mesures à prendre. Vu l’ampleur des sujets à aborder en quelques mois, ce serait de toute façon mission impossible. L’enjeu de cette conférence selon la CFDT est de faire émerger les dix ou quinze sujets prioritaires pour le monde du travail dans les années à venir. Si nous n’allons pas tous tomber d’accord sur les solutions à apporter, bien identifier les pistes d’action possibles serait déjà faire un grand pas en avant. »

Ce beau programme va mobiliser les équipes CFDT jusqu’à l’été. « L’été se termine le 23 septembre ! », souligne un participant. Une manière élégante de dire qu’il sera toujours possible de jouer les prolongations.

> Par Jérôme Citron
rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

 D’après l’article initialement publié par Syndicalisme Hebdo
 




La DGAFP veut réformer le temps partiel thérapeutique toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips257','Direction Générale de l\'Administration et de la Fonction Publique');

 

Mauvaise méthode visant à réduire les droits des agents, absence des employeurs, le groupe de travail du 5 février 2026 n’est pas allé à son terme. La CFDT a demandé à l’administration de compléter son bilan et de clarifier ses intentions en prévision d’une nouvelle réunion.

Bien que le GT soit prévu pour faire un bilan du temps partiel thérapeutique (TPT), le document préparatoire envoyé ne comportait pas de données chiffrées, si ce n’est un doublement de son utilisation en 5 ans. Il présentait néanmoins le projet de deux mesures nouvelles décrites très sommairement :

  • La mise en place d’un délai maximal de 30 jours pour autoriser la reprise à TPT ;
  • La fin de la périodicité imposée (1 ® 3 mois) : le médecin prescripteur peut adapter durée et quotité en fonction de la situation de l’agent. Parallèlement, les contrôles médicaux et le suivi RH de l’agent en TPT seront renforcés.

Dans sa présentation orale, la DGAFP a simplement souligné que ces propositions étaient issues d’échanges avec les employeurs.

La CFDT fonction publique a vivement regretté l’absence de tous les employeurs et particulièrement les plus concernés par l’accroissement du TPT : l’éducation nationale et la fonction publique hospitalière.

Elle a affirmé son attachement au TPT, critiqué tant les tentatives de remise en cause que le renforcement des contrôles et appelé à s’attaquer aux causes du développement de ce temps partiel plutôt qu’aux droits des agents malades. Renforcer les contrôles sur l’autorisation d’un TPT c’est empêcher les agents de revenir au travail après un arrêt.

L’ensemble des fédérations syndicales s’est exprimé de manière similaire.

Sur proposition de Solidaires, les fédérations ont annoncé qu’elles suspendaient leur participation dans l’attente d’une communication de données chiffrées, genrées et de la présence des employeurs.

La DGAFP a pris acte et annoncé la convocation prochaine d’un GT avec un document préparatoire complété et la participation des employeurs.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



Bilan de la gestion du corps interministériel des attachés d’administration de l’État (CIGEM) toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité'); toolTips('.classtoolTips217','Internet protocol (base du système d\'acheminement sur Internet)'); toolTips('.classtoolTips232','Assistant de service social'); toolTips('.classtoolTips290','Risques psychosociaux'); toolTips('.classtoolTips297','Corps interministériel à gestion ministérielle');

 

Présenté devant le Conseil supérieur de la fonction publique de l’État, le bilan de la gestion du corps interministériel des attachés d’administration de l’État (AAE), arrêté au 31 décembre 2023, dresse un constat clair : si la création du CIGEM a permis des avancées réelles en matière de mobilité et de décloisonnement des parcours, les attachés restent confrontés à de fortes difficultés d’attractivité, de reconnaissance et de déroulement de carrière.

Un corps nombreux… et vieillissant

Avec près de 39 800 agents, le corps des AAE représente 1,6 % des effectifs de la fonction publique de l’État. Depuis 2015, les effectifs ont fortement augmenté, mais cette hausse masque une réalité préoccupante : un tiers des attachés partiront à la retraite d’ici 2034. L’âge moyen atteint désormais 49 ans, avec un vieillissement constaté à tous les grades.

Le corps est majoritairement féminisé (près de 64 % de femmes), mais cette proportion diminue à mesure que l’on progresse dans les grades, révélant des inégalités persistantes dans l’accès aux responsabilités et aux promotions.

Des mobilités en hausse… mais encore limitées

La mise en place du CIGEM a permis de multiplier par trois les mobilités interministérielles depuis 2015. La convergence indemnitaire engagée en 2022 a également contribué à lever certains freins. Pour autant, ces mobilités ne concernent encore que moins de 4 % des effectifs.

Les obstacles restent bien identifiés : écarts indemnitaires entre ministères, calendriers de mobilité hétérogènes, règles de gestion différentes selon les périmètres. Autant de limites qui freinent encore la promesse d’une véritable carrière interministérielle.

Des parcours de carrière largement bloqués

Tout comme nos collègues de la CFDT-UFETAM,  la CFDT-Agriculture constate et dénonce depuis longtemps des carrières des attachés assez peu dynamiques avec des possibilités d’évolution pour les femmes plus réduites que pour les hommes.

  • L’accès au grade d’attaché principal reste très contraint, avec un taux de promotion plafonné à 7 %, bien inférieur à celui d’autres corps de catégorie A.
  • L’accès à la hors classe reste trop complexe, trop contingenté et peu lisible. Il en résulte que près de 30 % des attachés principaux sont bloqués en fin de grade, sans aucune perspective d’évolution.
  • L’échelon spécial, lui aussi contingenté, est saturé et ne permet plus de reconnaître l’engagement de nombreux agents en fin de carrière.

Quelques efforts en matière de rémunération 

Le tassement des grilles indiciaire est particulièrement préoccupant : l’écart indiciaire entre un attaché et un adjoint administratif n’est plus que de 29 points, remettant en cause la reconnaissance du niveau d’expertise et d’encadrement attendu des AAE.

Dans ce contexte morose, le MAASA a cependant fait des efforts importants pour ce corps en mobilisant des moyens catégoriels en 2021 et en 2025 visant à accorder les mêmes montants d’IFSE ou d’apport de CIA que ceux octroyés aux ingénieurs de l’agriculture et de l’environnent (à fonction équivalente).  La dernière note de gestion du RIFSEEP publié en 2025 montre aujourd’hui qu’une équité de traitement est aujourd’hui atteinte.

Des perspectives d’évolution attendues

Face à ces constats nationaux, la DGAFP identifie plusieurs pistes d’évolution qui rejoignent largement les revendications portées par la CFDT :

  • Renforcer la gouvernance du corps par la création d’un collège interministériel des AAE, garant d’une gestion plus harmonisée et transparente.
  • Revaloriser les carrières : relèvement des taux de promotion, suppression du contingentement de la hors classe, linéarisation de l’accès à l’échelon spécial.
  • Revoir en profondeur les grilles indiciaires pour redonner de l’attractivité au corps.
  • Poursuivre et amplifier la convergence indemnitaire afin de lever réellement les freins à la mobilité.

Quelles suites attendre ?

Les échanges en Conseil supérieur de la fonction publique de l’État confirment pleinement les alertes portées de longue date par la CFDT.

En préambule, la DGAFP a rappelé les annonces du ministre délégué à la Fonction publique lors du Conseil commun de la fonction publique du 13 janvier 2026. Ces annonces constituent des signaux attendus par les attachés d’administration :

  • le retour des taux de promotion des catégories C et B à leur niveau antérieur ;
  • la révision des taux de promotion vers le 2ᵉ grade ;
  • la défonctionnalisation du 3ᵉ grade ;
  • la linéarisation de l’accès à l’échelon spécial dès 2026.

Pour la CFDT, ces annonces vont dans le bon sens, mais elles ne suffisent pas à masquer une situation globale très insatisfaisante, largement documentée par le bilan du CIGEM.

Plusieurs points de vigilance majeurs ont été réaffirmés :

  • l’égalité professionnelle reste à construire, comme en témoigne la sous-représentation persistante des femmes dans les grades d’avancement ;
  • les modalités d’accès au corps sont déséquilibrées, notamment avec une place insuffisante des recrutements par les IRA ;
  • la mobilité interministérielle, pourtant au cœur de la création du CIGEM, ne concerne encore que 4 % des effectifs ;
  • les grilles indiciaires sont obsolètes, générant des carrières peu lisibles et peu attractives ;
  • la convergence indemnitaire entre ministères doit devenir effective, en commençant par un état des lieux précis et partagé des écarts existants.

Le document présenté au CSFPE ouvre des perspectives d’évolution structurantes : création d’un collège interministériel de gestion du corps sur le modèle de celui des administrateurs de l’État, adoption d’orientations générales interministérielles, ouverture de discussions sur les grilles et les parcours.

Des groupes de travail associant les organisations syndicales doivent être mis en place sur ces sujets. La CFDT a indiqué être pleinement disponible pour engager ces discussions, tout en rappelant l’urgence absolue à traiter le manque d’attractivité de ce CIGEM.

Sans réformes ambitieuses et rapides, le risque est réel : voir s’aggraver les difficultés de recrutement et conduire, à terme, à un affaiblissement durable du corps des attachés d’administration, pourtant indispensable au fonctionnement et à la continuité du service public.

> Document à consulter :




Encore du mouvement à la permanence syndicale de la CFDT-Agriculture

 

De nouvelles aventures pour Frédric LALOY !

Affecté à la DRAAF Pays-de-la-Loire, Frédric LALOY avait rejoint en juin 2022 la permanence syndicale en tant que déchargé syndical et représentant de notre section syndicale des DRAAF avant de reprendre le flambeau de Co secrétaire général au départ de Jacques MOINARD en 2023.

Lors du congrès de notre syndicat en juin dernier, Frédric LALOY n’a pas souhaité se représenter sur le poste de secrétaire général mais sur le poste de secrétaire général adjoint. Les urnes ayant choisi Anne JAMMES, Frédric a alors été réélu responsable de la section syndicale des DRAAF qu’il animait avec Anne BERTOMEU.

Frédric a été très impliqué dans la vie des instances car élu en CSA M, en CAP des A+, présent lors de multiples GT et très impliqué dans des sujets pointus concernant l’alimentation, l’expertise au MAASA ou l’intelligence artificielle. Pour tous ses travaux menés, la CFDT-Agriculture tient à le remercier très chaleureusement.

Il rejoint au 1er mars prochain ONIRIS, établissement d’enseignement supérieur, pour d’autres fonctions sur lesquelles la CFDT dans son ensemble lui souhaite de belles réussites également.

Et des arrivées !

 

 

Anne BERTOMEU a intégré le conseil syndical de la CFDT-Agriculture il y a quelques jours pour y représenter les agents en DRAAF, elle vient d’être élue responsable de la section au  bureau exécutif du syndicat pour prendre le relais de Frédric LALOY sur la fonction de responsable de section DRAAF dès le 1er mars prochain.

Les départs se remplacent progressivement….  d’ici quelques semaines, la permanence accueillera un profil de juriste « pur sucre », de quoi compléter toutes les compétences déjà présentes au sein de la CFDT-Agriculture et renforcer nos services auprès des agents du MAASA !

La suite au prochain épisode !




Suspension de la réforme des retraites et mise à jour des simulateurs officiels

 

Contexte général

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), le législateur a décidé de suspendre la réforme des retraites. Cette décision concerne principalement les assurés partant à la retraite à compter du 1er septembre 2026 et a entraîné des ajustements sur l’âge légal de départ et le nombre de trimestres requis pour certaines générations.

Afin de limiter les incompréhensions et permettre à chacun de mieux anticiper sa situation personnelle, les simulateurs officiels de retraite ont été mis à jour.

Mise à jour du simulateur « Info-retraite.fr »

Le site info-retraite.fr, portail public regroupant l’ensemble des régimes de retraite obligatoires (base et complémentaire), a actualisé son simulateur pour intégrer les effets de la suspension de la réforme.

Le simulateur permet désormais :

  • D’estimer les différents âges possibles de départ à la retraite,
  • De calculer le montant mensuel estimé de la pension,
  • D’identifier, pour chaque âge envisagé, le nombre de trimestres nécessaires.

Principales mesures déjà intégrées

  • Ajustement de l’âge légal de départ et du nombre de trimestres requis pour les générations 1964 à 1968 ;
  • Prise en compte du calcul du revenu annuel moyen sur les 23 ou 24 meilleures années pour les mères affiliées aux régimes CNAV, MSA et CAVIMAC.

Évolutions à venir en 2026

Certaines dispositions seront intégrées ultérieurement, notamment :

  • L’ajout de 2 trimestres “enfant” pour les carrières longues ;
  • La surcote parentale ;
  • Le cumul emploi-retraite ;
  • Un trimestre de bonification pour les femmes fonctionnaires.

Ces évolutions n’ont pas d’impact immédiat pour les assurés dont le départ intervient avant septembre 2026.

Évolution des âges légaux et des trimestres requis

La suspension de la réforme modifie principalement la trajectoire prévue pour les personnes nées entre 1964 et 1968.

À titre d’exemple :

  • Une personne née en 1964 pourra partir à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres requis (au lieu de 63 ans et 171 trimestres) ;
  • Pour les générations 1969 et suivantes, l’âge légal reste fixé à 64 ans avec 172 trimestres.

Des ajustements spécifiques s’appliquent également aux carrières longues, pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans et remplissant les conditions de trimestres cotisés.

Autres dispositifs

Le simulateur permet également d’évaluer une retraite progressive, dispositif offrant la possibilité de réduire son temps de travail en fin de carrière tout en percevant une partie de sa pension.

Le service « Mon estimation retraite » – Agirc-Arrco

Le simulateur Mon estimation retraite, accessible depuis l’espace personnel Agirc-Arrco, a lui aussi été mis à jour afin d’intégrer les nouvelles règles issues de la LFSS 2026.

Ce service permet :

  • D’obtenir une estimation personnalisée basée sur l’ensemble des droits acquis (régimes de base et complémentaires) ;
  • De tester différents scénarios de départ et d’en mesurer l’impact financier ;
  • De disposer d’un outil fiable, mis à jour en continu en lien avec l’ensemble des régimes de retraite.

Mesures intégrées ou en cours d’intégration

  • Abaissement de l’âge légal et des trimestres pour les générations 1964-1968 ;
  • Calcul du revenu annuel moyen sur les 23 ou 24 meilleures années pour les mères ;
  • À venir : trimestres “enfant” pour carrières longues, surcote parentale, cumul emploi-retraite, bonification pour les femmes fonctionnaires.

Points clés à retenir

 

  • La réforme des retraites est suspendue, avec des effets ciblés à partir de septembre 2026.
  • Les simulateurs officiels sont à jour et constituent la source de référence pour toute estimation.
  • Chaque situation restant individuelle, il est recommandé aux collaborateurs de réaliser leur propre simulation et de la mettre à jour régulièrement.

 




Un nouveau plan de santé au travail se profile dans la fonction publique

 

Le premier Plan de santé au travail a montré ses limites, mais il a permis de placer la santé au travail au cœur des priorités publiques. La DGAFP prépare désormais un nouveau plan pour 2026‑2030, axé sur le renforcement de la prévention, l’harmonisation des outils et une meilleure prise en compte des risques spécifiques, notamment la santé des femmes, les risques psychosociaux et les violences au travail.
La CFDT réclame davantage de moyens, un pilotage renforcé, une réelle égalité d’accès à la médecine du travail et une attention accrue aux femmes, aux seniors et à la santé mentale, tout en refusant une prévention reposant sur la seule responsabilité individuelle des agents.

La réunion est présidée par M. Philippe Charpentier, chef du service des politiques sociales et salariales de la DGAFP.

Organisations syndicales présentes : CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, CFE-CGC.

Bilan du plan de santé au travail (PST) 2022-2025 

La DGAFP reconnaît que le premier plan a été lacunaire avec un défaut de pilotage de la FS4. Il a toutefois permis de positionner le sujet au niveau national.

Perspectives du PST 2026-2030 (PST2)

La DGAFP rappelle les objectifs du second PST et insiste sur la volonté d’une co‑construction avec l’ensemble des acteurs. Elle appelle à soutenir un engagement plus fort des employeurs publics dans son opérationnalité. Elle propose d’articuler ce PST2 avec le PST5 du secteur privé, en identifiant les actions transposables à la fonction publique.

Plusieurs chantiers (égalité professionnelle, protection des agents face aux actes de violence, etc.) ont vocation à devenir des sous‑axes du nouveau PST :

  1. Renforcer le système des acteurs de prévention           
    Une réflexion doit être engagée sur le fonctionnement des services de médecine de prévention (moyens, formation, compétences, délégation de tâches des médecins du travail vers les infirmiers de santé au travail, mutualisation des services de prévention). Les missions des agents chargés de la prévention doivent être clarifiées. Une diffusion renforcée de la culture de prévention auprès des cadres apparaît nécessaire ; l’intégration d’un critère d’évaluation sur ce volet est envisagée.
  2. Outils et données en santé au travail harmonisés         
    La DGAFP observe que la création d’un outil de collecte de remontées de données est nécessaire pour comptabiliser plus efficacement la sinistralité. Elle propose une réflexion sur le DUERP et la mise en place d’un Passeport de Prévention.
  3. Risques professionnels spécifiques à la fonction publique             
    La spécificité de la fonction publique est liée à sa démographie, la nature des missions, la diversité des métiers et l’évolution des conditions d’exercice. Trois grandes orientations sont envisagées pour le futur PST :
    mieux prendre en compte les enjeux de santé au travail des femmes,
    – développer une nouvelle approche de prévention des RPS dans les organisations et la prise en compte de la santé mentale (une présentation du bilan de l’accord de 2013 sur les RPS est prévue au printemps),
    – mieux protéger contre toutes les formes de violences en milieu professionnel.
  4. Développer les actions de prévention en santé publique au travail au plus près des besoins des agents publics.

Méthode de construction du Plan de santé au travail

La DGAFP souhaite favoriser les échanges sur les risques commun au secteur privé avec les instances de pilotage du PST5. Un cycle de discussions débute dès le lendemain avec l’ensemble des acteurs concernés (employeurs, ministères, préventeurs). Deux groupes de travail et une séance de la Formation Spécialisée sont annoncés d’ici l’été.

Les revendications de la CFDT Fonction publique dans ce PST

La CFDT a demandé que le PST 2 soit piloté par la Formation spécialisée du CCFP (FS4), avec la possibilité pour l’ANACT de co-piloter certaines actions relevant de son champ de compétences. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les moyens humains et financiers, corriger les inégalités d’accès aux médecins du travail et aux équipes pluridisciplinaires, notamment dans les zones sous-dotées grâce à la mutualisation ou à des conventionnements avec les SPSTI. La CFDT souhaite que les enseignements de l’enquête INTEFP de 2025 permettent de clarifier les rôles, missions et quotités de travail des acteurs de prévention.

Elle appelle par ailleurs à la mise en place d’une véritable veille des risques, en créant un système de remontées de données genrées en santé et sécurité au travail, inspiré du dispositif Prorisq de la CNRACL et commun aux trois versants de la fonction publique.

Elle estime que les employeurs doivent être contraints de respecter la réglementation, y compris en instaurant des sanctions : respect de la mise à jour annuelle du DUERP et du PAPRIPACT, en intégrant systématiquement l’analyse genrée, l’âge et l’état de santé.

La CFDT a réaffirmé la nécessité d’un engagement fort en faveur de la santé et de la sécurité des femmes au travail, dans une fonction publique féminisée à 64 %. Elle demande une meilleure prise en compte des risques spécifiques auxquels les femmes sont exposées, tels que la surcharge mentale, certaines maladies chroniques féminines comme l’endométriose ou encore le cancer du sein, cancérogène probable en lien avec le travail de nuit.

De même, face au vieillissement de la fonction publique, elle a souligné l’importance de protéger la santé au travail des seniors. Elle rappelle que le FIPHFP est un acteur essentiel du maintien en emploi des seniors bénéficiaires de l’obligation d’emploi et que sa mobilisation doit être renforcée. La CFDT considère que la prévention de la désinsertion professionnelle reste insuffisante. Elle demande le déploiement de cellules dédiées et la généralisation des entretiens de mi‑carrière afin d’éviter les ruptures de parcours.

Pour la CFDT, la santé mentale, la prévention des risques et troubles psychosociaux doit être un axe structurant du PST, fondé sur l’analyse du travail réel, les baromètres QVCT/RPS et une stratégie de prévention des violences, conflits et incivilités. Elle demande en outre que la lutte contre les TMS, les cancers professionnels et l’usure professionnelle physique et psychique (absent dans les préconisations DGAFP) soit érigée en priorité nationale, appuyée sur une cartographie des métiers exposés et des actions ciblées dans les secteurs les plus touchés.

Enfin, la CFDT refuse que les actions de prévention en santé publique soient intégrées dans le PST 2. Elle s’oppose à une approche qui ferait peser sur les agents une responsabilité individuelle, par exemple en leur demandant d’être moins sédentaires ou de pratiquer davantage d’activité physique. Selon elle, cela revient à nier l’existence de risques professionnels qui doivent être combattus à la source avant qu’ils ne génèrent des accidents du travail, des maladies professionnelles ou des cancers. Elle revendique plutôt une articulation cohérente entre les politiques de santé publique, de santé environnementale et de santé au travail, en rappelant que la notion d’exposome illustre bien ces interactions, notamment en matière d’exposition aux facteurs environnementaux.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



RESET-BREXIT : Un groupe de travail qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses

 

Le projet d’accord sanitaire et phytosanitaire (SPS) entre l’union européenne (UE) et le Royaume-Uni a été signé fin novembre, mais les 376 agents affectés sur les postes SIVEP « import » restent dans le flou total (de même que les 99 ETP affectés aux missions export, dont on ne parle pas…). Aucun calendrier stabilisé, une réunion de décembre (lien de l’article ICI) qui renvoyait à février la présentation d’éléments précis…. A l’arrivée, plus de trois heures de réunion sans que l’horizon ne s’éclaircisse !

Les objectifs annoncés pour cette réunion étaient ambitieux : validation des fiches juridiques élaborées par le SRH selon les différents statuts (fonctionnaires, stagiaires, agents publics contractuels), avant leur mise à disposition aux agents concernés, présentation de l’état d’avancement des négociations, premier bilan qualitatif des entretiens effectués par les IGAPS, et enfin présentation du projet d’arrêté de restructuration.

Cette réunion, qui s’est tenue le mardi 3 février, était présidée par Magali PECQUERY (CGAAER), chef de projet de la « Task-Force » du ministère. Elle était accompagnée par Nadine RICHARD-PEJUS (sous-directrice adjointe de la cheffe du service des ressources humaines), Pierre PRIMOT (sous-directeur de l’Europe, l’International et la gestion intégrée du risque à la DGAL),  Jean-Baptiste COTTARD (SRH, chef du Bureau des Politiques Statutaires et Réglementaires), Clémence HERISSON (SRH, adjointe du chef du BPSR) Loïc AGNES (chef du service du pilotage et de la performance sanitaire et de l’international à la DGAL), ainsi que de Thierry PLACE et Huguette THIEN-AUBERT, IGAPS (Mission d’Appui aux Structures Ouest, régions Bretagne, Normandie, Pays de la Loire et Hauts-de-France).

La CFDT-Agriculture était représentée par Anne BERTOMEU, Jean-Philippe MALLET et Anne JAMMES.

UN POINT POSITIF POUR COMMENCER….

Suite à la présentation en décembre des fiches juridiques adaptées pour chaque statut (fonctionnaires, stagiaires, agents contractuels en CDI ou CDD), celles-ci ont fait l’objet de discussions et d’amendements de la part des organisations syndicales. Elles peuvent donc, suite à la réunion du 3 février, être communiquées aux agents :

La CFDT-Agriculture se félicite des clarifications apportées et du contenu de ces fiches mais sera vigilante sur l’engagement pris par le MAASA de l’effectivité de la mise en œuvre de l’intégralité des dispositifs à disposition du ministère pour accompagner au mieux les agents lors de la restructuration à venir. La durée de mise en application de l’arrêté de restructuration est un enjeu. La CFDT-Agriculture et les autres représentants des OS demandent à ce qu’elle soit maximale, à savoir 3 ans.

ÉTAT D’AVANCEMENT DES NÉGOCIATIONS… DES POINTS D’INTERROGATION ET UNE NAVIGATION DANS LE BROUILLARD !

A l’aune de ce qui s’est dit pendant ce groupe de travail, on n’en sait pas beaucoup plus sur l’état d’avancement du cadre des négociations. Interrogé sur la frise chronologique transmise aux organisations syndicales, qui contient plus de points d’interrogation que de dates (voir ICI), Pierre PRIMOT indique que de nombreuses négociations sont en cours entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, et que le RESET-BREXIT n’est qu’un point parmi d’autres dans ces échanges. Il mentionne également un décalage important entre les réglementations des deux parties, et que des discussions sont en cours sur les dérogations souhaitées par le Royaume-Uni, et sur un alignement dynamique des règlementations. La conclusion de sa présentation, « le travail avance, le travail progresse, mais on n’a pas de visibilité », ne représente pas une base stable sur laquelle les agents pourraient s’appuyer dans la projection de leur vie future, professionnelle ou privée.

A la question d’avoir un rétroplanning un peu plus précis, Magali PECQUERY indique que celui-ci « n’est pas finalisé » et qu’un point doit d’ailleurs être fait sur le sujet cette semaine avec la secrétaire générale du MAASA et la directrice de la DGAL Maud FAIPOUX, avant une présentation lors d’une prochaine réunion de la task-force… Là encore, aucune visibilité n’est possible.

La CFDT-Agriculture interroge par ailleurs l’administration sur le positionnement que doivent avoir les collègues impactés par le RESET-BREXIT. D’une part, les IGAPS qu’ils ont rencontrés leur indiquent qu’ils doivent être proactifs et chercher dès à présent un poste qui leur conviendrait. De l’autre, la continuité de service reste importante au sein des structures, et on leur conseille parfois d’attendre l’arrêté de restructuration afin de bénéficier d’une priorité de mutation supra-légale. Enfin, la communication faite le 29 janvier par le bureau du pilotage et de l’emploi du programme 206 à destination des DRAAF, de la prolongation des contrats pour les agents A et B jusqu’à la fin de l’année 2026, a une nouvelle fois, même si cette annonce donne un peu plus de temps aux agents concernés, généré un peu plus d’incertitude sur la chronologie du RESET-BREXIT.

A cette interrogation, Pierre PRIMOT répond que Maud FAIPOUX avait donné une « borne » initiale avec le mois de juin 2026, mais que désormais, le MAASA « prenait le pari que le RESET-BREXIT n’aurait pas lieu en 2026 » et avait « le sentiment que ce ne serait pas aussi imminent que prévu »….

De ce report de date envisagé, un discours d’optimisme prudent est émis vers les stagiaires de l’INFOMA : le décalage du RESET-BREXIT en fin d’année permettrait qu’ils soient titularisés avant la ratification de l’accord. Mais là encore, prudence, car le « pari sur l’avenir » de Maud FAIPOUX est tempéré par Magali PECQUERY qui n’est « pas sûre que le RESET interviendra après octobre »… Comment souffler le chaud et le froid dans la même phrase, on est là encore dans l’incertitude la plus totale.

Magali PECQUERY ajoute que les agents qui ont la possibilité de muter en trouvant un poste qui leur convient doivent saisir cette opportunité. Elle confirme qu’on les laissera partir, et que des agents contractuels seront recrutés pour les remplacer en attendant la mise en œuvre de l’accord, mais que, de fait, ils n’auront pas accès aux possibilités offertes en ce cas par l’arrêté de restructuration.

Loïc AGNES, pour sa part, complète les propos de Magali PECQUERY en indiquant qu’il n’est pas question de faire reposer sur les agents qui resteraient sur leurs postes actuels une volumétrie de contrôles disproportionnée et de les mettre en difficulté, d’où l’embauche d’agents contractuels. Il ajoute que les chefs de pôle des postes de contrôles frontaliers sont en première ligne sur ce sujet et associés aux discussions. Par ailleurs, l’administration confirme avoir « mis en pause » le second lot de cédéisation des vétérinaires contractuels transmis par les DRAAF début 2026, compte tenu, là encore, de l’incertitude pesant sur la date de fin des contrôles.

De premières tensions ont été signalées en Normandie, sur des postes de vétérinaires contractuels. Les organisations syndicales interrogent sur le recrutement de remplaçants ; la DRAAF Normandie précise que deux recrutements sont actuellement en cours sur ces postes.

Et quid du plan de continuité d’activité (PCA), annoncé lors du groupe de travail de décembre ? A cette question de la CFDT-Agriculture, qui s’inquiète sur la proportionnalité de la charge de travail dans les SIVEP, l’administration indique qu’un état des lieux est en cours, et que la méthode et la démarche seront présentées au prochain groupe de travail d’avril.

Notre organisation syndicale interroge ensuite sur le délai qui sera mis en œuvre entre la ratification de l’accord et l’arrêt des contrôles. Il est répondu que ce délai sera défini dans l’accord, mais que de manière habituelle, l’application est immédiate, dès la signature. Mais cette affirmation est aussitôt tempérée par la petite musique entendue à moult reprises pendant le GT : « mais on n’a pas de visibilité ».

Sur ces deux derniers points (PCA et arrêt des contrôles), la CFDT-Agriculture réaffirme son attachement au traitement humain des personnels du MAASA en SIVEP : l’anticipation est la clé. Sans elle, les agents se retrouveraient devant le fait accompli, sans poste défini et sans avenir clair au moment de la ratification de l’accord SPS. Le « manque de visibilité » n’empêche pas de prévoir, d’accompagner, et de traiter avec respect et humanité des agents en souffrance depuis  mai 2025.

« PEUT MIEUX FAIRE » : UNE COMMUNICATION À LA PEINE, VOIRE ERRONÉE

La foire aux questions (FAQ) relative au RESET-BREXIT a, selon l’administration, été mise à disposition des DRAAF le 15 décembre 2025. Cette FAQ, qui doit être complétée au fur et à mesure des avancées des discussions et des questions posées par les OS, est un outil important pour les agents. Sauf qu’il apparaît que les agents n’ont pas eu connaissance de cette mise à disposition !

Et que dire de l’annonce de la ministre début janvier, informant la presse que le RESET-BREXIT aurait lieu en juin, et concomitamment, l’annonce de la création de la « Brigades des produits importés », liée à la signature de l’accord sur le Mercosur…. Même s’il s’agit d’une communication maladroite et immédiatement relativisée, les deux sujets n’étant pas liés, cette annonce a généré de l’inquiétude et de l’incompréhension dans la communauté de travail, ce dont, effectivement, elle n’a pas besoin en cette période d’incertitude.

La CFDT-Agriculture s’interroge sur ce qui « coince » : une communication fluide entre le MAASA, les DRAAF, les SIVEP, permettrait sans doute de réduire le sentiment d’incompréhension des agents au regard de leurs interrogations et inquiétudes légitimes.

L’ACCOMPAGNEMENT PAR LES IGAPS,

Les IGAPS de la MAPS Nord-Est et Ouest ont été mobilisés pour échanger avec les agents impactés par le RESET-BREXIT. Sur les 376 agents concernés, 307 entretiens ont été réalisés.

En préambule, l’administration précise que le travail des IGAPS repose sur l’humain, que la situation individuelle des agents, leurs incertitudes, leurs angoisses sont entendues, puisque « ce sont des emplois qui vont disparaître ». Il s’agit cependant, selon eux, d’une situation d’ampleur inédite au ministère, rendant indispensable un accompagnement individualisé au sein d’une approche globale.

Ce constat se heurte malheureusement à des remontées de terrain, où certaines « maladresses » (sic) sont rapportées aux organisations syndicales, avec des propos déplacés des IGAPS : « vous êtes jeunes, vous pouvez rebondir hors du ministère », « je serais vous, je chercherais tout de suite autre chose », « Allez donc faire vos preuves dans le privé »  …. Ce ne sont pas là des propos bienveillants, empathiques et humains, tels que présentés en préambule de la discussion.

La CFDT-Agriculture est attachée à la prise en compte des situations individuelles, et rappelle la nécessaire prise en compte de la situation de chacun des agents, sans jugement de valeur, avec de la bienveillance et un réel souci d’accompagnement vers une solution satisfaisante pour le plus grand nombre.

Un bilan des entretiens est fait par Huguette THIEN-AUBERT et Thierry PLACE.

Le premier constat est que la population des SIVEP est jeune au regard de celle du MAASA de manière générale. Cela est lié à la création de ces services en 2019.

Une majorité des agents est de catégorie B, et les 3/4 de ceux-ci souhaitent rester dans le département, voire le département limitrophe ou la région dans laquelle ils sont actuellement affectés. Il a été constaté, à la lecture des tableaux présentés, que les IGAPS s’étaient effectivement penchés sur des critères précis (situation maritale ou familiale, enfants, agent et/ou conjoint-e- mobile ou non…). Les agents ayant rencontré les IGAPS se disent souvent peu mobiles, en cohérence avec leurs modalités de recrutement (contractuels, fonctionnaires ayant passé un CNAL – concours national à affectation locale …). Les catégories A (vétérinaires en particulier) se disent plus mobiles. A noter également que nombre d’agents se disent prêts à accepter un poste en dehors de leur champ ministériel actuel, voire même en collectivité locale ou établissement public, afin de pouvoir rester dans la région.

Les IGAPS disent avoir rencontré des agents « qui n’avaient jamais vu d’IGAPS, et auxquels il a fallu expliquer leur rôle et leurs missions ». Ils indiquent que beaucoup d’entre eux ont eu des expériences professionnelles antérieures, qu’il convient sans doute de valoriser dans la recherche de futurs emplois. Ils soulignent également l’approche parfois trop « attentiste » des agents rencontrés, et un certain manque de proactivité dans les démarches.

Pour la CFDT-Agriculture, bon nombre de ces agents ne savent effectivement pas de quoi sera fait l’« après », et peuvent avoir du mal à se projeter vers l’avenir. Le coup de massue de l’annonce du RESET-BREXIT en mai 2025, de manière inattendue, a entraîné de la sidération chez de nombreux collègues, et que certains soient en attente des propositions de leur administration ou temporisent leur recherche ne nous semble pas incohérent ou déraisonnable.

A la question de la CFDT-Agriculture sur les éventuelles démarches déjà entreprises auprès des préfets de région ou d’autres départements ministériels par le MAASA, Magali PECQUERY indique que ces contacts ne sont pas encore effectifs, et que le préfet de région, s’il peut inciter d’autres ministères à ouvrir des postes aux agents du MAASA, ne peut toutefois pas l’imposer….

De même, à notre question d’ajouter des critères de priorisation supplémentaires au cas où plusieurs candidats seraient intéressés par un même poste, Magali PECQUERY précise que le chantier est « à venir » et que les critères seront travaillés avec les organisations syndicales. 

Quelles sont les possibilités de mobilité lors d’une suppression de poste ?

Dans la fiche juridique relative aux fonctionnaires titulaires, il est précisé : « En cas de suppression d’emploi, le fonctionnaire titulaire est affecté dans un emploi vacant correspondant à son grade au sein du département ministériel dont il relève, dans le département de sa résidence administrative ».

Or, à ce jour, il y a hélas une certitude : le nombre d’emplois vacants au MAASA, dans les départements et dans les régions impactées, sera insuffisant pour permettre l’affectation de la majorité des agents dont le poste sera supprimé.

Concernant la règle des 3 postes proposés à un agent, Magali PECQUERY précise qu’elle ne s’applique que dans le cas où un agent revient de disponibilité ou de congé parental et pas en cas de suppression de poste.

La CFDT-Agriculture pose à nouveau la question de la possibilité pour les agents de bénéficier d’une priorité pour pourvoir des postes vacants au sein d’autres ministères que le MAASA et demande si une démarche proactive a été engagée dans ce sens par l’administration du MAASA auprès de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP).

Magali PECQUERY dit avoir « rencontré hier la DGAFP » et insiste sur la difficulté de mobiliser les préfets des régions impactées tant qu’il n’y aucune certitude concernant l’échéance de la suppression des postes.

La CFDT-Agriculture, consciente de l’enjeu pour les agents de pouvoir rester dans la région et donc de cette possibilité de pouvoir bénéficier d’une priorité pour pourvoir des postes vacants dans d’autres ministères, voire dans des collectivités territoriales, continuera à se mobiliser à ce sujet.

Bourse à l’emploi : quand et comment ? 

Lors du groupe de travail de décembre, il avait été évoqué la création d’une bourse à l’emploi spécifique, qui dérogerait aux calendriers mis en place pour les mobilités classiques au sein du ministère. Le projet n’a pas avancé, mais Nadine RICHARD-PEJUS indique qu’il est possible de proposer une offre d’emploi au MAASA sans publication externe (sur le 206, mais aussi sur d’autres BOP métiers, dans la limite des compétences des candidats), et d’ouvrir également des possibilités chez les opérateurs.

La CFDT-Agriculture réaffirme son avis favorable à la création de cette bourse à l’emploi et attend des avancées significatives sur cette proposition de l’administration lors du prochain groupe de travail.

LES AGENTS «EXPORT», ACTUELS OUBLIÉS DU DISPOSITIF

La CFDT-Agriculture interroge l’administration sur les 99 ETP affectés en DRAAF ou en DDI sur les missions support ou export. Sont-ils concernés par le RESET ? Et si oui, qu’est-il prévu pour eux ?

Magali PECQUERY répond qu’effectivement, ces agents sont concernés, mais dans des proportions moindres puisque ces missions représentent des « bouts d’ETP », complétés par de la certification, mission qui restera d’actualité. Elle indique (encore) qu’elle « ne sait pas trop ce qui va se passer », mais que dans le contexte actuel d’économies budgétaires dans les services publics, ces postes seront impactés à terme. Elle ajoute que « dans un premier temps, on s’occupe des postes SIVEP car il s’agit d’ETP « pleins », mais que le sujet est identifié ».

Pour la CFDT-Agriculture, une attention devra être portée sur ce dossier lorsqu’il arrivera sur le dessus de la pile : ces « bouts d’ETP » ne sont pas négligeables, puisqu’ils représentent parfois la totalité des effectifs d’un pôle dans certaines DRAAF !

ARRÊTÉ DE RESTRUCTURATION 

Un point positif : le projet d’arrêté de restructuration présenté prévoit bien toutes les mesures d’accompagnement possibles en cas de restructuration.

L’arrêté de restructuration devra être soumis à l’avis préalable de la DGAFP, puis faire l’objet d’un avis du CSA ministériel.

La CFDT-Agriculture demande quelle sera la période couverte avant la publication de l’arrêté de restructuration (article 5).

Magali PECQUERY précise que cet arrêté devant être cosigné par la DGAFP, le MAASA a peu de « souplesse » et qu’il ne sera pas possible d’avoir plus d’un an de rétroactivité. De plus, elle insiste sur la durée maximale d’application de l’arrêté, qui est de 3 ans. Plus la rétroactivité sera importante, plus la période restante suite à la signature de l’accord SPS et à la suppression effective des postes sera courte (exemple : rétroactivité au 01/01/2026, fin de l’application de l’arrêté au 01/01/2029).

Les représentants des organisations syndicales s’interrogent : quel conseil donner aux agents concernant une demande de mobilité ? Se projeter et anticiper la demande de poste, conformément aux recommandations des IGAPS en espérant bénéficier éventuellement de cette période de rétroactivité ou attendre la publication de l’arrêté de restructuration ?

Magali PECQUERY répond « qu’on laisse partir les agents mais qu’on ne les pousse pas au départ, les contrôles devant être assurés au moins jusqu’à la signature de l’accord SPS. »

La campagne de mobilité de printemps au MAASA aura lieu au mois d’avril. La CFDT-Agriculture recommande aux collègues des postes de contrôle frontaliers de prendre connaissance des postes proposés et de candidater quand c’est possible sur un ou plusieurs de ces postes. En cas de besoin, nous pourrons apporter un appui sur les demandes de mobilité.




Les absences pour raisons parentales ou familiales remises à plat toolTips('.classtoolTips214','FranceAgriMer');

 

Dans une décision du 10 décembre 2025, le Conseil d’État a enjoint à l’administration, de publier avant le 10 juin 2026 un décret, listant les autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à la parentalité et à certaines situations familiales. Un groupe de travail s’est réuni en date du 27 janvier 2026. Il était destiné à préparer le projet de décret, qui sera présenté pour avis au Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) le 11 mars 2026.

Un constat partagé

L’article 45 de la loi de transformation de la Fonction Publique prévoit « qu’un décret en Conseil d’Etat détermine la liste des autorisations spéciales d’absence (familiales et parentales) et leurs conditions d’octroi et précise celles qui sont accordées de droit. »

Cette loi n°2019-828 est parue au Journal Officiel le 7 août 2019. De très nombreux groupes de travail se sont ensuite réunis pour préparer les instances officielles avant la parution des décrets d’application. En ce qui concerne les ASA parentales et familiales, un groupe de travail unique s’est tenu le 20 juin 2020, avant de faire paraître un décret. Les propositions de l’administration étant régressives, la CFDT Fonctions Publiques avait alors écrit aux ministres chargés de la Fonction Publique : Olivier Dussopt et Amélie de Montchalin pour défendre les droits acquis des agents publics et en permettre d’autres. En réponse, le projet de décret avait été mis sous le tapis. Depuis, à la Fonction Publique d’Etat, la Fonction Publique Hospitalière et la Fonction Publique Territoriale, la pluralité de circulaires entrainant complexité, arbitraire, et inégalité de traitement entre les agents publics a persisté.

Le but du gouvernement : classer les mesures en trois groupes 

  • Les ASA de droit : pour effectuer les examens obligatoires en cas de grossesse, pour la PMA, pour l’adoption, l’annonce du handicap, d’une pathologie chronique ou du cancer d’un enfant, pour le décès d’un enfant.
  • Les ASA sous réserve des nécessités de service : ASA horaire à compter du 3ème mois de grossesse, mariage ou PACS, décès d’un membre de la famille et garde d’enfant.
  • Les aménagements et les facilités horaires sous réserve de l’accord de l’autorité de gestion : allaitement, parents d’élèves, préparation à la naissance, rentrée scolaire.

La direction générale de la fonction publique (DGAFP) a un mandat restrictif

Affirmant un objectif de rationalisation, la DGAFP écarte toute augmentation de volume des ASA, réaffirme le caractère de plafond des mesures et du nombre de jours envisagés, refuse de discuter de ce qui ne relève pas strictement de la parentalité et des familles dont les questions de santé (ex : congés gynécologiques, don du sang), exclut les proches aidants en raison des congés existants.

La CFDT veut du progrès social pour les agents publics

Elle revendique un système d’ASA qui correspond aux parentalités et aux familles du XXIème siècle. Simplification et harmonisation doivent rimer avec avancées sociales. Les ASA pour cause de décès, de mariage et de PACS doivent être de droit et augmentées. Tout en se réjouissant d’avoir obtenu des avancées notables pour les familles monoparentales, la CFDT refuse que l’on rogne les droits pour les enfants de plus de 11 ans qui passeraient de 6 à 3 jours. L’ensemble des organisations syndicales a comme objectif commun d’améliorer le projet du gouvernement, et de lier ces ASA aux groupes de travail sur l’égalité professionnelles entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales ont apprécié la volonté affichée de certains représentants des employeurs territoriaux et de la représentante de la fédération hospitalière de France, de considérer le projet discuté dans ce groupe de travail comme un socle.

La CFDT demande au Gouvernement de prendre ces employeurs publics aux mots

Il faut améliorer le texte avant sa présentation lors d’un second groupe de travail, et permettre après la parution du décret en juin 2026, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027, des négociations avec les employeurs publics pour l’enrichir et le faire coller aux réalités de terrain.

> Source : CFDT-Fonctions publiques   



Logement des agents publics : une accélération de la mise en œuvre des actions toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

Le troisième groupe de travail sur le logement des agents publics s’est tenu le 28 janvier 2026 sous la présidence de Guillem Canneva. Cette séance a permis de dresser un état d’avancement des dispositifs récemment mis en place par l’État, d’évoquer les évolutions législatives en cours et de présenter les orientations territoriales à venir.

Alors que les difficultés d’accès au logement pèsent de plus en plus sur l’attractivité et les conditions de vie des agents, la CFDT a rappelé l’urgence d’obtenir des mesures concrètes, coordonnées et équitables sur l’ensemble du territoire.

Cette réunion a permis de faire le point sur les actions engagées par l’État et sur les perspectives à venir pour améliorer l’accès au logement des agents publics.

Un portail logement qui rencontre un réel succès

Le nouveau simulateur de droits du portail « Logement des agents publics », mis en ligne le 26 novembre 2025, connaît une forte fréquentation : 40 000 simulations ont déjà été réalisées en deux mois. Cet outil permet aux agents de mieux connaître leurs droits et les solutions de logement existantes. Des données plus détaillées seront présentées lors d’une prochaine réunion au printemps.

Le portail a également été présenté lors d’un salon virtuel organisé par le Crédit social des fonctionnaires (CSF) le 27 novembre 2025. Plus de 5 000 inscrits, preuve de l’intérêt fort des agents pour les questions de logement.

Une loi pour renforcer l’action des employeurs publics

Une proposition de loi sur le logement des agents publics, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 janvier 2026 et examinée par le Sénat en février, vise à donner davantage de moyens aux employeurs publics pour faire face aux difficultés de logement.

Les principales évolutions issues des débats parlementaires :

  • Des ajustements concernant les logements liés à la fonction ;
  • Un meilleur encadrement des cessions de biens publics ;
  • Des dispositifs renforcés pour certains agents, notamment ceux du ministère de la Justice avec un élargissement du périmètre des bénéficiaires : la possibilité pour les établissements de santé de créer des filiales pour la gestion de leur patrimoine immobilier.

L’objectif est clair : mieux mobiliser le foncier de l’État, optimiser l’utilisation des logements sociaux réservés aux agents et améliorer leur accompagnement, en tenant compte des réalités locales.

Une future circulaire pour agir au plus près des territoires

Un projet de circulaire à destination des préfets a été présenté. Il vise à organiser l’action de l’État dans les territoires autour du logement des agents publics.

Cette démarche repose sur plusieurs principes :

  • Cibler en priorité les territoires où les tensions sur le logement sont les plus fortes ;
  • Associer les collectivités locales et les établissements hospitaliers ;
  • S’appuyer sur le dialogue social ;
  • Ne pas bouleverser les organisations existantes.

Concrètement, l’action serait organisée au niveau régional pour identifier les zones prioritaires, et au niveau départemental pour définir et mettre en œuvre des actions adaptées.

Les mesures envisagées concernent notamment l’information des agents, la mobilisation des employeurs publics, l’accompagnement des projets immobiliers et une meilleure utilisation des logements existants.

Dans son intervention, la CFDT a salué cette initiative, qu’elle considère comme un signal positif face à une situation devenue urgente. Les difficultés de logement ont un impact direct sur l’attractivité des métiers publics, la mobilité des agents et la continuité des services publics.

Cependant, la CFDT estime que le projet reste trop général. Pour être réellement efficace, il devra préciser :

  • Quels moyens concrets seront mobilisés ;
  • Quels financements seront disponibles ;
  • Comment les différents acteurs (État, collectivités, bailleurs sociaux) travailleront ensemble.

La CFDT a rappelé également que les difficultés de logement concernent tous les agents publics, qu’ils relèvent de l’État, des collectivités territoriales ou des hôpitaux. Une politique efficace doit donc associer les trois fonctions publiques, à l’échelle des bassins de vie.

Enfin, la CFDT demande plus de clarté sur la notion de « publics prioritaires » et sur la manière dont les actions seront suivies et évaluées dans le temps.

En réponse, Guillem Canneva a précisé que les agents prioritaires dits “essentiels” sont ceux qui assurent la continuité du service public, une définition qui peut varier selon la réalité des territoires.

Il a confirmé que le calendrier était serré et que la démarche se déroulerait en deux étapes :

  • Une première phase de diagnostic rapide, avec la désignation de référents logement au niveau régional ;
  • Une seconde phase pour construire une stratégie locale à partir des outils existants, en lien avec les nouveaux élus municipaux.

Il a également confirmé que cette politique concerne l’ensemble des agents publics, y compris dans les territoires ultramarins, et que le dialogue social devra se tenir au plus près du terrain.

L’amélioration de l’accès au logement des agents publics est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur. La CFDT a réaffirmé sa volonté de participer activement aux travaux, avec un objectif clair : obtenir des avancées concrètes, durables et équitables pour tous les agents publics.

Une bourse pour le logement est sans conteste une bonne initiative. Il ne faut cependant pas oublier que la problématique du logement pour les agents de la fonction publique a aussi d’autres origines.

Avec des rémunérations qui n’évoluent pas, un coût de la vie qui augmente et avec les évolutions liées à la vie privée, se loger notamment dans les grandes villes devient parfois impossible, obligeant les agents à s’éloigner de leur lieu de travail (avec des durées de transport plus longues)… l’Ile-de-France et les grandes métropoles sont logées à la même enseigne.

Et que dire de la situation de certains stagiaires qui pour être titulaires suivent une formation en ayant un double logement aux coûts parfois tout aussi exorbitants !

La CFDT-Agriculture souhaite que :

  • La rémunération indiciaire des agents puisse à nouveau évoluer, pas uniquement sur les aspects indemnitaires, afin de redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des agents publics.
  • La situation particulière des stagiaires au MAASA puisse être revue avec la hausse des indemnités ad’hoc leur permettant de se loger sans difficulté pendant leur période de stage.

 

> Pour aller plus loin :
  • Le support de présentation de la DGAFP

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Le calendrier des concours et des examens professionnels du ministère de l’agriculture pour 2026

 

La note de service SG/SRH/SDDPRS/2026-59 du 4 février 2026, qui concerne la programmation des concours et des examens professionnels du ministère chargé de l’agriculture pour l’année 2026, vient de paraître. Vous la trouverez en bas de cet article.

L’organisation et la mise en œuvre du calendrier 2026 est assuré par le bureau des concours et examens professionnels (BCEP).

Les agents peuvent se procurer toutes les informations utiles via les supports ou interlocuteurs suivants :

Le calendrier prévisionnel :

Ce calendrier est joint à la note de service et peut être également consulté sur le site internet via le lien : https://concours.agriculture.gouv.fr/calendriers-previsionnels

> La note de service :

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Remplacements exceptionnels en abattoir : nouvelles modalités de recensement et d’indemnisation toolTips('.classtoolTips94','Allocation temporaire d’invalidité');

 

 

Afin d’assurer la continuité des missions de contrôle sanitaire en abattoir, la note de service SG/SRH/SDCAR/2026-39 publiée le 29 janvier 2026 précise les nouvelles modalités de recensement et d’indemnisation des agents assurant des remplacements à titre exceptionnel en abattoir d’animaux de boucherie et de volailles.

Cette note abroge la précédente note de service du 4 janvier 2024 et s’inscrit dans la continuité du plan d’attractivité des métiers de l’inspection en abattoir, lancé en 2021.

Un dispositif indispensable à la continuité du service public

Face aux difficultés récurrentes de mobilisation de moyens pour assurer des remplacements de courte durée dans les services d’inspection en abattoir, certaines directions départementales font appel à des agents affectés sur d’autres sites ou au siège des directions.

Ces remplacements, par nature exceptionnels, sont indispensables : un abattoir ne peut fonctionner sans la présence effective du service vétérinaire d’inspection. Ils ouvrent donc droit à une compensation financière spécifique, distincte de la rémunération des heures supplémentaires réalisées sur le site habituel d’affectation.

Position de la CFDT-Agriculture :

Quand l’exception devient la règle.. force est de constater que le « caractère exceptionnel » qui se répète chaque année dans le cadre « du plan d’attractivité des métiers d’inspection en abattoir » a une fâcheuse tendance à devenir pérenne. En conséquence, le dispositif mis en place en 2021 mériterait largement d’être stabilisé dans l’intérêt des services et des agents comme l’a déjà exprimé à plusieurs reprises la CFDT (notamment ICI).

La DGAL avait indiqué vouloir réfléchir à un nouveau vecteur indemnitaire devenu aujourd’hui vecteur fantôme.

Ce nouveau vecteur est pour la CFDT incontournable pour les raisons suivantes :

  • Assurer un bon niveau de remplacement sans démotiver les agents, cela semble être dans l’intérêt des services !
  • Les montants de CIA plafonnés peuvent réduire les montants perçus par les agents, même sur une année donnée…
  • Avec la refonte de la cartographie des fonctions en lien avec la revalorisation de l’IFSE, certains agents baissent de groupe… avec pour conséquence immédiate un plafond de CIA encore plus faible !

La CFDT-Agriculture constate qu’il semble plus facile à trouver des budgets pour les exploitants agricoles, mais pas pour les agents du ministère….

Agents concernés : qui peut bénéficier de l’indemnisation ?

Le dispositif s’adresse aux fonctionnaires titulaires et agents contractuels rémunérés sur le programme 206, qu’ils soient affectés en abattoir ou au siège de la DRAAF.

Sont éligibles :

  • Les techniciens supérieurs du ministère chargé de l’agriculture ;
  • Les adjoints techniques du même ministère ;
  • Les agents contractuels exerçant des fonctions de catégorie B.

Pour chaque remplacement effectué, un motif devra être fourni à la DGAL afin de justifier le caractère exceptionnel de la situation.

En revanche, ne sont pas éligibles :

  • Les fonctionnaires stagiaires et les apprentis ;
  • Les agents relevant d’un corps de catégorie A ;
  • Les agents dont l’abattoir concerné figure déjà dans le périmètre habituel d’intervention mentionné sur leur fiche de poste ;
  • Les agents ne relevant pas des catégories listées ci-dessus.

Durée et montant de l’indemnisation

L’indemnisation est calculée sur la base du nombre de jours de remplacement effectués, avec un plafond annuel fixé à 55 jours ouvrables. Au-delà de ce seuil, aucun versement ne pourra être accordé.

Le montant forfaitaire de l’indemnisation est fixé à 40 euros bruts par jour de remplacement.

Le versement est normalement effectué une fois par an, après recensement des agents concernés, sous réserve du respect du plafond réglementaire de CIA du groupe de fonction de référence de l’agent pour les fonctionnaires.

Modalités pratiques de recensement

Le recensement des agents s’effectue via l’outil numérique Grist, dont les modalités de saisie sont précisées à l’ouverture de chaque campagne annuelle.

La campagne couvre les remplacements réalisés entre le 1er septembre de l’année N-1 et le 31 août de l’année N.
Les données doivent être transmises à la DGAL au plus tard le 5 septembre, puis relayées au bureau du pilotage de la rémunération avant le 30 septembre.

Le calendrier prévisionnel de mise en paiement est le suivant :

  • Novembre : versement pour les agents titulaires ;
  • Décembre : versement pour les agents contractuels.

Un accompagnement assuré par les services centraux

Les bureaux du pilotage du programme « sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation » (DGAL) et du pilotage de la rémunération (SRH) restent mobilisés pour accompagner les services et répondre à toute difficulté rencontrée dans la mise en œuvre de ce dispositif.




Ce qui change au 1er février 2026 …

 

Ce 1er février 2026, plusieurs changements entrent en vigueur. Péages d’autoroutes, frais bancaires, livrets d’épargne, cigarettes, etc : tour d’horizon des nouvelles mesures qui vont modifier votre quotidien.

Facture d’électricité : une baisse très modeste

Le prix de l’abonnement de tous les contrats de fourniture d’électricité va baisser à partir de ce 1er février. Elle s’explique par une réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) qui finance le régime des retraites des salariés des industries chimiques et gazières. La baisse se chiffrera à 10 euros environ par an pour les particuliers.

Facture de gaz : le prix repère poursuit sa descente

Bonne nouvelle pour les clients qui se chauffent au gaz. Le prix repère du gaz diminue, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie. Le prix moyen du kWh passera de 0,132 à 0,13043 euro, pour la cuisson et l’eau chaude. Pour le chauffage, le montant passe de 0,102 à 0,09983 euro. Un ménage chauffé au gaz, avec une consommation de 11 200 kWh/an verra sa facture annuelle baisser de 23 euros.

Chèque énergie : dernière ligne droite pour les demandes

Les foyers éligibles au chèque énergie, et qui ne l’auraient pas reçu lors de l’envoi exceptionnel de novembre 2025, ont jusqu’au 28 février pour en faire la demande. Cette aide destinée aux ménages modestes permet de régler les dépenses énergétiques. La démarche s’effectue en ligne sur le site dédié ou par courrier. Un simulateur permet de vérifier son éligibilité.

Frais bancaires : une hausse qui grignote les économies d’énergie

Les tarifs bancaires augmentent de 3 % en moyenne par rapport à février 2025, selon l’association de consommateurs CLCV, qui a étudié les tarifs proposés par 107 banques en métropole et en Outre-mer. Les frais de tenue de compte vont augmenter de 6,39 % en moyenne, soit 24,64 euros par an.

Les livrets d’épargne sanctionnés par le reflux de l’inflation

De nouveaux taux entrent en vigueur pour les livrets réglementés. Le taux du Livret A va baisser à 1,5 % au lieu de 1,7 %. Même chose pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret jeune.

Le Livret d’épargne populaire (LEP) va bénéficier, en revanche, d’un coup de pouce avec un taux à 2,5 % au lieu de 1,9 % pour protéger l’épargne des foyers les plus fragiles face à l’inflation.

Péages d’autoroutes : une hausse faible, mais une hausse encore !

Les prix des péages augmentent de 0,86 % en moyenne le 01/02/2026.

Sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF), appartenant à Vinci Autoroutes, les tarifs évoluent de + 0,62 % en moyenne. Dans l’ouest de la France, sur le réseau Cofiroute, les augmentations varient de 1,21 % à 1,41 % ; tandis que les prix atteignent + 1,19 % sur l’A65 Pau-Langon de la société A’Liénor. Les autoroutes du réseau Paris-Normandie (SAPN) voient, elles, leurs prix évoluer de + 1 % à + 1,25 %.

La fin du financement du permis de conduire avec le CPF

Le projet de loi de finances pour 2026 restreint le recours au compte personnel de formation (CPF) pour financer son permis de conduire. La prise en charge grâce au CPF restera uniquement accessible aux demandeurs d’emploi ou aux salariés bénéficiant d’un financement de la part de leur entreprise. Ces restrictions entreront en vigueur après la promulgation du texte, ce qui pourrait arriver mi-février.

Remboursement de billets d’avion : une procédure d’indemnisation durcie

À partir du 7 février, les modalités de remboursement des billets d’avion vont évoluer. En cas d’annulation de vol ou de retard important, les passagers devront désormais obligatoirement passer par une médiation avant toute action en justice. Ils devront saisir un médiateur tourisme et voyage pour tenter de résoudre le litige, précise le site Service public. Cette mesure vise à répondre à la multiplication des contentieux dans le secteur aérien.

Moins d’aides de la CAF pour certains foyers

Les aides de la caisse d’allocations familiales (CAF) diminuent pour un certain nombre de familles. Cette baisse s’explique par la revalorisation de 1,8 % des plafonds de ressources, alliée à la prise en compte, à partir de cette année, des revenus de 2024 dans le calcul des allocations.

Du fait de l’augmentation rapide des salaires en 2024, supérieure à la hausse des plafonds, certains ménages pourraient se retrouver au-dessus du seuil d’éligibilité à certaines aides.

Titres-restaurant : attention à la date limite

Les tickets-restaurant émis en 2025 arrivent en fin de validité. Pour les titres au format papier, ils ne sont plus utilisables dès le 1er février. Les versions dématérialisées restent valables jusqu’à fin février, sauf si leur durée de validité a été prolongée par une démarche spécifique.

Paquets de cigarettes : des hausses ciblées sur certaines marques

Fumer va coûter encore un peu plus cher. Certains paquets seront plus cher chez votre buraliste à compter de ce dimanche :

  • Lucky Strikes X Series et X Series clair : 12,70 € (+ 0,20 €)
  • Dunhill Argent et Bleu : 13,70 € (+ 0,20 €)
  • Craven Rouge : 13,20 € (+ 0,20 €)
  • Vogue l’Originale Verte Ice : 12,60 € (+ 0,20 €)
  • Winfield Rouge : 12,70 € (+ 0,20 €)
  • Gauloises Blondes : 13 € (+ 0,40 €)

Deux marques vont connaître une légère baisse de tarifs : The King 100’s Blue (- 0,20 €), les Winston et les Camel (- 0,10 €). Les détails sont à retrouver sur le site des Douanes.

> Source : CFDT-UFETAM